Voir pièces, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 13, etc
2. Ce registre des inhumations protestantes, comprenant en réalité deux parties : 1721-1779 et 1779-1792, estun des quatre qui avaient été remis le ic janvier 1793 par le concierge du cimetière entre les mains du commissaire de la section de Bondy et déposés par celui-ci le 2 à la Maison commune (Archives de la Préfecture de police, sections de Paris, procès-verbaux des commissaires, Bondy). Il fut plus tard déposé aux Archives de la Seine, où Read y a pris quelques notes (op. cit., dans Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisvie, XXXVI, p. 135). Un autre des cinq registres vus par Read était celui de Moreau, propriétaire du chantier où se faisaient généralement les inhumations des Réformés régnicoles (ihid, p. 134). Un autre enfin avait été remis par Sartine en 1769 au commissaire chargé de l'inhumation des Protestants étrangers pour y inscrire les inhumations des Protestants français. Ce ne sont donc pas là les registres dont l'ordonnance de 1736 prescrivait la tenue par les greffiers du Chàtelet (Cf. ci-dessus p. 4 n. 3). — Mais il faut noter que l'inventaire publié par E. Welvert (voir ibid.) ne mentionne pas de registre relatif aux Juifs : n'avait-il pas été déposé ? A-t-il été remis par le commissaire Simonneau qui en était chargé ? A-t-il été égaré ? Lors de la remise faite par Simonneau au dépôt des Archives judiciaires, en exécution de la loi du 5 germinal an V, il est constaté (28 messidor an VI) que ses papiers étaient « dans un grennier non fermé à clef, placé à côté des privés et qu'il existe des lacunes considérables ». (Liste par ordre alphabétique de 48 ex-commissaires au ci-devant Chàtelet de Paris qui ont en exécution de la loi du 5 germinal an 5 déposé leurs minutes aux Archives judiciaires et état sommaire desdites minutes. Arch. Nat. Y*, registre non coté).
AU XVIir SIECLE 15
tière et par les bureaux du Lieutenant de police. Or Salle ' spécifie que l'exemplaire qui devait rester aux mains du Magistrat était dans le fait confié au commissaire ancien du quartier Saint-Martin, inspecteur du cimetière des Protestants étrangers. Et c'est en effet Simonneau qui délivre un extrait « du registre des inhumations faites au cimetière des Juifs allemands » constatant le décès du graveur Heckscher^ Il semble donc de ces observations, de la fréquence des actes rédigés après 1780 par Duchesne, puis par Simonneau dans tous les quartiers, de l'absence de procès-verbaux rédigés par les autres commissaires, qu'on puisse conclure, à partir d'une certaine date, à un privilège de l'un des commissaires du quartier Saint-Martin, non seulement pour les Juifs Portugais, mais pour les Juifs de toutes origines, et cette sorte de prééminence s'expliquerait soit par une analogie naturelle avec les Protestants, soit par la densité de la population Israélite dans ce quartier, soit par la proximité du lieu d'inhumation, établi, on va le voir, non plus dans la région de la Sorbonne, comme au moyen âge ', mais à la Villette.
1. Traité des fonctions, droits et privilèges des commissaires au Chdtelet, II, p. 68.