DES SAKALAVES PASTEURS
Comme presque tous les habitants de Madagascar, la plupart des Sakalaves élèvent des troupeaux de bœufs. Lorsqu'ils en ont beaucoup, ils vivent avec leur famille du produit de leurs troupeaux et se nourrissent en grande partie ' de lait, chose assez rare chez les Betsimitsaracks ; mais, excepté le gardiennage de leurs bestiaux él les plantations qu'ils veulent faire, ils ne se livrent" à' auciui
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Uavaii, niéme salarié; ils ont> comme toute leur race, une profonde horrewr potHT tout ce qui peut eiichaîner leur manière d'être ou de faire. Au milieu des Betsimitsaracks el des Hovas, ils forment u» peuple à part, ayant ses habitudes et sa manière de vivre parfaitement tranchées. Les Hovas mêmes n'obti^nent d'eux le fanompoana (travail de corvée) qu'avec la plus grande difficulté; lorsqu'ils les tracassent trop, sans dire an mot à qui que ce soit, un beau joitr les Sakalaves changent de province et vont s'établir près de quelqu'un qui tes tracasse moins.
DES BETSIMITSARAC&S.
Les Betsimitsaracks sont les mêmes que dans le sud; il n'ont pas ïe Caractère indépendant des Sakalaves ; ils plantent du riz, élèvent des bestiaux, etc.; en un mot, pourvu que les impôts et les corvées qu'on fait peser sur eux ne soient pas trop lourds, ils s'y soumettent volontiers.
C'est toujours le même peuple doux, apathique, humain et ser*< viable ; le contact avec les Hovas l'a rendu r apace et un peu méfiant,, mais au fond il est bon.
Ils ne consentent pas volontiers à faire un travail de longue durée; mais pourtant, lorsqu'il n'est pas trop pénible, ils s'y assujettissent aisément pendant quelques mois. Néanmoins, lorsqu'arrive l'époque de la plantation du riz, il est rare qu'ils veuillent consentir à rester au travail ; à moins qu'ils ne soient trop éloignés de che^ eux, il faut qu'il aillent faire leurs plantatiœis.
Malheureusement ils sont d'une versatilité extraordinaire, et épousent avec la plus grande facilité les idées des autres; aussi les kabars sont-ils continuels et deviennent-ils même souvent un véritable embarras pour ceux qui les emploient.
Somme tout€, ils soot plutôt bons que méchants, et, bien conduits, oo peut eà tirer parti.