Y 14466, annexe au scellé de Lévy (pièce
honoraires à cause de ses conclusions pour l'enterrement dud.
S. Lévy àlaVillette 20 1.
Et en effet on trouve en marge de certains procès-verbaux le reçu délivré parle secrétaire du Procureur du Roi '.
Un arrêt du Parlement en date du 29 mai 1781, relatif aux personnes à qui la sépulture ecclésiastique était refusée, décidait qu'à la requête des parents un commissaire de police ou un huissier assisterait.! l'inhumation et fixait même les honoraires de cet ofïïcier à 6 1., y compris le coût du procès-verbal - ; l'édit de novembre 1787 ' rendait la présence du commissaire obligatoire, et c'est ainsi que quelques-uns des documents que nous publions sont — • comme il a été dit — complétés par des procès-verbaux spéciaux-^ mentionnant la mise en bière au domicile du défunt ^, le transport du corps ^, l'heure, le lieu et les témoins de la sépulture.
Les conclusions du Procureur et l'ordonnance du Lieutenant de police précisent d'ailleurs les conditions de l'inhumation. L'enterrement doit être fiiit — suivant la formule commune aux Protestants et aux Juifs — « sans bruit, scandale ni appareil » ; ce qui frappe le plus, c'est qu'il est fait de nuit. Et si on ne connaissait par ailleurs l'indifférence des hommes du xviii^ siècle pour ce que nous appelons le pittoresque, on s'étonnerait de ce qu'aucun artiste, aucun voyageur, semble-
1. Cf. piiccs n°' 43,44, 45, 48, 52, 68. — L'ordonnance du Lieutenant était rendue gratuitement, et Joly de Fleury fit prendre au Parlement un arrêt (29 mai 1781) enjoignant à tous officiers de police de rendre ces ordonnances gratuitement. (Cf. Bibl. Nat. Dép. des mss. Joly de Fleury, 525, fo 189, et Isambert, Recueil ginicral des anciennes lois, XXVII, p. 52. Mais il ne semble pas que cet arrêt ait été appliqué à Paris : voy. ci-dessus p. 28, n.).