‹ Documents sur le choléra-morbus épidémiqueChapitre 17 sur 24 · I I O OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

I I O OBSERVATIONS

affection catarrhale comme on en voit régner épidémiquement sur des surfaces plus ou moins étendues, de temps à autre, comme il en a régné une cette année en France et dans une partie de l’Allemagne.

Sydenham a le premier noté que le choléra épidémique ne stationne jamais long temps dans un même lieu , le choléra de l’Inde marche de la même manière: on le voit s’arrêter deux «à trois mois dans une ville avant de s’étendre aux villes voisines, et c’est ordinairement lorsqu’il décline dans son premier siège qu’il commence dans les lieux voisins, flans lesquels l’épidémie se transporte. Je reviendrai sur ce fait en vous traçant l’itinéraire du choléra.

Revenant maintenant aux prémisses que j’ai posées, je crois avoir bien établi que le choléra indien ne diffère pas essentiellement du choléra- rnorbus connu des anciens et de celui qu’on observe, tantôt sporadiquement , tantôt épidémiquement en Europe.

T a nature du choléra-morbus se trouve, pour moi, dans la considération des faits suivants :

i°. Dans tous les choléra-morbus, et à toutes les périodes de cette maladie et dès son début, il y a expulsion d’un fluide morbifique nécessairement déposé par la membrane muqueuse gastro-intestinale dans le tube digestif.

2°. Dans les choléra-morbus où la mort est rapide, quelque considérable d’ailleurs que soit la quantité de fluide morbifique excrété, il n’y a point de lésion de tissu des organes abdominaux qui rende raison des accidents.

3°. Les crampes, les accidents spasmodiques, commencent avec l’expulsion du liquide morbifique, et rie cessent que lorsque les vomissements et les selles se

calment. Il en est de même du froid extérieur, de la lividité des ongles , etc.

4°- Lorsque les malades résistent aux premiers accidents cholériques, on voit souvent des symptômes de phlegmasie abdominale se manifester; et quelquefois les malades succombent à cette phlegmasie dont on trouve constamment les traces sur les membranes gastro-intestinales. b

, Ces faits Posés, j’en conclus que le choléra-morbus n est ni une maladie inflammatoire, proprement dite, m une maladie nerveuse : c’est une altération de sécrétion gastro-intestinale. Toute la surface interne du tube digestif sécrète un fluide séro-muqueux dont nous verrons tout à l'heure la nature. Cette excessive sécrétion influe sur l’organisme en entier : i». Par l’orgasme sécrétoire, c’est-à-dire par la surexcitation qui existe dans louL organe sécréteur, qui a une action considérable ou insolite, et ici l’organe sécréteur est très étendu et est lie a toute 1 économie par uneponnexion étroite 2° Par la déperdition rapide de fluide qui en est le résulta, eperdmon qui non seulement épuise le malade, mais mot.ihe le sang par la soustraction rapide de sa partie

r orgasme secretotre et la déperdition excessive et

rapide de fluide, expliquent les crampes, la faiblesse

lapide , la chute du pouls, le froid général et tous les

’i chole';1- Tous ces accidents existent dans

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