‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 63 sur 127 · I. Carlsruhe (Bade · texte numérisé non relu

I. Carlsruhe (Bade

Soit fait ainsv qu'il est requis. Ce vingt sept juin 1771.

De Sartive.

(£« marge ) : Charité.

17 juillet 1771 . — ^f/^ de décès de Sahwou, fils de Lazard Jacoh. Y 15279.

Du mercredy dix sept juillet mil sept cent soixante unze, trois heures de relevée.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Brisemiche dans une maison dont le sieur Dimanche, huissier, est principal locataire, où étant monté au deuxième étage et entré dans une chambre ayant vue sur une cour, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Mayer Hadamar, Juif de Metz, demeurant rue des Vieilles Étuves Saint Martin, chez le nommé Fournier, tenant chambres garnies, et Lion Zacharie, Juif d'Hollande, demeurant rue Geoffroy Langevin, chez le S"" Godin, aussv tenant chambres garnies.

Lesquels nous ont dit que le nommé Salomon, âgé d'environ six à sept mois, fils de Lazard Jacob, Juif de Velange ' près de Sarrelouis, et de sa femme, dont ils ignorent le nom, est décédé ce jour d'huy dans la matinée, dans lad. chambre, que, comme il auroit été élevé dans la religion judaïque, ils requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte: Et après qu'il nous est apparu du cadavre dud. enfant gissant sur un lit étant dans lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté être celuy dudit Salomon, fils dudit Lazare Jacob, nous l'avons laissé en la garde des comparants, sans pouvoir par eux le faire inhumer qu'il n'ait été au préalable statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Ht ont les comparans signé avec nous :

Liox Zacharie M. Hadamar Duchesne.

I. Welling, sur la gauche de la Sarre, bailluge de Mertzick ; aujourd'hui WellinireD, cercle de Boulav.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Salomon être inhumé à la Mllette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce dix sept juillet MVII'= soixante unze.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait le 17 juillet 1771.

De Sartine.

(£;; marge) : Charité.

7 septembre 1771. — Acte de décès d'Alcan Israël. Y 15279

Du samedy sept septembre mil sept cent soixante unze, sept heures du soir.

saire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Étuves Saint Martin, dans une maison tenue garnie par le nommé Delatour, où étant monté au deuxième étage et entré dans une chambre avant vue sur lad. rue, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Lion Zacharie, Juif d'Hollande, demeurant rue Geoffroy Langevin, chez le S'' Godin, tenant chambres garnies, et Nathan Grodwal, Juif de Metz, demeurant rue Saint Martin, chez le S"" Anginot, marchant boursier.

Lesquels nous ont dit que le nommé Alcan Israël, Juif de Furtc ■ proche Nuremberg en Allemagne, âgé d'environ trente ans, est décédé ce jour d'huy vers l'heure de midy, de suitte de maladie, dans la chambre où nous sommes, professant la religion judaïque. Pourquov requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre masculin gissant sur un lit étant dans lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy dud. Alcan Israël, nous l'avons laissé en leur garde, sans pouvoir par eux le faire inhumer qu'il n'ait été au préalable statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès-

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