‹ Documents sur le choléra-morbus épidémiqueChapitre 16 sur 24 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

sur tout le corps sont immédiatement prescrites; ou remplace les draps par une couverture de laine chaude qui enveloppe complètement le malade; on donne par cuillerée, la potion suivante :

Eau distillée de fleurs d oranger. )

> -, 7 , aa j onces.

de menthe poivree. . 1

Camphre i scrUp.

Laudanum de Sydenham 20 gouttes.

A onze heures du soir : sueurs abondantes; pouls relevé; physionomie plus expansive, moins misérable; vomissements plus rares; évacuations fécales moins fréquentes. On continue la potion.

Le 26 au matin , à ma visite , chaleur de la peau dans l’état physiologique ; pouls petit et donnant quatrevingt-huit pulsations par minute; stupeur de la face; vomissements plus rares; plus de douleurs; une seule selle depuis onze heures du soir; ventre souple, indolent à la pression; langue humide ; soif vive; les boissons ne désaltèrent pas. (Une potion avec soixante gouttes de laudanum et sirop diacode , deini-once dans cinq onces de véhicule à prendre par cuillerée; trois lavements émollients dans le courant de la journée.)

Le 27, les vomissements et les évacuations alvines sont moins fréquents; les matières z’endues par les selles sont jaunâtres, liquides, et ne paraissent pas contenir de sang; nulle douleur ; langue rosée au pourtour, beaucoup moins au centre; épigasti’e insensible, même à la pression ; pouls développé, un peu accéléré, saignée de douze onces, dix-huit sangsues à l’épigastre. Quelques heures après la saignée, tisane pectorale.

Le 28 août, envies de vomir, sans effet; quatre selles liquides , somnolence continuelle ; pour le reste , même

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état que la veille ; saignée du bras de huit onces , douze sangsues à l’anus; la diète est continuée.

Le 2 9 août, assoupissement peu profond , soif moins vive, selles sans coliques, cessation des envies de vomir, aucune douleur, saignée de six onces.

Le 3o , amélioration marquée; le quart de portion pour aliment; la convalescence se confirme, et le malade sort de l’hôpital le 2 septembre entièrement guéri.

Dans le choléra qui fait le sujet de celte observation , tous les phénomènes du choléra indien ont été réunis; invasion brusque, par une douleur épigastrique , des vomissements, des selles et des crampes. Après ces accidents abdominaux, il se manifesta un coma qu’il fallut combattre par plusieurs saignées, ce phénomène consécutif a été aussi observé dans le choléra indien , comme le rapporte le docteur Jameson dans le rapport du Bengale.

Le choléra-morbus épidémique, parti de l’Inde en 1817, se propage avec une intensité, et constitue une des plus grandes épidémies qui aient été observées. C’est par cette seule circonstance et par son excessive intensité dans un certain nombre des malades qu’il atteint, qu’il diffère évidemment de toutes les épidémies que les auteurs nous ont conservées; mais de ce qu’une maladie épidémique a une intensité excessive et se propage dans une immense étendue de pays, s’ensuit-il que cette maladie diffère essentiellement de ce qu elle est lorsqu elle est plus circonscrite et moins intense!1 Non certainement; si cela était, il faudrait faire une maladie tout-à-fait nouvelle de cetle grande epidemie catarrhale qui , née au Catay en 1746, a progressivement parcouru lAsie, 1 Europe , l’Afrique et /Un® Partie de V Amérique. Ce n’était cependant qu’une

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