‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 103 sur 127 · Avec seconde signature hébraïque · texte numérisé non relu

Avec seconde signature hébraïque

police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce trois juin 1779.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce 3 juin 1779.

Les'oir.

27 juillet 1779. — -4cte de décès de Rebeca, fille d'Aaron Bargate. Y 15287.

Du mardy vingt sept juillet mil sept cent soixante dix neuf, dix heures du matin.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue QjLiincampoix, dans une maison dont la boutique est occupée par un marchand de vin, où étant monté au troisième étage et introduit dans une chambre ayant vue sur une cour, tenue garnie de la veuve Viollet par Aaron Bargate, Juif de Zillze ' en Silésic, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Lipman Nathan, Juif allemand, demeurant rue Maubuée, chez le nommé Dutoyard, marchand limonadier, et Cerf Israël, Juif de Metz, demeurant rue des Petits Champs Saint Martin, chez le S'' Tripier, à l'hôtel Notre-Dame.

Lesquels nous ont dit que Rebeca, âgée d'environ quinze mois, fille dud. Aaron Bargate, et de Sara Michel, sa femme, est décédée de maladie dans lad. chambre, hier unze heures du soir, que ses père et mère, qui proffessent la religion judaïque, étoient dans l'intention de l'élever dans la même religion, qu'ils sont pauvres et hors d'état de pourvoir par eux-mêmes aux frais de l'inhumation de lad. Rebeca, leur fille, qu'ils requièrent que lad. inhumation soit faitte à la Villette, au cimetière des Juifs, en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition, avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant gissant sur de la paille étendue sur le plancher de lad. chambre, que les comparants nous ont déclaré et attesté estre celuy de lad. Rebeca, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par M. le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous : Duchesne, Lipman Natan, Cerff Israël.

I. Zùlz, cercle de Neustadt, présidence d'Oppeln (Silésie prussienne).

AU XVllI^ SIECLE 221

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Rehcca, être inhumé à la Villettc, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt sept juillet MMT soixante dix neuf.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce vingt sept juillet 1779.

Lenoir.

* [Au procès verbal est joint un certificat de M. Hadamar, attestant que « Aaron Zillzc » est au nombre des pauvres].

27 août 1779. — Acte de décès à' Aaron Jacob Y 15287.

Du vendredy vingt sept aoust mil sept cent soixante dix neuf, heure de midy.

En l'hôtel et pardevant nous, Hugues Philippes Duchcsne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelct de Paris, sont comparus Mayer Hademar, agent de la communauté des Juifs de Metz, demeurant rue Saint Martin chez le S"" Anginot, marchand boursier, et sieur Aaron \'idal, Juif d'Avignon, demeurant rue Saint André des Arts.

Lesquels nous ont dit que Aaron Jacob, Juif de Prague, en Bohème, âgé d'environ vingt neuf à trente ans, étoit entré à l'Hôtel Dieu de cette ville il y a environ quinze jours et mis dans un lit, n° 45, salle du Rosaire, pour se faire traitter d'une hidropisie dont il étoit attaqué, qu'il est décédé des suittes de cette maladie ce matin à huit heures, proffessant la religion judaïque. Pourquoy les comparants requièrent qu'il soit inhumé à la \' illcttc, au cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, à l'eftet de quoy ils requièrent aussy que nous nous transportions à l'Hôtel Dieu, dans lad. salle du Rosaire, pour constater led. décès. Desquels comparution, dire et réquisitions, avons donné acte aux susnommés. Et en conséquence nous nous sommes à l'instant transporté avec eux aud. Hôtel Dieu, salle du Rosaire, au devant d'un lit n° 43, où étant, il nous est apparu d'un corps mort gissant dans ledit lit, que les comparants nous ont déclaré être celuy dud. Aaron Jacob, lequel y a été laissé pour v demeurer jusqu'à ce que par Monsieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Et de

tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous : M. Hadamar >, Aaron Vidal', Duchesne.

Vu le procès-verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Aaron Jacob être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers di^guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt sept août 1779.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce vingt sept aoust 1779.

Lenoir.

13 septembre 1779. — Acte de décès de Belatie, femme de Samuel Moyse.

Du lundy treize septembre sept cent soixante dix neuf, neuf heures du matin.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Saint Martin, au coin de celle Aubry le Boucher, dans une maison dont la boutique est occupée par le S''le Pesteur, limonadier, où étant monté au troisième étage et entré dans une chambre ayant vue sur lesd. rues Aubr\' le Boucher et Saint Martin, pardevant nous sommes comparus SalomonSamuel, Juif de Francfort, demeurant à Paris, rue Neuve Saint Merrv et Isaac Mora, Juif de Prague, demeurant aussy rue Neuve Saint Merry.

Lesquels nous ont dit que Belatte, femme de Samuel Moyse, Juif de Francfort, âgée de vingt trois ans passés, est décédée de suitte de couche dans lad. chambre, samedv dernier unze heures du soir, proffessant la religion judaïque. Pourquoi requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation au cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, déclarant les comparants que led. Samuel Moyse est pauvre et hors d'état de frayer aux frais de l'inhumation de sa femme. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre féminin gissant sur de la paille étendue sur le plancher de lad. chambre, que les comparants nous

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