‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 111 sur 127 · Avec seconde signature en hébreu · texte numérisé non relu

Avec seconde signature en hébreu

2. Suite du no 139. — Cardozo de Bethcncourt, rtr/. cit., Revue des études juives, XXVI, p. 243, donne un extrait de cette pièce d'après les papiers de kl famille Pereire.

occupoit avec la V^^ La Gouna, sa mère, au premier étage sur le devant d'une maison ditte le Colège d'Autun, size rue Saint André des Arts. Pourquoy requièrent notre transport en lad. chambre à l'effet de constater la mort et d'ordonner l'inhumation dud. La Gouna au cimetière des Juifs, à la la Villette, en la manière ordinaire. Et ont signés : Aron Vidal, Bn, Mendez.

Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susd., avons donné acte auxd. S''^ Vidal et Mendez de leurs comparutions, dires, déclaration et et réquisition. En conséquence nous sommes transportez avec eux en lad. chambre, où étant, avons remarqué un corps mort, étendu par terre, et qui nous a été déclare être celuy dud. Daniel Lopès La Gouna, et aussy après qu'il nous a été attesté qu'il étoit décédé à la suitte de maladie tant par lesd. S''^ \'idal et Mendez que par Jacob Dacosta, marchand Juif, trouvé dans lad. chambre, demeurant rue de l'Hirondelle, hôtel de Rheims, disons qu'il va en être communiqué à Monsieur le Procureur du Roy, et ensuite référé à Monsieur le Lieutenant général de Police, pour être requis et ordonné ce que de droit, et jusqu'à ce, le corps dud. La Gouna est resté en la garde dud. Dacosta pour en faire la représentation quant et à qui il appartiendra. Et ont signés avec nous :

Aaron Vidal, J. Dacosta, De Graville, Bx. Mekdez.

Vu le procès verbal cy dessus, je n'empêche pour le Roy, le corps dud. Daniel Lopès La Gouna être inhumé sans bruit, scandai ny apareil et nuitament, dans le cimetière des Juifs de la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce huit mars mil sept cent quatre vingt. Mokeau.

Vu les conclusions du Procureur du Roy, nous ordonnons que le corps dud. La Gouna sera inhumé nuitament, sans bruit, scandai ny apareil, dans le cimetière de Juifs, à la Villette, en la manière accoutumée, enjoingnons aux officiers du guet et de police de prêter main forte si beson est et en sont requis, et sera notre présente ordonnance exécutée nonobstant oppositions ou appellations quelconques. Fait ce huit mars mil sept cent quatre vingt '.

Non sio^né.

I. Ce procès-verbal est signalé par L. Kahn, Cituetures, p. 109 (sans nom de commissaire), qui indique que c'est le premier Juit" inhumé au nouveau cimetière.

16 mars 1780. — Acte de décès de Félicité, fille de David Naquct. Y 10796, cahier spécial, pièce 6 '.

Et le jeudy seize mars dudit an mil sept cent quatre vingt, six heures et demie du soir, en notre hôtel et pardevant nous commissaire susdit sont comparus Samuel Roget, négociant à Paris, y demeurant, rue de l'Hirondelle, hôtel de Sens, et S'' Abraham Garcia, marchand chocolatier, demeurant hôtel Sainte Geneviève, rue Poupée, tous deux Juifs de nation.

Lesquels nous ont dit et déclaré qu'une petite fille, née d'avant hier dans l'après midi, enfant de David Naquet, "négotiant, et de Marie Anne Perpignan, sa femme, tous deux Juifs de nation, demeurants rue Màcon, paroisse Saint Séverin, et qui avoit été par ces derniers mis en nourrice chez la femme du nommé Loire, imprimeur, demeurante rue et montagne Sainte Geneviève, chez le pâtissier vis à vis le collège de Navarre, vient de décéder aujourd'hui sur les quatre heures de cet après midy, à la suite d'un abcès dont clic étoit attaquée, que dans ce moment ledit Naquet, oncle dud. S"" Roget comparant, ne pouvant vacquer lui môme pour faire faire l'inhumation de son enfant, ils nous requièrent pour lui de présentement nous transporter avec eux chez lad. D« Loire à l'effet de constater lad. mort et d'ordonner l'inhumation de cet enfant en la manière accoutumée. VA ont signé. Rayé douze mots comme nuls.

S. Roget, Abraham Garcia.

Sur quoy nous, commissaires susdit, avons donné acte auxd. S''^ Roget et Garcia de leurs comparution, dires et réquisition. En conséquence nous nous sommes à l'instant avec eux transportés en une maison, rue et montagne Sainte Geneviève, dont le S'' Claire, pâtissier, est principal locataire, où étant monté au quatrième étage d'icelle et entré dans une chambre ayant vue sur lad. montagne Sainte Geneviève, nous y avons trouvé Catherine Henry, femme de Jean Pierre Loire, garçon imprimeur, et elle ouvrière, demeurante en la chambre où nous sommes, laquelle nous a dit qu'elle a eu la petite fille dud. S"" Naquet, Juif, aujourd'hui à l'etfet de la

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