‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 110 sur 127 · I. Grunstadt (Palatinat bavarois · texte numérisé non relu

I. Grunstadt (Palatinat bavarois

présent procès verbal, pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous, lesd. Laemsberg et Salomon en hébreu, ayant déclaré ne sçavoir signer en françois, de ce interpellés :

Baruc Salomon (hebr.), Michel Laemsberg {bebr.), Duchesne.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Isaac, fils de Nathan Israël, être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt huit février 1780.

MOREAU

Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce vingt huit février mil sept cent quatre vingt.

Lenoir.

* [Au procès verbal est joint un certificat d'indigence signé M. Hadamar.J

2 mars 1780. — Acte de décès de Beîon, fille de Samuel Moyse. Y 15288.

Du jeudy deux mars mil sept cent quatre vingt, onze heures du matin.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Taillepain dans une maison dont la boutique est occupée par le S'' Isoard, tailleur d'habits, où étant monté au deuxième étage et introduit dans une chambre ayant vue sur lad, rue, pardevant nous sont comparus Gœfre Gœfre, Juif de Brestinfort ' en Wesphalie, demeurant rue Maubuée, chez le S"^ Colignon, limonadier, et Isaac Wimphen, Juif de Metz, demeurant rue du Temple, chez le nommé Colin, aubergiste.

Lesquels nous ont dit que Bclon, âgée d'envion six mois, fille de Samuel Moyse, Juif de Francfort sur le Mein, et de feue Belon Moyse, sa femme, est décédée de la petite vérolle, ce matin iVsix heures dans lad. chambre, et comme ledit Samuel Moyse, qui prolfesse la religion judaïque, étoit dans l'intention de l'élever dans la même religion, les comparants requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation de lad. Belon Moyse au cimetière des Juifs, en la manière accoutu-

I. Burgsteinfurt, cercle de Stciofurt, prcs. Munster, Westphalie.

mée ; déclarent en outre que ledit Samuel Moyse est pauvre et hors d'état de pourvoir aux frais d'inhumation de sad. fille. Desquels comparution, dire, déclaration et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant étendu sur de la paille mise sur le plancher de lad. chambre, que les comparants nous ont déclaré être celuy de lad. Belon Moyse, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par M"" le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous, ledit Gœfre Gœfre en hébreux, ayant déclaré ne sçavoir signer en trançois de ce interpellé :

DUCHESNE, ISAAC WiMPHEN', GoEFRE GoEFRE (Jjchr.').

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de laditte Belon, fille de 'Samuel Moyse, être inhumé à la Villette, au cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait le deux mars 1780.

MOREAU

Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce deux mars mil sept cent quatre vingt.

Lenoir.

8 mars 1780. — Acte de décès de Daniel Lopès La Gotina. Y 10796, cahier spécial, pièce 5 ^.

L'an mil sept cent quatre vingt, le mercredy huit mars, huit heures du matin en l'hôtel et pardevant nous, Jean Graillard de Graville, avocat en Parlement, conseiller du Roy, commissaire enquesteur et examinateur au Châtelet de Paris, sont comparus S""^ Aaron Vidal et Benjamin Mendez, négotiants, Juifs, demeurants en cette ville, rue Saint André des Arts, ancien sindic et sindic en place de la nation juive portugaise.

Lesquels nous ont dit que Daniel Lopès La Gouna, négotiant Juif, natif de Bordeaux, âgé de près de vingt trois ans, est décédé hier au soir à huit heures, à la suitte de maladie, en une chambre qu'il

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