II, p
3. Ils y enterraient encore en février 1780 selon une lettre de Pereire à Lenoir (Kahn, Civietières, p. 106) et ces difficultés n'empêchaient pas la famille d'Israël Valabrègue de faire poser une tombe sur sa fosse vers la même époque (Pièce no 138).
4. Archives israêlites, II (1841), p. 604. — De même vers la fin de 1809, après la fermeture du cimetière de Montrouge et avant la mise en service de la partie du cimetière du Mont-Louis attribuée à la Communauté de Paris par l'arrêté préfectoral du 15 juin 1809, un certain nombre de Juifs allemands furent inhumés au cimetière de la Villette. L'administration de la synagogue portugaise de la rue Saint-André des Arts essaya même de s'opposer à ces inhumations. Voy. aux archives du Consistoire israélite une lettre du 14 janvier 18 10 au préfet de la Seine. Cf. L. Kahn, Cimetières, p. 120.
5. Cl. I. Locb, Un baron juif français au XVIII^ siècle, Liefmann Calmer, dans Annuaire des Archives israêlites pour l'an du monde 5646 (i885-i{
tirent pas et les difficultés n'avaient pas cessé en septembre 1784 '. Les Portugais durent donc continuer à donner l'hospitalité aux Allemands. Au moins voyons-nous en juin et juillet 1781 porter au cimetière de Percire les enfants d'un Alsacien, d'un Polonais, d'un Wurtembergeois -, et l'on peut supposer qu'il en fut ainsi, malgré l'observation de Silveyra, jusqu'au moment où fut prêt le terrain de Montrouge.
Si les procès-verbaux publiés ici ne contiennent que des indications assez brèves sur le lieu de la sépulture, ils fournissent des renseignements plus nombreux sur les formalités qui accompagnent l'inhumation. D'une manière générale le texte de ces
p. 25 et L. Kahn. Ciineiicres, p. 100. — Ce terrain était-il contigu à la maison qu'il possédait Chaussée de la Villette et dont le gérant porte plainte le 15 juillet 1779 devant le prévôt du Cens-Commun contre un locataire ? (Arch. Nat., Z^. 4658, pièce isolée). — Il n'est peut-être pas sans intérêt de noter que sa bru, Marie-Dorothée Metzger, femme de Isaac- Antoine-Louis Calmer, avait aussi acheté le 6 juillet 1779 une maison avec jardin Chaussée de la Villette, qu'elle revendit le 29 mai 1789 (Archives de la Seine, Lettres de ratifications, 9826* et 40560 "). Voir aussi pour cette maison Arch. Nat., Z^. 46)^-4660 (14, 21 et 31 octobre 1782). — Au décès de Dorothée Metzger, la veuve Pussin, veuve en premières noces du vendeur de l'immeuble, requiert, pour la conservation des droits qu'elle peut encore avoir, l'apposition des scellés au domicile de la défunte, 24, rue de Bondy au 2^ étage. Le mari fait opposition et demande un référé devant le Lieutenant civil, offrant de placer comme gardien Frédéric Metzger, négociant, demeurant dans la même maison. Le Lieutenant civil (10 septembre 1789) renvoie les parties à l'audience et ordonne que le gardien sera tenu de se retirer (Y. 15685).
1. A cette date en effet la dame Calmer adresse au ministre des Affaires Étrangères un mémoire où elle se plaint qu'ayant acheté un terrain du consentement de Goldschmidt et autres Juifs Allemands, ceux-ci refusent de contribuer à cette dépense. Le mémoire fut simplement transmis à Lenoir et celui-ci dans son accusé de réception du 16 septembre (Archives du ministère des affaires étrangères, dossier Calmer) constate que cette affaire intéresse la justice ordinaire et qu'il y renverra !a pétitionnaire. — Cf. Archives Israélites, II (1841), p. 605.