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Le barom%e a marqué, en moyenne, 0^,755.
Mombase est, depuis longtemps, eonsidérée comme le cheMieu du littoral compris entre les rivièves Panggani et KiliB. Après avoir été le siège du gouvernement des M'iara, dont l'autorité était reconnue sur tout ce territoire, elle est devenue la résidence du gouverneur nommé par 8yed Saïd , et qui, directement ou par intern»édiaire, eierce son pouvoir entre les mêmes limites territoriales.
La population de l'île Mombase, non compris la garnison, ne s'élève pas, aujourd'hui, à plus de î,800 h S,000 ôraes. Elle en comptait, il y a une vingtaine d'années, à peu près
5,000; mais l'état de guerre continuel où se trouvait le pays fit que bon nombre de familles se rétirèrent à Pemba et autres lieux : en outre, lorsque Syed Saïd s'empara de rile, la tribu des M'zara fut contrainte de s'eipatrier, et ce mouvement, auquel prirent part tous leurs esclaves, diminua encore le nombre des habitants d'environ i ,500 âmes. Depuis la paix, beaucoup des premiers émigrés sont rentrés, et de plus les naissances surpassent, m'a-t-on dit , les décès. J'ai déjà eu occasion de faire remarquer qu'il n'existe, d'ailleurs, aucun document officiel propre à fournir des données , même approximatives , sur la population d'une ville ou d'un territoire dans ces contrées. Les Arabes prétendent que dénombrer la population , c'est, en quelque sorte, suspecter la sagesse divine et attirer sur celle-là les maladies et autres calamités.
Mombase ne peut que gagner à être plus peuplée, car le chifi're de ses habitants n'est point en rapport avec le territoire de l'île et de ses dépendances, et l'abondance des ressources , relativement à la consommation , maintient , parmi eux , une oisiveté et une insouciance que remplacerait bientôt une industrieuse activité, si les besoins étaient moins facilement satisfaits. Mais le souverain, pas plus que l'autorité locale, ne se préoccupe de pareilles questions.
Le pays n'a pas toujours été épargné par les épidémies. La peste qui ravagea la côte des Bénadir, en l'année 1855, fit aussi des victimes à Mombase. La petite vérole y apparaît souvent, et le plus ordinairement pendant la mousson de nord-est. Plusieurs fois elle y a sévi d'une manière cruelle, et les habitants parlent encore avec terreur de la mortalité qu'elle causa en 125^ et 1248 de l'hégire (1818-19 et 1852
— sarde J. G.)- I)aû8 ces désastreuses circonstances , chez les Souâhhéii, de même que dans tous les pays musulmans, le fatalisme, dont leur croyance religieuse est empreinte, détourne des soins et des mesures propres à diminuer les progrès du fléau ou à en prévenir le retour. Les maladies externes que j'ai signalées à Zanzibar se rencontrent également à Mombase ; quant aux fièvres et aux affections dyssentériques qui sont le véritable danger de cette côte pour les Européens, elles semblent y être moins à craindre : en effet, aucun de ceux d'entre nous qui ont passé des nuits en ville n'est tombé malade. Mais il paraît en être autrement pour la grande terre , surtout aux environs des rivières, puisque beaucoup des hommes qui armaient les embarcations envoyées en reconnaissance au fond des bras de mer ont été atteints de fièvres pernicieuses.
La population, ai-je dit, est d'environ 3,000 âmes ; elle est composée de Souahhéli et d'esclaves, et d'environ ââO à 250 Arabes (40 familles). Les Souahhéli, qui sont en grande majorité,' comprennent deux groupes principaux, bien distincts par l'origine, et que de longs dissentiments politiques ont maintenus dans un état de rivalité et de défiance mutuelles. L'un a pris son nom de l'île même où il s'est développé, et les individus qui en font partie sont appelés Oua-M'vita; ceux de l'autre groupe, dont l'établissement sur l'île est beaucoup plus récent, portent le nom d'Oua- Kilindini ; chacun d'eux compte plusieurs tribus. Ainsi, dans le dernier, il y a, outre les Kilindini proprement dits, les Ghenggamoué et les Taoggana ; dans le premier, sont réunies aux Oua-M'vita huit tribus, savoir : les Oua-M'toupa, les Oua-Kilifi, les Oua-Melindé, les Oua-Ouzi qui, trop peu
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nombreux aujourd'hui pour former une tribu à pdrt, sont confoodos avec les Oua-DjonrOUi |Mibtti(ii4s de DJaÉvou, village voisin et dépendant de Nombase; paie encore les Oua-Ghaka (I)» les Oua-Patta» lea Oua^Pazite et les Oua-
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La plupart de ees tribus, dont les noiiis indiquent ta pro^ ve&aoce, sont réduites msûntenani à quelques familtee^ et, comme les cadres vides d'une armée détfoile, elles ne repr^nteot guère que nominalement des tribtis Autrefois puissantes. Ausii les Oua^lTvita» Boaigré leurs neuf tribus, sont-ils de beaucoup Boirts nombreux que les Oua^iillndini, qui n'en^comptent que trois. , m ; u
Il n'y a d'étrangers résidant à Mombaie Qu'une cinquantaine d'Indiens baniai^ et bénoud. D'autres stationnent temporairement, pour affûres de coro»éfce{ il en est de môme de quel<|Mes ÀrM^es* La présence de ces étrangers n'est pas avantageuse aui indigèiMS) parce qli'ayanty depuis l'établissement du pouvoir de Syed SAïdr là facilité de se transporter sur les marchés où s'opètent les éetiange» avec les peuplades de l'intérieur, il» enlèyent «ùt négociante souabbéli le bénéfice qu'ils tiraient du courtage dvi|uel ils s'employaient*
(f) Cb&kâ, leiità éeâ &Qtetirâ portugais, était une rille située au sud ém 1» f ifiirft Ouii , entre l'emboa^arfr de «eHe^ci «t MeliaAri BHe é éeé depuis longtemps abaudoopée.
(2) Ôd désigne ainsi les festes d'une population prorenant du croiseniettt d« SottaMféll, d'Arabes et de Somual qtti baRitafêut d'abord la edte située ea arrière dea Ues Ouadaé, «Npvù Kovflhèma jue^ae devant Patta. Les Galla les ont poussés de plus en plus vers cette dernière, habitée actuellement, ainsi que le territoire qui etl dépend , par la majetffe partie éê «e«te tribv. Les Arabes lé* appuient BadJoÉyba oa BadjOttne^ par corruption.
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il n'a été question» jusqu'ici^ que île la popuUtioii d« l'tle Mômbate ) tsUe de v» liéptiNbinoest composée des mêmes tribus, peut s'élever à 6,000 individus, les escUvM y iguratil pour les trois qutrti» Elle est répartie foégalemenl dans les tillifeft dopt les noms suivent àa nord de la rivière M'touapa { Takaonfio, Miklndouni, &oaroa1tftu, Klnouni, Ktdtipoufti Cbfoioltttôhoaa. Ào »ud de cette rivière : M'gim'ré< KiuoygnoofMi, Kidoti'tani» Moikirenggué* Ma* hangtmdjÉi Djoirvoa, Kipétaonçb, N'gàré, Dii^'bo» MtoDgoné» Le pMUiier de om villages eit peuplé preique entièrement de M'xara ; Kourouïtou est partagé à pou prèi également eDti« les Ooa^KiliBdtiii et les Oua*M'vita. Ceui-ci dominent, quand ito ne les oceapent pas exclusivement, (iafii les sept énuMérét ensuite ; les quatre derniers appartiennent aux OuthRUindinl. Djonvoa est le plus importent de tous BOUS le rapport de It population > et pourtant elle ne dépasse pas 500 âmes. Le terrltoii^ où sont dispersés ces villages est occupé» en oittre, par des familles alliées depuis longtemps aux tribus souahhéli et sur lesquelles les chefs de celles-ci exercent comme une espèoe de souveraineté ou de patronage. Un exposé succinct des traditions sur l'ori^ gine des unes et des autres fera mieux comprendre cette situation, s
On ne sait rien de préda quant à l'époque où les coions qui ont Fondé la ville de Mombase abordèrent dans l'Ile. Ils vinrent, ditK>n, de Chiraz scus ia conduite d'un cbeikh dont le nom est oublié, et, trouvant le pays inhabité, ils s'y iostaiièrenli Plus tard, des gens de Patta, LAmou» Pawa, ûuai, Melinde, etc., s'établirent à M'vita. Ainsi se trouvèrent formées les diverses tribus qui composent auiourd'bui sa popu-
lation et qui se rallièrent natureUement aux Oua-M'vita proprement dits, lorsque ces derniers eurent des différends avec leurs voisins. . » .:.,= ^
Les traditions des Oua-Kilindlni donnent une origine particulière à chacune des trois tribus qu'ils comprennent, les Oua-Kilindini , les Oua-Ghenggamoué et les Tanggana. Elles disent que les premiers §ont originaires de Kilin'di, d'où ils vinrent à Hhafoun ; ils descendirent au sud jusqu'au Voumbo (le Djoub) qu'ils traverserai en se rendant à Chounggouaïa (1). Ils partirent de ce pays, emmenant des indigènes dits Oua-Cégueyo, et arrivèrent à Kirâo, situé à l'intérieur dans l'ouest de Melinde. Il&quittèrentensuite Kirâo, accompagné d'un certain nombre de familles descendant des Oua-Cégueyo et qui yi valent auprès d' eux dans une sorte de servage ; quelques-unes, détachées sur divers endroits aux approches du littoral, élevèrent successivement des villages qui se développèrent peu à peu. Il parait que, dans le principe, les habitants de chacun de ces villages furent désignés par le nom du fondateur, précédé du mot M'kina.( famille). Ainsi, d'après la tradition, un individu nommé Mouan'vouna fonda un village dit Mouélé ouam'bonddoni, et devint la souche des M'kina-Vouna autour desquels se groupèrent les Oua- T'cliimba; un autre, appelé Mouan'gola, fonda Djombo et donna naissance aux M'kina-N'gola;.un troisième, nommé Mouat'chandé, bâtit M' rima et fut la souche de la tribu des M'kina-T'chandé, et de même pour tous. Ces désignations primitives ont été abandonnées, mais la plupart des villages élevés par les immigrants sont encore occupés par les des-
(1) Ce territoire est situé, m'a-t-on dit , à une yingiaine de mflles dans le Dord-ouest de Patta.
rendants des individus venus de Kirâo ave&les OuA-Kilindini. Quant à ceux-ci, qui avalent continué déformer le groupe le plus iif$ortafit et de conserver la direction du mouvement d'expansion, après avoir stationné sur plusieurs points, Magogoni, Tombé, Gambani etOukounda, quittant une place lorsque l'un d'entre eux en signalait une meilleure, ils s'établirent à Tendroit appelé plus tard Pamouharobo, où ils bâtirent une ville «en pierres qu'ils nommèrent Kilindini. Située sur un promontoire dominant le bras de mer qui ceint l'île de Mombase à Touest, elle était entourée d'une muraille dont les ruines indiquent qu'elle circonscritait un espace assez étendu. L'un des puits de la ville exi^ encore. ■'-■ '' ■ - "''■' - '■^" ■■' ' ■' '■ ' ' •'•■ " ■
Les Oua-Kilindini, ainsi placés, se trouvèrent presque en contact avec la population de M'vita, et purent prendre part à ses relations extérieures. Dès leur arrivée à Oiikounda, le cbeikh des Oaa-M'vita avait même -envoyé vers eux pour Ijes engagea à passer sur Ptle; mais ils avaient refusé, voulant, sans doute, conserver leur indépendance. L'occupation de Mombase par les Portugais parait être contemporaine de rétablissement des Oua-Kilindini dans les environs; elle dut avoir lieu peu après l'immigration de ces derniers, si toutefois, comme ils le disent, elle ne l'a pas précédée , t»r, dans la tradition relative à l'origine des pliages circonvoisins, il est mentionné, au sujet de ATjtaofîe et de Derouma, que a leurs habitants étaient tous esclaves d'un Portugais nommé Miguel, à l'exception de quelques-uns dits Oua-Tchombo. » Rrii i- *
Quoi qu'il en spit, divers événements modifièrent bientôt
la situation des Oua-Kilindini, à l'égard des Oua-M'vita. 111. ^- 16
Plusieurs autres émigrations de l'intérieur vers le liU<M-al avaient eu lieu postérieurement à celle dont j'ai parlé. L'une d'elles fut l'origine de la tribu des Oua-Ombé, qi|i s'établit à l'ouest des précédents; puis vint, d'un territoire Voisin de celui des Oua-Kouavi (une autre version dit de Chounggouaïa), un nouveau groupe, foyant devant les Oua-Galla; les fugitifs, s'étani avancés dans le sud ji^qu'à un endroit nommé depuis Cbakalam'gul , virent beaucoup de champignons, dont ils mangèrent ; parmi ces champignons il y en avait de vénéneux, et les individus qui en avaient mangé moururent; les survivants se rapprochèrent de la côte et formèrent, dans le voisinage de Mombase, un village appelé Chenggamoué, d'où ils sont dits Onà-Chenggamoué. D'un autre c6té , des gens partis de Chiraz avaient fondé un village sur M'vita et donné naissance aux Oua-Kitoué ; un minaret subsiste encore au milieu des ruines d'une mosquée, à l'endroit indiqué comme ayant été occupé par cette colonie. La base du minaret recouvre un caveau où l'on prétend qu'a été inhumé le premier cheikh de la tribu. Les Oua-Kitoiié, s'étant brouillés avec les Oua-M'vita, passèrent de l'île sur la grande terre ; ils s'y établirent et furent en peu de temps incorporés aux Oua-Chenggamoué , dont le chef, Mouedjouma Ouan'goci , les avait bien accueillis.
Enfin il arriva successivement par mer deuxHTamilles, l'une de M'touapa, l'autre de Mole, village situé à quelque distance dans les terres, en arrière de Kanémaï. Le chef de la première était de la tribu de M'baré-ia-Mouïndjaka et s'appelait Moïn'dadi. Moigni-Molé, chef de la seconde, était de la tribu de M'baré-ia-JHolé. Ces individ.us débarquèrent à M'bélani, puis, s'étant liés avec les chefs de Kilindini, ils en
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obtinrent les territoires de Tchimba et de Longgo peuplés par leurs serVitears ou vassaux ; ils se joignirent ensuite aux Oua-Ombé avec lesquels ils furent depuis confondus sous le nom de Tanggana. '^ »
En ce temps-là les Oua-Galla étaient très-nombreux dans les envifOBS et s'avançaient souvent jusqu'aux villages des trois colonies, exerçant des hostilités et des déprédations. Les habitants se réunirent pour aviser aux moyens de conjurer le danger commun , et voulant s'assurer, au besoin, un refuge contre l'ennemi, ils fondèrent sur M'vita une ville qui reçut le nom de la tribu principale, c'est-à-dire celui de Kilindini. Les Portugais étaient alors maîtres de Mombase, et la ville ne fut construite qu'après une négociation avec eux.
La migration des populations de l'intérieur vers le littoral se continua, sans doute, sous l'influence des mêmes causes qui avaient provoqué celle des Oua-Chenggamoué, et, à diverses époques, des groupes, partis de Kirâo et d'Angomba, vinrent se joindre aux précédents. En arrivant dans le pays, ils devaient nécessairement accepter le patronage de^ Sonahhéli qui leur étaient supérieurs en nombre et en intelligence, et, taâTque ceux-ci furent maîtres du litloral, ce patronage dut être une suzeraineté réelle. Quand, plus tard, «ne autre autorité domina à Mombase, ils devinrent les intermédiaires naturels entre les représentants de l'autorité nouvelle et les populations qui relevaient d'eux depuis longtemps. De là cette espèce de suprématie, ou plutôt d'influence exercée, encore aujourd'hui, par les cheikhs souahhéli dans tels ou tels des villages environnants. Les habitants de ces derniers, outre leur nom particulier, sont désignés, en général , par
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le nom d'Oua-Nika (ij^^oique certains d'entre eux le soient plus particulièrement par celui d'Oua-Digo.
Les principaux villages habités par les Oua-Nika proprement dits sont, en partant du nord, Kaouma, Tchiogni, Guériama. Kambé, Ribé» Rabaye, M'tangoné, M'tongoné, M'tchiokara, Derouma, Chimba» M'réra, Bembo, M'taoué. Les villages oua-digo sont : Pahmouhambo, M'bétani, Tihoui, Vitoumdouni, Oukounda, Diani^Ouaha, Djifité, Magogoni, Djombo. Voici comment la suzeraineté en est répartie entre les chefs souahhéli : Guériama ressort du cheikh des Oua-M'vita ; Tchiogni, de celui des Oua-M'touapa; Kaouma, Kambé, Ribé, de celui des Oua-Kiliû; Rabaye, de celui des Oua-Djonvou et des Melindé; tous les autres dépendent des cheikhs oua-kilindini. Ces villages et beaucoup d'autres, fermés seulement de quelques cases, sont disséminés sur le territoire compris, du nord au sud , entre la rivière KiliG et Ouacine exclusivement, et s'étendent, de l'est à l'ouest, jusqu'à deux petites journées de marche de la côte.
Sous le gouvernement des M'zara, ce territoire pouvait être considéré comme une dépendance médiate de Mombase; les Oua-Nika prenaient même part, moyennant quelques faibles cadeaux en étoffe, aux guerres offensives faites par le gouverneur de cette île. Les M'zara avaient su inspirer à ces populations une crainte qui les maintenait dans l'obéissance r possédant une force armée relativement considérable, ils sévissaient avec énergie contre elles au moindre méfait qu'elles commettaient à l'égard d'un Souahhéli. Depuis que Syed Said s'est rendu maître de la place, cette suzeraineté
^1 1 Nika sigDino IcrraiD iDculle, broussaiJle.
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du gouvernement de Mombase sur les Oun-Nika, quoique toujours eiercée par 1* intermédiaire des cheikhs souahhéli , ne l'est plus aussi facilement ; les chefs oua-nika ne tiennent compte des ordres qui leur sont transmis an nom du gouverneur que si cela leur convient, et ne se rendent jamais à son appel sans avoir, avant tout, reçu la coutume d'une pièce de toile valant environ 2 piastres.
Des Oua-Nika m'ont raconté que leurs pères étaient venus de pays nommés Kirâo ei Angomba, situés, autant qu'il est permis de s'en rapporter à des assertions vagues et peu raisonnées, l'un dans l 'ouest-nord-ouest de Welinde, et Angomba dans le nord-ouest de Taïta. Des hostilités continuelles de la part dcsOua-Galla les forçant à émigrer, ils se rapprochèrent du littoral. Arrivés devant M'vita, ils trouvèrent beaucoup de ruines en pierres et d'autres vestiges d'habitations qu'on leur dit avoir été élevées, puis abandonnées par les Kilindini. D'après cela, on pourrait conclure que le mou vement de la population oua^nika a été bien postérieur à celui de ces derniers; mais les individus qui me donnaient ces détails parlaient, sans doute, des plus récentes émigrations oua-nika, car des Oua-Kiiindini m'ont affirmé que leurs ancêtres avaient emmené de Kirâo une population différente de la leur, population inférieure et vassale, dont les Oua-Nika d'aujourd'hui descendent, fait consigné dans une tradition écrite.
Quoi qu'il en soit, le territoire des Oua-Nika est borné, dans le sud-ouest, par celui des M'sambaah ou M'sambara; à l'ouest et à l'ouest-nord-ouesl, il est séparé des Oua-Taita par trois journées de pays inculte et inhabité; Kaouma, sa dernière ville dans le nord-ouest, est peu éloignée du pa>s
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gaila; cet endroit est, dit-on, à neuf heures de marche de Takaonggo. s n^m
Il n'est pas de type particulier à telle ou telle des diverses tribus que nous venons de nommer. Il y a eu entre eil^ des croisements si multipliés que leurs caractères physiques respectifs se trouvent confondus dans la génération actuelle, présentant, pour ainsi dire, autant de variétés que d'individus. Parmi les Oua-M'vila, les Oua-Patta et les Oua-Pazza m'ont paru se rapprocher le plus du type arabe. Parmi les Oua-Kilindini, ceut qui portent ce nom sont lès plus noirs et m'ont semblé tenir davantage de l'Africain, ce qu'expliquerait, d'ailleurs, leur migration à travers les populations de l'Afrique, depuis Hhafoun jusqu'à M'vita, trajet qu'ils n'ont probablement pas accompi i sans de longues et fréquentes stations au milieu d'elles: tandis que les types des Oua-€henggamoué et dés Tanggana ont été, au contraire, améliorés par l'élément chirazzien qu'ils se sont incorporé. C'est surtout entre les chefs et les membres des principales familles de chacune des tribus que cette différence est marquée : ceux des Oua-Kilindini ont le t^nt noir légèrement nuancé de brun, le nez petit, presque droit, avec les narines un peu larges, les lèvres proéminentes et fortes, le bas du visage saillant, la barbe rare, les cheveux crépus. Dans les Oua-Chenggamoué, ces caractères ne sont pas aussi tranchés; ils sont moins noirs que beaucoup d'Arabes. Les Tjnggana se rapprochent encore davantage du type supérieur.
Il est difficile de se former une opinion sur les traits des femmes, les Souahhéli maintenant rigoureusement, à l'égard des leurs, les prescriptions du Coran. Cependant, à la faveur
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de certaines circonstances qu'avait fait oattre ma position d'étranger, j!ai pu en apercevoir quelquels-unes, et même augmenta ma collection des portraits de deux d'entre elles (1). Autant qu'il est permis d'en jager par un petit nombre d'observations, elles ne sont ni gracieuses ni jolies ; elles ont le teint plus clair que celui des h(miroes, sans doute parce qu'ici elles ne sont pas exposées, comnse eux, aux ardeurs du soleil. Les dames de Mombase paraissent avoir beaucoup de coquetterie et mettent an soin particulier à leur coiffure qu'elles écfaafaudent à l'aide de grands peignes droits en corne fabriqués dans le pays ; mais leurs efforts pour se rendre belles demeurent , à mon avis , sans succès ; elles ont presque toutes la bouche affreusement gâtée par l'usage du bétel. Bref, ce qu'on peut trouver de mieux en elles, c'est, parfois, de la physionomie et le piquant que lui donne le désir de plaire. Quant aux formes du corps, elles sont complètement négligées et, en outre, cachées par les vêtements.
Les £lles sont nubiles à treize ou quatorze ans. Les femmes accouchent facilement; cette opération est aidée par des matrones qui en font métier.
Au reste, en ce qui regarde les relations des sexes, les mœurs, les usages, les habitudes, la nourriture, le costume, je n'ai rien à signaler chez les habitants de Mombase qui n'ait été dit pour les Souahhéli de Zanzibar, et je renvoie, en conséquence, aux chapitres consacrés à celte dernière île. J'ai cru seulement remarquer, au sujet des prescriptions du Coran, sur la tenue des femmes et leur claustrais voir lAibum, planche io.
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tiOD, plus de laisser-aller à Mombase que dans la capitale du Souahbel. Elles s'enveloppent moins scrupuleusement, quittent leurs voiles sans trop de peine et circulent au dehors avec assez de liberté. Cela s'explique par l'infériorité numérique des Arabes dans la population. A l'intérieur des maisonsu elles restent le visage découvert, même en présence d'étrangers. Quant à la pureté des mœurs, db craipte de passer pour dénigreur acharné du beau sexe, je me bornerai à reproduire l'opinion d'un homme du pays. Abdallahben-Ali , insidieusement questionné sur la vie secrète des Mombasiennes , m'apprit , avec une insouciance vraiment philosophique, car il ne fit pas exception en faveur de son épouse, que toutes les femmes de M'vita dont les maris étaient en affaire de commerce à Djonvou , Rabaye ou ailleurs sortaient à la cinquième heure (i) (onze heures du soir), pour chercher fortune. '
Ma position chez ma grosse hôtesse me donna la facilité d'être tour à tour spectateur visible et invisible d'une noce qui avait lieu dans une maison voisine. Sur la proposition qui nous en fut faite, on vint nous chercher pour nous conduire chez la mariée, où, comme on l'a vu au chapitre sur Zanzibar à propos des mariages souahhéli, se passe le premier acte de la cérémonie. Nous fumes introduits d'abord dans une pièce où se trouvaient les parentes et amies vêtues (le leurs plus riches costumes ; on avait, sans doute, abaissé tous les voiles à notre arrivée, car nous n'aperçûmes de visages découverts que ceux des esclaves, encore étaient-ils bariolés de lignes transversales jaunes, rouges, blanches, etc.
^1^ Ou sailque le jour arabe commeace au coucher du soleil.
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Ces principales actrices de la fête avaient la tète ornée de plumes et de Inrins de feuillage ; elles eriaient et gambadaient , mèlaDt è leurs chants quelques phrases élogieuses pour la mariée, que les autres femmes, massées autour de la salle, répétaient en chœur arec des voix peu harmonieuses. , Pour des yeux européens, c'était une affreuse mascarade, et les bruit» discordants qui résonnaient de tous côtés n'étaient pas moins désagréables que les costumes. Mous passâmes dans une seconde pièce ornée de tentures et probablement réservée aux grands parents; les allures étaient ici beaucoup plus calmes; nous approchions évidemment du sanctuaire. En effet, nous apprîmes que la mariée était dans une pièce conliguë, attendant qu'on lui amenât son époux; inutile de dire que nous n'y pénétrâmes pas. Après avoir vu ce qu'il Dous était permis de voir, nous nous retirâmes , et , en résumant mes impressions, j'eus^besoin, pour ne pas trouver ces gens-là stupides, de me rappeler que les fêtes nuptiales civilisées ont bien aussi leur ennui et leurs ridicules. Quelques heures après, j'assistais, du haut de ma terrasse, au festin qui se donnait dans la cour de la maison où nous avions été introduits. Cette fois encore, la réunion était exclusivement féminine, et, comme ces dames pensaient être à l'abri, de tout regard indiscret, elles étaient sans voile et parfaitement i leur aise. J'eus donc le loisir de promener mon binocle de l'une è l'autre, et, dussé-je encourir le dédain de nos Parisienues, j'avouerai que ce ne fut pas sans une certaine émotion. Qu'aurait-ce été si l'on m'eût dit que, la nuit suivante, je recevrais la visite de plusieurs d'entre elles? Or voici ce qui se passa : Ayant projeté pour le lendemain une excursion matinale
— 2»0 — dans l'île, je m'étais décidé à passer la otiit à terre. Vers onze heures, je reposais tranquillement sur mon kibani ^ rêvant dans ce demi-sc^meil fovorable aux hallucinations, lorsque je crus entendre la porte de nni chambre s'ouvrir : soudain un faible rayon de lunnère y pénètre à travers la porte entrebâillée, et me montre une ombjre s'y glissant, regardant autour d'elle comme pour chercher quelqu'un. A la manière dont sont drapés ses vêtements» je devine que je n'ai point affaire au seie fort. Qui a pitié de ma solitude? Une houri de l'autre monde ou une houri soUahbéli?Si c'était la vieille négresse de Lâmou, qui, je me le rappelle maintenant, m'a parfois manifesté des dispositions trop hospitalières? Un frisson de terreur me parcourt les membres. Si c'était même ma joyeuse et trop respectable hAtesse? Mais je suis promptement rassuré en voyant une autre ombre entrer derrière la première, puis une troisième, une quatrième, etc., j'en compte huit ou neuf.
Que vouliez-vous qu'il fit contre neuf?
Dissimuler était tout ce qu'il y avait de possible ; je dissimulai donc, me contentant de suivre des yeux le noir essaim de mes nocturnes visiteuses. Elles parcoururent ma chambre, examinant chaque objet et se faisant, à voix basse, part ^Q leurs observations. Je compris aussitôt que ma personne n'était pas en cause et que la curiosité seule les amenait chez moi. Je me crus, dès lors, obligé de leur en faire les honneurs, et, grâce au pantalon maur^ue qui remplaçait draps et couvertures quand je couchais hors du brick, je n'eus qu'à ouvrir mes rideaux pour me montrer à elles sans craindre d'offenser la pudeur. A ma vue, ce fut un cri
général de suq>rise mêlée d'effroi. Je touIus en vain rassurer ces vierges tremblatites; elles s'enfuirent si précipitamment, que je n'en pus même retenir une pour la convaincre de la courtoisie de mes intentions. J'appris le lendemain que la Qile de la maison, étant de la noce et me croyant à bord, avait invité quelques-unes de ses amies à visiter la chambre du M'zongou.. , ,
Le but de l'excursion matinale en vue de laquelle j'étais resté à terre, la veille, était l'exploration de la citadelle et de la partie sud-est de l'île. La première est située à 1,2KX) mètres au-dessiK de l'entrée du port nord-est, à l'extrémité sud de la ville. Elle a été bâtie sur une éminence rocheuse eotaillée de manière non-seulement à servir de fondation, mais à former aussi la partie inférieure des murailles. Cet ouvrage est un carré bastionné d'environ ilO mètres du côté extérieur et dont les quatre saillants correspondent à peu près aux points cardinaux. Le front qui fait face à l'ouest-sud-ouest a seul été tracé selon les règles de l'art, c'est-à-dire de façon à ne présenter aucun angle mort. Dans le but, sans doute, de se ménager plu;» d'e^ce au dedans et pour diminuer les chances de destruction des saillants en nejes rendant pas trop aigus, on a conservé au tracé des trois autres fronts une direcUon presque exactement parallèle aux côtés du carré; puis, afin d'obvier au défaut de ilaDquement résultant de ce tracé vicieux, les ingénieurs ont construit, aux angles d'épaule et aux saillants, des demitours rondes.
Le front est-nord-est, qui commande à la fois l'entrée du port, le mouillage devant la ville et la rive opposée sur la terre ferme, présente encore une disposition plus singu-
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lière : pour mieux découvrir les points à battre et s'assurer Tin plus grand développement de feux, on rfa plus obserré sur ce front la forme baistionnée; ainsi les flancs et la courtine y occupent, par rapport à la ligne fictive qui joint les deux angles d'épaule, une disposition symétrique à celle qu'on leur eût donnée dans un tracé régulier, de façon que la courtine, au lieu d'être rentrante, est saillante. Au pied de celle-ci se trouve une sortie protégée par une sorte de tambour crénelé ou place d'arme^, dont le côté parallèle à la courtine a été percé de quelques embrasures à canons pour former une petite batterie de côte; mais, par suite de la déclivité du terrain, cette place d'armes est complètement à découvert des feux qui seraient dirigés contre elle par des navires ou bateaux mouillés dans le port. Enfin une porte, ménagée à l'un de ses angles , établit une communication entre elle et une batterie rasante parallèle élevée sur le rivage mèiiie : la citadelle présente donc, sur ce front, trois étages de feux. Lq' front d'artillerie du nord-nôrd-ouest protège la ville dite Gavana, et les deux autres défendent les abords de la citadelle du côté de la campagne.
La hauteur de l'escarpe est de iTymètres enviroti, y compris le fossé, qui a une profonde^rJeJLà-ô mètres et une largeur égale, entourant les trois côtés de la citadelle qui battent sur l'île. A la partie de la contrescarpe située audessous du saillant du bastion nord, on a entaillé le terrain de manière à prolonger le fossé jusqu'au rivage, et la trouéo provenant de cette opération a été barrée par un mur dans lequel on a pratiqué une baie de porte cintrée. Un pont jeté sur le fossé mène à la porte de service qui es| ouverte dans le flanc gauche du bastion du nord.
Construite en 1594 par les Portugais, cette citadelle fut restaurée en 1655, et, sauf les effets du temps sur les parties maçonnées, son enceinte est restée depuis telle qu'elle était à cette époque ; on en peut juger par la description qu'en a donnée Rezende, dans la dernière année que nous venons de citer.'Oo lit encore aux angles des bastions de l'ouest et du sud, encadrés dans des écussons sculptés sur la pierre même, les noms qui les désignent : BalvarU San-Pheîippe sur celui de l'ouest, Balvarte Alberto sur celui du sud. Celui du nord était, d'après Rezende, appelé San-Mathias, c'està-dire placé sous la protection du saint patron du vice-roi Mathias d'Albuquerque, sous le gouvernement de qui la forteresse avait été construite. Mais cette désignation ainsi que celle du bastion sud<est ayant dû être inscrites sur le front de la citadelle, partie la plus exposée au feu de l'ennemi, ont été sans doute effacées par le choc des projectiles, et l'on n'a\pas pris soin de les rétablir en réparant les brèches. Au restç, beaucoup de parties de cette façade ont été, depuis le départ des Portugais, restaurées par les~îirabes; toutefois la plupart des nouvelles^ brèches faites dans les diverses attaques de Syed Saïd contre la place, alors au pouvoir des M'zara, sont restées ouvertes; en plusieurs endroits les murs de revêtement, profondément lézardés, laissent passer des troncs d'arbustes à travers leurs crevasses ; les embrasures sont presque partout démantelées, et les pièces des batteries hautes et basses, rongée^ par la rouille ou renversées de leurs affûts vermoulus , si bien que les moins endommagées ne seraient pas capables de supporter un feu d'une heure.
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Pour remettre la citadelle en. un état de défense respectable, il y anrait autant à faire à l'intérieur qu'aui murailles. La distribution des lieux est ei^ rapport arec l'ignorance des Arabes dans l'art militaire; ob y trouve çà et là des amas de cases couvertes en paille qu'on incendierait avec la pins grande focilité. Les constructions portugaises ont été détruites, excepté les'-galeries ménagées dans l'épaisseur de la nniraille du bastion Sàn-Matfaias, servant acttrellement de magasins à poudre, à boulets et autres, destinés à recevoir un approvisionnement en grains pour quinze ou dix-huit mois, approvisionnement qui doit se renouveler annuellement. La citerne est hors de service ; mais il y a un puits dont Teau est potable et suffirait, en cas de siège, aux besoins de la garnison . Celle-ci , composée de Béloutchis et de Hhadeurmi , compte, m'a-t-on dit, 200 hommes ; le djémafdar Tanggui prétendait en avoir 400, mais, comme il touche tous les mois, par l'intermédiaire du fermier des douanes, de 7 à 800 piastres pour sa solde et celle de la garnison et que chaque homme reçoit de 2 piastres et demie à 3 piastres par mois, il est évident qu'il n'est payé que pour un effectif de 250 hommes au plus. Les Béloutchis sont en majorité; on sait la préférence de Saïd pour cette milice étrangère qui contribua si puissamment à le faire arriver au pouvoir. A l'époque où ce prince prit possession de la citadelle de Mombase, il ordonna qu'une garnison de 500 hommes y fût placée; elle a été diminuée, à mesure que l'autorité du Sultan s'affermissait. Elle fournit de 15 à 20 hommes au gouverneur pour assurer l'exécution de ses ordres; le reste habite le fort et ne découche jamais sans la permission du commandant. De
onze heures dti iMiin à une heufe, on ferme la citadeHe poctr la «lesle et la prière, et, du coacher au lever du soleil, il n'y a pas de cofl|iBiii»io«tion entre elle et la ville. /• i
A une centaine cte mètres de te forteresse, s'élèvent les premières maisons de la cifaé, qui se déneloppe le long de la mer sur un espace. d'à peu prè&35ô mètres; il couvre une surface de IS hectare» et demi ou 425,000 mètres carré<i.
Le dékMurcadèfe ordinaire est situé ««x deux tiers environ de la longueur de la ville, à partir de la citadelle. C'est un escalier de sept ibuit degrés creusé àms la falaise rocheuse dont le rivage est bordé ; il a. été exécuté, m'a^t-on dit, par les soins 4e l'olGcier anglais qui résidait à Mombase)durant le protectorat (i). Quoique la petite jetée à laquelle abotutH cet escalier soit aujourd'hui pr-esque entièrement démolie, c'est encore l'endr^t où le débarquement est le moins incommode.
Une partie de la ville est composée d'îlots de maisons en pierres à un étage el à terrasse, et l'autre de véritables masures n'ay^it qu'un rez-de-c^ussée et une toiture en paille comme celles qui existent à Zanzibar. A part une longue rue menant de la citadelle à la porte de l'ouest ou de M'koupa, ces gitoupes de maisQOS sont très-irrégulièrement séparés parr d'étroites nielles dont la direction change incessamment, védtable labyrinthe où un étranger ne pourrait se diriger sans guide. Gavaoa ne possède pas un seul édifice méritant d'èlre cité. D'après ce qite j'ai vu dans les maisons où j'ai pénétré, et c'étaient pourtant celles des notabilités, l'iotérieur et le mobilier des habitations sont aussi misé^
(1) Voir I" partie, livre t, page 578 et suivantes.
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