‹ Documents sur l'histoire, la géographie et le commerce de l'Afrique Orientale [microform]Chapitre 68 sur 101 · SI.V · texte numérisé non relu

SI.V

inje#4e $a présence. Il aûlMiil beaucoup moa café, et bien des i^ioses encore, comm&OD «a le voir, "■m^m^mît^'^^-' TawjBM offert à Tanggui une paire 4e {nstolets dont il avait été fort content ; mais je n'y avals joint ni capsules ni poudre, n'en ayant plus ii ma disposition, et sachant, (l'aiiieurs,i<^'il pouvait s'en procurer à Zanzibar. Tout autre qu'un Arabe ou un Béloutchi se fût abstenu de m'en exprimer le regret, se conformant à la maxime à cheval donné on ne compte pat les dents. Le djémadar n'avait pas été élevé selon les règles de la civilité puérile et lionnète ; et jugeant, comme l'aurait fait Sancfao, que les choses n'eussent été que mieux si le contenu eût accompagné le contenant , il trouva le moyen de glisser, dans une lettre à mon adresse, la petite requête suivante :

<c ... Je voulais aussi, mon ami, vous informer que, « quant à ce qui a rapport aux pistolets que vous m'avez « donnés, je les ai acceptés et je vous en remercie; mais « cependant je désirerais avoir pour eux ,( pas pour lui ! ) « quelques capsules et un peu de poudre fine, comme il « convient pour de telles armes... »

Ce billet était signé le 'pauvre djémadar Tanggui-hen- Chen'bé Béloutchi.

On n'a psis plus de désintéressement et d'humilité! Certes Tanggui était, en effet, un pauvre djémadar, et ces pauvres pistolets eussent été bien malheureux d'être chargés avec de la poudre grossière. /

Ce n'est pas tout, ce n'était même que le commencement. Si mon vénérable ami tenait à se procurer de la poudre fine pour ses pistolets, il n'eût pas été f&ché de posséder la porcelaine fine dans laquelle on lui servait le café chez moi ,

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sauf à solliciter ensuite les îiigrëéiiHitJ^ nécessaires pfMr Aifre fonctionner longteni|^ les tasses v nne fois ceHes*iN tsti sa possession ^ Qu'on lise !e billet doux slâivant, Uont je suis heureux et fier de iransmettre lé centesu i la poàtérité :

« A la personne de noire iarai^ le Irès-génëreuxt le tr^ « respeeté cofsinaitdéur Guillain, Fran^eis^ ^ue Dieu té di- « rige dans la yraie voie; ^. î i. ;<,;; a =. îii r

« Ensuite, votre honorable é^tre nous est parvenue^ et « nous avons compris ce que vous nous y niarqiiez> Je vous a remercie; telle doit être la manière d'agir (1).

« Quant à ce que f ai à vous faire savoir^ c'est que^ hier c( au soir, des chats se s^mt battus dans ma maison. J'aviii« « un service à thé qui se composait de quatre tasses et de a leurs soucoupes, les chats sont tombés dessu&et ont teul a cassé. Or ce que nous désirons de votre bonté et de votre a complaisance, c'est que, si vous, avez quelques tasses, « vous soyez assez bon pour nous en envoyer quatre avec a leurs soucoupes, ainsi qu'un peu de sucre en pain pour a médecine. Si vous avez, chez vous^ du café de bonne qua- «c lité, veuillez m'en envoyer par le porteur. J'ai confiance « en vous pour cela.

(c Pour tout ce dont vous pourriez avoir besoin de notre a part, il suffit d'un geste. Soyez longtemps sain et sauf, et a saluez pour nous notre ami Yignard et tous ceux de vos « compagnons qui se trouvent en votre présence. Souhaits « de bonne santé de la part de votre ami, etc. »

Qu'on fouille le recueil de lettres de madame de Se vigne

(1) Ceci fait allusioD à une lettre où j'avais prié Taoggui de m'acheter qùët^iiés krmés û'ùiitchagà e\ dé me leé faire passfer à ièixuibiT. Lé 'È'élototeki «hra beà fMrti die 1i tifcdiMlaiice.

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