Ansbach (Bavière
Juif de Berlin, logeant à Paris, rue Saint Martin, chez la veuve Boullot, fourbisseuse.
Lesquels nous ont dit que le nommé Abraham Jacob, âgé d'environ un ans (sic), fils de Jacob Aaron, Juif de Prague, et de Debora Lévy, sa femme, est décédé hier vers les cinq heures du soir, dnns la chambre où nous sommes, tenue garnie depuis quatre à cinq mois par led. Jacob Aaron et sa femme, tous deux professans la religion judaïque. Pourquoy requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation dudit Abraham Jacob, au cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant de sexe masculin gissant dans lad. chambre sur de la paille, que les comparans nous ont déclaré être celuydud. Abraham Jacob, nous l'avons laissé en leur garde, sans par eux pouvoir le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé :
DucHESNE, Mayer Cassel DE Berlix, Michel Anspac.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Abraham Jacob être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt huit février 1772.
Mo RE AU.
Soit fait ainsi qu'il est requis, le vingt huit février mil sept cent soixante douze.
De Sartine.
{En marge. .■) Charité.
17 mai 1772. — Acte de décès de Lazare Pbilippes. Y 15280.
Du dimanche dix sept may mil sept cent soixante douze, dix heures du matin. Nous, Hugues Philippe Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, sommes transporté rue des \'ieilles Étuves Saint Martin dans une maison tenue garnie par le nommé Roulet et sa femme, où étant monté au premier étage et entré dans une chambre sur le derrière,
y avons trouvé et par devant nous sont comparus Abraham Coblcince, Juif de Metz, y demeurant, de présent à Paris, logé rue Quincampoix, à la Ville de Cobleince, et Pasquin Monnheim, aussy Juif de Metz, v demeurant, de présent à Paris, logé rue Saint Martin, chez le S"" Rivière, maître perruquier.
Lesquels nous ont dit que Lazare Philippes, âgé d'environ quinze mois, fils du nommé Philippes, Juif de Rindorf ' proche Bonn en Allemagne, et de la nommée Hendelin, sa femme, tous deux professans la religion judaïque, est décédé hier dans la matinée des suittes de la petite vérole, dans la chambre où nous sommes. Pourquoy requièrent qu'il soit pour\'u à son inhumation au cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparutions, dire et réquisitions avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant gissant dans un berceau étant dans lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy dud. Lazare Philippes, nous l'avons laissé en leur garde, sans par eux pouvoir le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :
DucHESNE, Abraham Coblekce, P. Monnheim 2,
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Lazare Philippes être inhumé à la Villette, au cimetière des Juifs en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce dix sept may MML soixante douze.
Moreau.
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce dix sept may 1772.
De Sartike, ÇEn marge ;) Charité.
30 décembre 1772. — Acte de décès de Montant et information d'ojjicc relative à sa mort.
L'an mil sept cent soixante douze, le mercredy trente décembre,