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Bevière et Jacques Mathon et l'estimation des portraits et études faite par Jean-Baptiste-Joseph Le Tillier, peintre en miniature. Lange de Paul est chargé de la restitution de ces différents objets d'art.
29 septembre 1767. — Acte de décès d'Abraham Pereire Y 11083.
L'an mil sept cent soixante sept, le mardy vingt neuf septembre, unze heures et demie du matin, nous, François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châteletde Paris, avant été requis, nous sommes transporté rue Plâtrière, en une maison à porte cochère attenant une boutique occupée par un marchand limonadier et joignant Thôtel de la Ferme généralle des postes, et ayant été introduit dans une chambre au premier étage avant vue sur lad. rue Plâtrière, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus Jacob Pereire, Juif, interprète du Roy, demeurant dans les lieux où nous sommes, paroisse Saint Eustache, S''^ Joseph et Josué Petit, frères, Juifs négociants, demeurans ensemble rue Saint Martin, paroisse Saint-Jacques de la Boucherie, et S. Salomon Silva, aussy Juif, négociant, demeurant à Paris, rue de la Croix des Petits Champs susd. paroisse Saint Eustache.
Lesquels nous ont dit qu'Abraham Pereire, âgé de dix huit jours, fils dudit S. Jacob Pereire, et de demoiselle Marie Anne Lopcz Dias, aussy Juive, est déccddé ce jourd'hui dans les lieux où nous sommes, sous l'empire de la religion judaïque sous lequel il étoit né, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater son déceds et de faire ensuitte ordonner son inhumation conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé :
Pereire, Josué Petit, Joseph Petit, Salomon de Silva.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte auxd. S""* susnommés de leurs comparutions, dire et réquisitoire cy dessus, et en conséquence nous étant approché du côté de la cheminée de lad. chambre où nous avons été introduit, comme dit est, nous y avons trouvé, enveloppé dans des langes et étendu sur le carreau, avant deux lumières, l'une à la teste et l'autre aux pieds, un cadavre masculin, qui nous a paru en très bas âge et que lesd. S" Pereire, Petit et Sylva nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences être celuy dud. Abraham Pereire fils.
Et pour faire ordonner l'inhumation dud. Abraham Pereire enfant, nous nous transporterons incessamment es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous commissaire :
Pereire, Josué Petit, Joseph Petit, Salomon de Silva, Formel.
Vu le procès verbal, je n'empesche pour le Roy le cadavre dud. Abraham Pereire être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, dans la maison du nommé... (sic), sise à la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 29 septembre 1767.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 29 septembre 1767.
De Sartine.
(En marge) : P. 1/2 d'.
Rapporté en avril 1781. Trois livres.
20 février 1768. — Acte de décès de Maria Aiitia de Paul. Y 11084.
L'an mil sept cent soixante huit, le samedy vingt février, six heures du soir, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Chàtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue de la Harpe, vis à vis la rue Poupée, en une maison dont la boutique est occupée par le S"" Merlin, libraire, et ayant été introduit en une pièce servant de cuisine au premier étage sur le derrière, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus S'' Jacob de Paul père, S'' Lange de Paul fils et S"' Jacob de Paul fils, tous trois Juifs, négociants, demeurans à Paris, savoir le premier, rue et paroisse Saint André des Arcs, le second, susd. rue de la Harpe vis à vis la rue Poupée, maison en laquelle nous sommes, paroisse Saint Séverin, et le troisième susd. rue Poupée et paroisse Saint Séverin.
Lesquels nous ont dit que Maria Anna de Paul, âgée de dix neut à vingt mois, fille dud. S. Lange de Paul et de dame Anna de Perpignan, sa femme, petitte fille dud. S. Jacob de Paul père, et nièce dud. S. Jacob de Paul fils, est déceddée ce jourd'huy entre
Îl6 DOCUMENTS SUR LES JUIFS A PARIS
une et deux heures de l'après midv, dans la pièce où nous sommes, chez sesd. père et mère sous l'empire de la religion judaïque sous lequel elle étoit née, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater son déceds et de faire ensuitte ordonner son inhumation conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé, led. S"' Jacob de Paul père en caractères hébraïques, dans lesquels il a déclaré signer ordinairement et ne savoir signer autrement, de ce enquis suivant l'ordonnance. Rayé au présent réquisitoire cinq mots nuls.
Jacob de Paul Çbebr.), Lakge de Paul, Jacob de Paul fils.
Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susd., avons donné acte auxd. S" de Paul de leurs comparutions, dire et réquisitoire cy dessus, et en conséquence nous étant approché d'un petit lit formé par un matelat placé sur deux fauteuils foncés de canne mis en regard dans lad. pièce où nous sommes, nous avons trouvé exposé sur led. matelat le cadavre d'une jeune fille, qui nous a paru en effet de l'âge d'environ vingt mois et que lesd. S"^^ de Paul nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences être celuy de lad. Maria Anna de Paul.
Et pour faire ordonner l'inhumation de lad. Maria Anna de Paul nous nous transporterons au plustot es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoi nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous commissaire, led. S"^ Jacob de Paul père en caractères hébraïques, sa signature ordinaire, ayant déclaré ne savoir signer autrement, de ce enquis suivant l'ordonnance :
Jacob DE PAUL(/;i'/'r.), Laxge de Paul, Formel, Jacob de Paul.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Rov le cadavre de lad. Marie Aune de Paul être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, au cimetière des Juifs à la \'illette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 20 février 1768.
MOREAU
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 20 février 1768.
De Sartike.
II juillet 1768. — Acfe de licccs de Marie Anne Bernard de Valahrègue Y II 084.
L'an mil sept cent soixante huit, le lundy unze juillet, une heure de relevée, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue de Seine, quartier Saint Germain des Préz, en une maison située presque vis à vis celle du Colombier et dont le rez de chaussée est occupé par un pâtissier, et ayant été introduit dans un appartement au premier étage ayant vue sur lad. rue de Seine, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus S. Israël Salon et S. Israël Ravel, tous deux Juifs, négocians, demeurans le premier, rue de la Vieille Bouderie, paroisse Saint Sévcrin, et le second, susd. rue de Seine, paroisse Saint Sulpice.
Lesquels nous ont dit que demoiselle Marie Anne Bernard de Valahrègue, âgée de dix sept ans, fille de Sieur Israël Bernard de Valahrègue, interprête du Roy, et de demoiselle Esther Salon, son épouse, demeurans dans l'appartement où nous sommes, est déceddée ce jourd'huy vers les cinq heures du matin chez sesd. père et mère, avec lesquels elle demeuroit, dans une chambre dépendante dud. appartement, avant vue sur la cour de lad. maison, après avoir essuyé une maladie de cinq à six jours, dans les sentimens de la religion judaïque, dans lesquels vivent lesd. S. et D"'= ses père et mère, qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater le décès de lad. D"« Marie Anne Bernard de Valahrègue et de faire ensuitte ordonner son inhumation conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé :
Israël Ravel, Israël Salom.
Sur quov nous, conseiller du Roy, commissaire susd., avons donné acte auxd. S^'^ Salon et Ravel de leurs comparutions, dire et réquisitoire cy-dessus, et en conséquence étant entré dans lad. chambre ayant vue sur la cour de lad. maison, nous avons trouvé exposé sur de la paille sur le carreau, et enveloppé d'un linceul, un cadavre féminin, qui nous a paru en effet de l'âge d'environ dix sept ans et que lesd. S'^ Salon et Ravel nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences être celuy de lad. D"^ Marie Anne Bernard de Valabrèa^ue.
Il8 DOCUMENTS SUR LES JUIFS A PARIS
Et pour faire ordonner l'inhumation de lad. D"« Marie Anne Bernard de Valabrègue, nous nous transporterons au plus tôt es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous commissaire :
Formel, Israël Salom, Israël Ravel.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de la D"« Marie Anne Bernard de Vallebrèque être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, dans le cimetière des Juifs à la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'v veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce ii juillet 1768.
Moreau.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 1 1 juillet 1768.
De Sartine.
ÇEn marge) : Rapporté en avril 1781. Trois livres.
27 décembre 1768. — Acte de décès d'Anne de Perpignan épouse de Lange de Paul Y 11084.
L'an mil sept cent soixante huit, le mardy vingt sept décembre, quatre heures de relevée, en l'hôtel et par devant nous, Louis François Formel, conseiller du Rov, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, sont comparus S. Jacob de Paul fils, S. Israël Salon et S. Josué Petit, tous trois Juifs, négociants, demeurants à Paris, sçavoir led. S. de Paul rue Poupée, quartier Saint André des Arcs, paroisse Saint Séverin, led. S. Salon, rue de la Vieille Bouderie, même paroisse, et led. S. Petit rue Saint Martin, paroisse Saint Jacques de la Boucherie.
Lesquels nous ont dit que D"^ Anna de Perpignan, âgée de trente ans ou environ, épouse du S"" Lange de Paul, aussy Juif, négociant, demeurant rue de la Harpe, vis à vis la rue Poupée, est décédée ce jour d'huy vers le midy, à la suitte d'une maladie de couche dans les lieux occupés par led. S'' son marv et elle, au premier étage d'une maison seize susd. rue de la Harpe, vis à vis lad. rue Poupée, dont le sieur Merlin, libraire, occupe le rez de chaussée, qu'elle
est décédée dans les sentimcns de la religion judaïque qu'elle professoit, et qu'ils requièrent que nous nous transportions présentement avec eux danslesd. lieux à l'effet de constater le décès de lad. dame de Paul et de faire ensuitte ordonner son inhumation conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet Et ont signé :
JosuÉ Petit, Israël Salom, Jacob de Paul fils.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte auxd. S''* de Paul, Salom et Petit de leurs comparutions, dires et réquisitoire cy dessus, et en conséquence pour satisfaire à leurd. réquisitoire nous nous sommes à l'instant transporté avec eux susd. rue de la Harpe en la maison cy devant désignée, et avant été introduit dans une chambre au premier étage sur la rue, faisant partie des lieux qui nous ont été déclarés être occupés par led. S"" Lange de Paul, uous y avons trouve une bierre posée sur des chaises ; ayant fait lever les planches du dessus d'icelle, nous y avons vu enveloppé dans un linceul un corps mort féminin, qui nous a paru de l'âge d'environ trente ans, et qui nous a été déclaré estre celuy de lad. D"^ Anna de Perpignan, femme dud. S. Lange de Paul, ce que lesd. S""^ Jacob de Paul, Salom et Petit nous ont affirmé en leurs âmes et consciences.
Et pour faire ordonner l'inhumation de lad. D"<^ épouse dud. S'' Lange de Paul nous nous transporterons au plutost es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valloir ce que de raison. Et ont signé avec nous commissaires, approuvé en ces présentes, le nom De Paul comme bon ' :
JosuÉ Petit, Israël Salom, Formel, Jacob de Paul.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Anna de Perpignan femme Lange de Paule être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, dans le cimetière des Juifs à la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 27 décembre 1768.
MOREAU
I. Le scribe avait primitivement écrit Paule, IV final a été ensuite partout effacé.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 27 Xbre 1768.
De Sartine.
ÇEn marge ;) Rapporté en avril 1781. Trois livres.
3 avril 1769. — Acte de décès de Moxsc Bernard de J'alahrègiic. Y. 11085
L'an mil sept cent soixante neuf, le lundy trois avril, une heure de relevée, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue de Seine, quartier Saint Germain des Préz, en une maison située presque vis à vis celle du Colombier et dont le rez de chaussée est occupé par un pâtissier, et ayant été introduit dans un appartement au premier étage ayant vue sur lad. rue de Seine, nous v avons trouvé et par devant nous sont comparus S" Josué Petit et Jacob de Paul fils, tous deux Juifs, négociants demeurant à Paris, le premier rue Saint Martin, paroisse Saint Jacques de la Boucheiie, et le second, rue Poupée, quartier et paroisse Saint Séverin.
Lesquels nous ont dit que S"" Moyse Bernard de Valabrègue, âgé de quinze ans ou environ, fils de S"" Israël Bernard de Valabrègue, interprète du Roy, et de demoiselle Esther Salon, son épouse, demeurants dans l'appartement où nous sommes, est décédé ce jourd'huy vers les sept heures du matin, chez sesd. père et mère, avec lesquels il demeuroit, dans une chambre dépendante dudit appartement ayant vue sur la cour de lad. maison, après avoir essuyé une maladie de fièvre putride depuis quatre à cinq jours, dans les sentimens de la religion judaïque dans lesquels il vivoit et vivent lesd. S"" et demoiselle ses père et mère, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater le décès dud. S"" Moyse Bernard de \^alabrègue et de faire ordonner son inhumation conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé :
JosuH PmiT, Jacob de Paui. fii.s.
Sur quov nous, conseiller du Roy, commissaire susd., avons donné acte auxd. Si"^ Petit et de Paul de leurs comparutions, dire et réquisitoire cv dessus, et en conséquence étant entré dans lad. chambre ayant vue sur la cour de lad. maison, nous avons trouvé étendu sur le carreau et enveloppé de linceuls un cadavre mas-
AU XVm'^ SIECLE 121
culin qui nous a paru en effet de l'âge d'environ quinze ans et que les dits S" Petit et de Paul nous ont déclaré et et affirmé en leurs âmes et consciences estre celuy dud. S"" Moyse Bernard de Valabrègue.
Et pour faire ordonner l'inhumation dud. S"" Moyse Bernard de Valabrègue, nous nous transporterons au plutost es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour sen'ir et valloir ce que de raison. Et ont signé avec nous commissaire :
JosuÉ Petit, Jacob de Paul fils, Formel.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Moyse Bernard de \'alabrègue être inhumé au cimetière des Juifs à la \'illette, et être enjoint aux officiers du guet et de police, d'y veiller et prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 3 avril 1769.
Mo RE AU.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 3 avril 1769.
De Sartin'e.
(El! nnirgc ;) Habui 1/2 duri. de Joigny. Rapporté en avril 1781. Trois livres.
27 août 1769. — Acte de décès de BeUic Louis Aaron Y 11085.
L'an mil sept cent soixante neuf, le dimanche vingt sept aoust, six heures du soir, nous, Louis François Formel, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Étuves, quartier Saint Martin, en une maison tenue garnie par le S'' Roullct de Latour, et ayant été introduit en une salle au rez de chaussée ayant vue sur le derrière, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus Louis Aaron, Juif, négociant de la ville d'Amsterdam en Hollande, arrivé à Paris le dix huit du présent mois et logé depuis son arrivée en la maison où nous sommes, paroisse Saint Nicolas des Champs, Si'Mayer Hadamar, Juif, négociant de la ville de Metz, logé à Paris chez Antoine, débitant de bierre et logeur, rue Beaubourg, paroisse Saint Mery, et S"" Lion Zacharie, aussy Juif, négo-
ciant de la ville de Rotterdam en Hollande, loge à Paris, rue Geoifroy Langevin, chez Godin, cordonnier et logeur, susd. paroisse Saint Mer^'.
Lesquels nous ont dit que Bellie Louis Aaron, âgée de deux ans passés, fille dud. Louis Aaron et de Abigaïl Lion, sa femme, laquelle enfant est arrivé («c) avec luy à Paris led. jour dix huit du présent mois d'aoust, y est décédé dans la salle où nous sommes, hier samedy vers les cinq heures du matin, sous l'empire de la religion judaïque, sous lequel vivent ses père et mère et sous lequel elle est née, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater le décès de lad. Bellie Louis iVaron et de faire ordonner son inhumation conformément aux déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé, à l'égard dud. Aaron en caractères hébraïques.
M. Hadamar ■, Louis Aarom (hebr.), Lion Zacharie.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte aux comparants de leurs comparutions, dire et réquisitoire cy dessus, et en conséquence ayant apparu dans lad. salle une bierre en bois de sapin posée sur deux chaises et dont le dessus n'étoit point arrêté, ayant fait lever led. dessus, nous avons trouvé étendu dans lad. bierre et enveloppé de linceuls un corps mort féminin, qui nous a paru en effet de l'âge d'environ deux ans, et que lesd. comparants nous ont déclaré et afhrmé en leurs âmes et consciences estre celuy de lad. Bellie Louis Aaron.
Et pour faire ordonner l'inhumation de lad. Bellie Louis Aaron, nous nous transporterons au plutost es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet eftet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour ser\ir et valoir ce que de raison. Et ont signé, à l'égard dud. Aaron en caractères hébraïques :
M. Hadamar, Louis Aaron {hehr.), Lion Zacharie, Formel.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de Bellie Louise (sic) Aaron être inhumé à la \'illette, au cimetière des Juifs, sans bruit, scandale ni apareil, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 27 aoust 1769.
MOREAU
I. La signature d'Hadamar est — dans cette pièce et dans celles qui suivent — généralement accompagnée d'une seconde signature hébraïque.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 27 aoust 1769.
De Sartine.
(En marge) : Pauvre.
i«r janvier 1770. — Acle de décès de Noé Vidal Y 11086.
L'an mil sept cent soixante dix, le lundy premier janvier, huit heures du soir, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Fossez Saint Germain des Préz, autrement ditte de la Comédie françoise, en une maison neuve, près la rue des Cordeliers, occupée au rez de chaussée par un marchand bonnetier, et ayant été introduit en un appartement au second étage au dessus de l'entresolle ayant vue sur la rue, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus S"^ Salomon Ravel, Juif négociant, demeurant à Paris, rue Gallande, à l'hôtel de Lesseville, paroisse Saint Séverin, S"" Aaron Ravel, aussi Juif, négociant, demeurant à Paris, rue de Seine, quartier Saint Germain des Préz, paroisse Saint Sulpice, à l'hôtel d'Espagne, et S"" Jacob de Paul fils, pareillement Juif, négociant, demeurant à Paris, rue Percée, même paroisse Saint Séverin.
Lesquels nous ont dit que S"" Noé Vidal, âgé de cinquante huit ans ou environ, aussi Juif, négociant, lequel demeuroit dans l'appartement où nous sommes, y est décédé cejourd'huy il y a environ une heure et demie, à la suitte d'une longue maladie, en une chambre à coucher dépendante dud. appartement et ayant vue sur le derrière, dans les sentiments de la religion judaïque, sous l'empire de laquelle il vivoit et qu'il exerçoit, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater led. déceds et de faire ordonner l'inhumation dud. S"" Noé Vidal conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé :
Salomon Ravel, Aaron Ravel, Jacob de Paul fils.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte auxd. S"" Ravel et S'' De Paul de leurs comparutions, dires et réquisitoire cy dessus et, en conséquence, nous étant fait introduire dans lad. chambre, nous avons trouvé en icelle étendu sur le carreau et enveloppé dans des linges un corps mort masculin, qui nous a paru en effet de l'âge de cinquante huit ans ou environ et que lesd. S''^ com-
parants nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et conscience estre celui dud. S.Noé \'idal.
Et pour faire ordonner l'inhumation dud. S'' Noé \'idal nous nous transporterons au plutost es hôtels de Monsieur le Procureur du Rov et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès-verbal pour servir et valoir, ce que de raison. Et ont signé :
Sai.omox Ravel, Arok Ravel, Formel, Jacor de Paul fils.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Rov le cadavre dud. Noé Vidal être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, au cimetière des Juifs scis à la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'v veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce premier janvier 1770. Deux mots rayés nuls.
MOREAU
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce premier janvier 1770.
De Sartine.
(£;/ mar^c) : Rapporté en avril 1781. Trois livres.
27 mars 1770. — Acte de dccès de Johanan l'idal de MiUihaii Y 110S6.
L'an mil sept cent soixante dix, le mardy vingt sept mars, sept heures et demie du matin, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Saint André des Arts à l'entrée de lad. rue, du coté de la place du Pont Saint Michel, à gauche en v entrant par lad. place, maison dont le rez de chaussée est occupé par un débitant de billets de lotterie, et ayant été introduit en un appartement au second étage ayant vue sur lad. rue Saint André des Arts, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus S"" Jacob de Paul père. S"" Israël Moyse et S-" Abraham de Montaux, tous trois Juifs, négocians, demeurants à Paris, led. S"" de Paul, susd. rue Saint André des Arts, paroisse Saint Séverin, et lesd. S''^ Movse et de Montaux, même rue et paroisse Saint André des Arts.
Lesquels nous ont dit que S-^ Johanan Vidal de Millihau, âgé de quatre vingts ans passés, aussi Juif, négociant, lequel demeuroit dans l'appartement où nous sommes, y est déceddé ce
jourd'liui vers les quatre heures du matin, à la suitte d'une maladie de dévoyement occasionnée par une indigestion qui lui est survenue il y a environ trois semaines, en une chambre à coucher dépendante dud. appartement et ayant vue sur la rue, dans les sentimens de la religion judaïque, sous l'empire de laquelle il vivoit et qu'il exerçoit, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater led. déceds et défaire ordonner l'inhumation dud. S"" Joanan Vidal de Millihau conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé, à l'égard dud. S'' de Paul père en caractères hébraïques, sa signature ordinaire, ainsi qu'il nous a déclaré. Rayé cy dessus six mots nuls.
Jacob de Paul (bcbr.), Israël Moysk, Moxtaux.
Sur quoy nous, comtnissaire susd., avons donné acte auxd. S'^ de Paul, Moyse et de Montaux de leurs comparutions, dire et réquisitoire cy dessus, et en conséquence nous étant fait introduire dans lad. chambre, nous avons trouvé en icelle, étendu sur le carreau et enveloppé dans des linges, un corps mort masculin, qui nous a paru en effet de l'âge de quatre vingt ans ou environ et que lesd. S''^ comparants nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences estre celui dud. S'' Johanan Vidal de Millihau.
Et pour faire ordonner l'inhumation dud. S'' Johanan \'idal de Millihau, nous nous transporterons au plutost es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé, à l'égard dud. S'' De Paul en caractères hébraïques, sa signature ordinaire ainsi qu'il l'a déclaré.
Jacob de Paul Çhebr.), Israël Moyse, Moxtaux, Formel.
Vu le procès verbal je n'empêche pour le Rov le cadavre dud. Johanan Vidal de Millihau être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, au cimetière des Juifs à la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller .et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 27 mars 1770.
MOREAU
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 27 mars 1770.
De Sartine.
(En marge .) Rapporté en avril 17S1. Trois livres.
I2é DOCUMENTS SUR LES JUIFS A PARIS
15 mai 1770. — Acte de décès de Marie Simon Y 15278.
Du mardy quinze may mil sept cent soixante dix, huit heures du matin.
Nous, Hugues PhiHppes Duchesne^ conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Saint Martin, dans une maison dont la boutique est occupée par le S. Bergerot, maitre fayencier, monté au troisième étage d'icelle et entré dans une chambre ayant vue sur lad. rue, y avons trouvé et par devant nous sont comparus Anselme Mathis, négotiant, Juif de Landau en Alsace, demeurant à Paris, rue des Vieilles Étuves Saint Martin, maison de Colin, blanchisseur, et Joseph Lév\, Juif de Cracovie, boucher, demeurant à Paris, rue Geoffroy Langevin, maison de la veuve Boursier, tenant chambres garnies.
Lesquels nous ont dit que Marie Simon, âgée d'environ deux ans et demie, fille de Jacob Simon, Juif de Bruxelles, graveur en pierres, et de Sara Simon sa femme, professant l'un et l'autre la religion juive, est décédée ce jôurd'huv environ une heure du matin, de maladie, dans la chambre où nous sommes. Pourquoy ils requièrent que le cadavre de lad. Marie Simon, que led. Jacob Simon et sa femme avoient intention d'élever dans leur religion, soit inhumé dans le lieu destiné à la sépulture des Juifs. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte aux comparans. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre féminin gissant dans lad. chambre, lesd. comparans et Jacob Simon à ce présent nous ont déclaré, certiffié et attesté que c'est celuy de lad. Marie Simon, lequel cadavre a été par nous laissé en la garde dud. Jacob Simon, son père, qui a promis de ne point le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par AL le Lieutenant général de police sur le présent procès verbal que nous avons fait et dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous, led. Anselme Mathis en hébreu, ayant déclaré ne sçavoir point signer en françois. Rayé en ces présentes quatre mots nuls et approuvé les les mots Jacob surchargés '.
Joseph Lévv, Anselme AL\THis(/;f /'/-.), Jacob Simox, Duchesxe.
I . Le rédacteur avait d'abord écrit : Charles, au lieu de Jacob.
AU XVIir SIECLE 127
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de laditte Marie Simon être inhumé dans le lieu destiné à la sépulture des Juifs, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce quinze may 1770.
MOREAU
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce quinze may 1770.
De Sartine.
{En marge) : Charité.
30 août 1770. — Acte de décès de Jacob Coste. Y iio8é.
L'an mil sept cent soixante dix, le jeudy trente aoust, six heures du soir, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue de l'Étoille, quartier Saint Paul, en une maison ayant pour enseigne le Cheval noir, occupée par le S"" Brunier, marchand fripier, qui y tient chambres garnies, et ayant été introduit en une chambre au premier étage ayant vue sur lad. rue de l'Étoille, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus Abraham Coste, Juif, négociant, demeurant ordinairement en la ville de Bordeaux, étant de présent à Paris logé en la maison où nous sommes, paroisse Saint-Paul, S"" Jacob de Paul père et S'' Abraham de Montaux, tous deux aussy Juifs, négocians, demeurants à Paris, rue et paroisse Saint-André des Arcs.
Lesquels nous ont dit que Jacob Coste, âgé de deux ans et demy passez ou environ, fils dud. Abraham Coste et de Esther Albarez Cardos, sa femme, aussy Juive, est déceddé ce jourd'huy vers une heure de relevée, dans la chambre où nous sommes, à la suitte d'une maladie de fluxion de poitrine, sous l'empire de la religion judaïque que professent sesd. père et mère et sous lequel il est né, et qu'ils ont requis notre transport à l'effet de constater led. déceds et de faire ordonner l'inhumation dud. Jacob Coste conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé, à l'égard du S. de Paul père, en caractères hébraïques, sa signature ordinaire, ainsy qu'il nous a déclaré :
Abram Coste, Jacob de Paul (hebr.), Montaux.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte aud. Coste et auxd. S''^ de Paul et de Montaux de leurs compamtions, dire et
réquisitoire cv-dessus. Et en conséquence, après qu'il nous est apparu dans lad. chambre du cadavre d'un jeune garçon, qui nous a paru en effet de l'âge de deux ans et demv ou environ, enveloppé d'un drap et exposé sur une table, lesd. comparans nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences led. cadavre être celuy dud. Jacob Coste.
Et pour faire ordonner l'inhumation dud. Jacob Coste nous nous transporterons au plus tôt es hôtels de Monsieur le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quov nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous commissaire, à l'égard dud. S. de Paul en caractères hébraïques, sa signature ordinaire, ainsy qu'il l'a déclaré :
Jacob de Paul (hchr.), Montaux, Ahkam Coste, Formel.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Jacob Coste être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, au cimetière des Juifs à la \'illette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 50 aoust 1770.
Moreau.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 30 aoust 1770.
De Sartixe.
(Eu marge) : Rapporté en juillet 1781, Trois livres.
3 septembre 1770. — Acte de dëccs d'Isaac de Paul. Y 11086.
L'an mil sept cent soixante dix, le lundy trois septembre, une heure de relevée, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Chàtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue de la Harpe, vis à vis celle Poupée, en une maison occupée au rez de chaussée par le S'' Merlin, libraire, et ayant été introduit en un appartement au premier étage ayant vue sur la rue, occupé par le S"^ Lange de Paul, Juit, négociant, nous y avons trouvé et par devant nous sont comparus : S""^ Jacob de Paul fils et Abraham de Montaux, tous deux Juifs, négociants, demeurants en cette ville, le premier, rue Poupée, paroisse Saint Séverin, et l'autre, rue et paroisse Saint-André des Ar;s.
Lesquels nous ont dit que Isaac de Paul, âgé de deux ans et demy ou environ, neveu dud. Jacob de Paul, comparant, et fils dud. S"" Lange de Paul et de demoiselle Anna Perpignan, est déceddé il y a environ quatre heures, par suitte d'une maladie de convulsions, sous l'empire de la religion judaïque sous lequel il étoit né et que professent sesd. père et mère, dans une chambre à coucher dépendante de l'appartement où nous sommes et ayant vue sur le derrière, et qu'ils ont requis notre transport à l'eflet de constater led. décès et de fiiire ordonner l'inhumation dud. Isaacde Paul conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé. Approuve cy dessus le nom Anna comme bon quoyque surchargé en partie".
Jacob de Paui. fils, Moxtaux.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte auxd.S'^de Paul et Montaux de leurs comparution, dire et réquisitoire cydessus, et, en conséquence, nous étant fait introduire dans lad. chambre, nous avons trouvé couché dans un lit d'enfant y étant un corps mort masculin, qui nous a paru en effet de l'âge d'environ deux ans et demy, et que lesd. S"^^ comparants nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences être celuy dud. Isaac de Paul.
Et pour faire ordonner l'inhumation dud. Isaac de Paul nous nous transporterons au plutost es hôtels de M. le Procureur du Roy et de M. le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à cet effet.
Dont et de quoy nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé :
Jacob de Paul fils, Moxtaux, Formel.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Isaac de Paul être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, au cimetière des Juifs à la \'illette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 3 septembre 1770.
Moreau.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce trois septembre 1770.
De Sartixe.
(^En marge) : Rapporté en juillet 1781. Trois livres.