‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 64 sur 127 · I . Fùrth (Bavitre · texte numérisé non relu

I . Fùrth (Bavitre

verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont les comparans signé avec nous :

Nathan Gradul, Duchesne, Lion Zacharie.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Alcan Israël être inhumé à la Villette, dans la cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce sept septembre MMl^ soixante et unze.

Moreau.

Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait le 7 septembre 1771.

De Sartine. (fn marge) : Charité.

24 septembre 1771 . — Acte de décès de Manon Aaron. Y 15279.

Du mardy vingt quatre septembre mil sept cent soixante unze, trois heures de relevée.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Etuves Saint Martin, dans une maison tenue garnie parle nommé Simonnct, où étant monté au quatrième étage et entré dans un cabinet ayant vue sur la cour, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Jonas Nathan, Juif de Verspold ' en Allemagne, demeurant rue Geoffroy Langevin, chez le nommé Mangeot, tenant chambres garnies, et Mayer Tresfus, Juif d'Alsace, demeurant rue Beaubourg, chez le nommé Antoine, marchand de bierre.

Lesquels nous ont dit que Manon Aaron, âgée d'environ un an, fille d' Aaron Moyse, Juif de Francfort en Allemagne, et de Frade Samuel, sa femme, professant la religion judaïque, est décédée la nuit dernière entre minuit et une heure, de suite de maladie, dans le cabinet où nous sommes. Pourquoi requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu d'un enfant paroissant âgé

I. Versmold, cercle de Halle, présidence de Minden, Westphalie?

d'environ un an, gissant sur un lit étant dans ledit cabinet, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy de lad. Manon Aaron, nous l'avons laissé en leur garde, sans pouvoir par eux le faire inhumer qu'il n'ait été au préalable statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont les comparans signé en hébreux, ayant déclaré ne sçavoir écrire en françois, de ce interpellés. Rayé en ces présentes trois mots comme nuls.

DucHESNE, JoNAS Nathan f/jc'/'r.j, Mayer Tresfus fMr.j

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Manon Aaron être inhumé dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt quatre septembre MVII*^ soixante unze.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 24 septembre 1771.

De Sartine.

(£;; marge) : Charité.

26 septembre 1771. — Acte de décès de Charlotte Aaron. Y 15279.

Du jeudy vingt six septembre mil sept cent soixante unze, dix heures du matin.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Étuves Saint Martin, dans une maison tenue garnye par le nommé Simonnet, où étant monté au quatrième étage et entré dans un cabinet ayant vue sur la cour, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Jonas Nathan, Juif de Verspold ' en Allemagne, demeurant rue Geotfroy Langevin, chez le nommé Mangeot, tenant chambres garnies, et Mayer Tresfus, Juif d'Alsace, demeurant rue Beaubourg, chez le nommé Antoine, marchand de bierre.

Lesquels nous ont dit que Charlotte Aaron, agêe d'environ cinq

Versmold, cercle de Halle, présidence de Minden, Westphalie ?

ans, fille d'Aaron Moyse, Juif de Francfort en Allemagne, et de Frade Samuel, sa femme, professant la religion judaïque, est décédée de suite de maladie ce jourdhuy vers les quatre heures du matin, dans le cabinet où nous sommes. Pourquov requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un entant, paroissant âgé d'environ cinq ans, gissant sur un lit étant dans ledit cabinet, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy de laditte Charlotte Aaron, nous l'avons laissé en leur garde, sans pouvoir par eux le faire inhumer qu'il n'ait été au préalable statué par Monsieur le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont les comparans signé en hébreux, ayant déclaré ne sçavoir écrire en françois, de ce interpellés.

DucHESN'H, JoxAs Nathax (hchr.), Mayer Tresfus (hehr.).

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Rov le cadavre de lad. Charlotte Aaron être inhumé à la \'illette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt six septembre 1771.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 26 septembre 1771.

De Sartixe.

(E;/ marae) : Charité.

27 septembre 1771. — ■ Acte de (Jcccs de Sara Racbe! Lopes Snasso. Y 11087.

L'an mil sept cent soixante unze, le vendredv vingt sept septembre, unze heures et demie du matin, nous, Louis François Formel, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, avant été requis, nous sommes transporté rue de Tournon, au coin de la rue du Petit Bourbon, faubourg Saint Germain, en l'hotcl garny de Chàtillon, et avant été introduit en une chambre au premier étage ayant vue sur la rue du Petit Bourbon, faisant partie dud. hôtel garny, nous y avons trouvé et pardevant nous sont comparus S"" Daniel Cardozo junior, Juif Portugais,

demeurant ordinairement en hi ville d'Amsterdam en Hollande, étant de présent à Paris, logé en l'hôtel garni où nous sommes, paroisse Saint Sulpice, S"" Jacob de Paul père, Juif, négociant, demeurant à Paris rue Saint André des Arts, paroisse Saint Séverin, S"" Jacob de Paul fils, Juif, négociant, demeurant à Paris, rue Poupée susd. paroisse Saint Séverin, et S"^ Abraham de Montault, Juif, négociant, demeurant à Paris, rue et paroisse Saint André des Arts.

Lesquels nous on dit que dame Sara Rachel Lopes Suasso, âgée de trente un ans ou environ, épouze de M. Moïse Van Jeronimo Lopes Suasso, tous deux Juifs Portugais, demeurant ordinairement à la Haye, en Hollande, et arrivés à Paris depuis le deux du présent mois, à raison du rétablissement de la santé de lad. dame Lopes Suasso, laquelle était attaquée de maladie de poulmons, est décédée ce jour d'huy entre deux et trois heures du matin, à la suitte de lad. maladie, dans la chambre où nous sommes, faisant partie de l'appartement qu'ils occupoient et que led. S. Lopes Suasso occupe encore aud. hôtel garny de Châtillon, sous l'empire et dans les sentimens de la religion judaïque, dans laquelle ils sont néz et qu'ils ont toujours professée, et que lesd. S""^ comparants ont requis notre transport à l'effet de constater led. décès et de faire ordonner l'inhumation de lad. dame Lopes Suasso conformément aux Déclarations de Sa Majesté rendues à ce sujet. Et ont signé, à l'égard dud. S'' de Paul père en caractères hébraïques, sa signature ordinaire, ainsi qu'il nous a déclaré. Rayé cy dessus... (sic) mots nuls. Damel Cardozo junior, Jacob de Paul (bcbr.j, Jacob de Paul fils, Moxtaux.

Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susd., avons donné acte auxd. sieurs comparants de leurs comparution, dire et réquisitoire cy dessus. Ht en conséquence, après qu'il nous est apparu dans lad. chambre d'un corps mort féminin, qui nous a paru en effet de l'âge d'environ trente ans, enveloppé d'un linceul, couvert d'un drap et exposé sur le carreau, lesd. S""^ comparants nous ont déclaré et affirmé en leurs âmes et consciences led. corps mort estre celui de lad. dame Lopes Suasso.

Et pour faire ordonner l'inhumation de lad. dame Lopes Suasso nous nous transporterons au plutost es hôtels de M. le Procureur du Roy et de Monsieur le Lieutenant général de police pour obtenir leurs conclusions et ordonnance à ce sujet.

Dont et de quoi nous avons rédigé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous commis-

saire, à l'égard dud. S"" de Paul père en caractères hébraïques, sa signature ordinaire, ainsi qu'il nous l'a déclaré :

Daniel Cardozo junior, Jacob de Paul (hehr.), MoNTAUx, Jacob de Paul fils, Formel.

'Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Sara Rachel Lopes Suasso, épouse dud. Moyse Van Jeronimo Lopes Suasso être inhumé sans bruit, scandale ni apareil, dans le cimetière des Juifs à la Villette, et être enjoint aux oiîiciers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 27 septembre 1771.

More AU.

Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 27 septembre 1771.

De Sartike.

(En marge) : Habni 20 1. De Joigay.

Rapporté en juillet 1781. Trois livres.

21 novembre 1771 . — Jcic de décès de Pala Naphtali Lazare. Y 15279.

Du jeudy vingt un novembre mil sept cent soixante unze, trois heures de relevée.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Chàtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue du Poirier, dans une maison occupée parle nommé Ratte, cordonnier, et tenant chambres garnies, où étant monté au premier étage et entré dans une chambre ayant vue sur la cour, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Salomon Bernard Cahin, Juif de Metz, logeant à Paris rue des Vieilles Etuves, chez le nommé Roulet, et Pasquin Monem, aussv Juif de Metz, logeant à Paris rue Saint Martin, chez le S"" Rivière, maitre perruquier.

Lesquels nous ont dit que Pala Naphtali Lazare, âgée de huit ans, fille de Naphtali Lazare, Juif Anglois, et de Petsi sa femme, est décédée ce jourdhuv une heure du matin, de suitte de maladie, dans la chambre 011 nous sommes, professant la religion judaïque. Pourquoy requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition avons dounné acte. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre féminin gissant dans un lit étant en lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté être celui

de lad. Pala Nephtali Lazare, iceluy cadavre a été par nous laissé en leur garde, sans par eux pouvoir le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :

P. MONNHEIM, SaLOMON BeRKARD CaHEN ', DUCHESNE.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. (sic) Pala Nephtali Lazare être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt un novembre 1771.

MOREAU

Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce 21 novembre 1771.

De Sartine.

(En mar^e :) Charité.

6 février 1772. — Acte de décès de Devaurc, fille de Jacob Moyse. ^ Y 15280.

Du jeudy six février mil sept cent soixante douze, neuf heures du matin.

saire au Chàtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Étuves Saint Martin, chez le nommé Fournier, tenant chambres garnies, où étant et entré dans une chambre au rez de chaussée, pardevant nous sont comparus S'' Mayer Hadamar, agent des Juifs de Metz, demeurant susdite rue, maison dud. Fournier, et Moyse Benjamin, Juif de Prague, demeurant rue Geoffroy Langevin, maison de la veuve Boursier, tenant chambres garnies.

Lesquels nous ont dit que Devauré, fille de Jacob Moyse, Juif de Metz, âgée d'environ quatre mois, est décédée hier vers les sept heures du soir, dans lad. chambre. Pourquoy il requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation au cimetière des Juits en la manière accoutumée, attendu que ledit Jacob Moyse l'auroit élevée dans la

I. Chacun des deux témoins fait suivre sa signature d'une seconde signature hébraïque.

religion judaïque. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant gissant dans un berceau étant dans lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy de lad. Devauré, lequel cadavre nous avons laissé en leur garde et ils ont promis ne point le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont les comparans signé avec nous :

Mois Bekjamix de Prag, M. Hadamar", Duchesxe.

\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Devauré être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce six février MMK- soixante douze.

MOREAU

Soit fait ainsv qu'il est requis. Ce six février MVII"^ soixante douze.

De Sartike. (Eu iiiaroc :j Charité. #

28 février 1772. — Acte de ilàcs d' Abraham Jacob, fis de Jacob Aaroii. Y 15280.

Du vendredy vingt huit février mil sept cent soixante douze, neuf heures du matin.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Rov, commissaire au Chàtelet de Paris, avant été requis, nous sommes transporté rue Geoffroy Langevin, dans une maison dont la boutique est occupée par le nommé Bernard, fruitier et tenant chambres garnies, où étant monté au premier étage et entré dans une chambre ayant vue sur lad. rue, y avons trouvé et par devant nous sont comparus, Michel Amsbac, Juif d'Amsbac- en Allemagne, logeant à Paris, rue Beaubourg, chez le nommé Antoine, et Maver Cassel,

:. Chacun des deux témoins fait suivre sa signature d'une seconde signature en hébreu.

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