‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 94 sur 127 · La signature hébraïque porte : Todros bon Haïm · texte numérisé non relu

La signature hébraïque porte : Todros bon Haïm

en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de piester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce cinq juin 1778. Moreau.

Soit fait ainsv qu'il est requis. Fait ce cinq juin 1778.

Lexoir.

* [Au procès-verbal est joint un certificat de M. Hadamar, constatant que le défunt était un « pauvre garçon Juif», âgé de soi.vante ans].

28 juin 1778. — j4iie de décès d'Anne fille de Joseph Petit. Y 15286.

Du dimanche vingt huit juin mil sept cent soixante dix huit, de relevée.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Saint Honnoré, dans une maison dont le S"" Le Planche, marchand miroitier, occupe la boutique, où étant monté au deuxième étage et introduit dans une chambre sur le devant, par devant nous sont comparus Cerf Israël, Juif de Metz, demeurant rue des Petits Champs Saint Martin, et Ayman Jonas, Juif Hollandois, demeurant rue Beaubourg, chez le nommé Richard, limonadier.

Lesquels nous ont dit qu'Anne Petit, âgée de quatorze mois, fille de Joseph Petit, Juif de Bordeaux, et d'Ester Petit, sa femme, est décédée ce jourd'huy de maladie vers les quatre heures du matin, dans la chambre où nous sommes. Et comme les père et mère de lad. Anne Petit l'élevoicnt dans la religion judaïque, ils requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. El après qu'il nous est apparu d'un cadavre gissant sur de la paille étendu sur le plancher de lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré cstre celuy de laditte Anne Petit, il est resté dans laditte chambre pour y demeurer jusqu'à ce que Monsieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Dont et de quoy nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont les comparans signé avec nous, led. Avman Jonas en langue hollandoise, avant déclaré ne sçavoir écrire nv signer en langue françoise.

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\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Anne Petit être inhumé à la \'illette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police, de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt huit juin mil sept cent soixante dix huit.

MOREAU

Soit fait ainsy qu'il est requis. Fait ce vingt juin 1778.

Lenoir.

4 août 1778. — Acte de décès de la fiUe de Benjamin Cahen. Y 1528e.

Du mardy quatre aoust mil sept cent soixante dix huit, neuf heures du matin.

Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Étuves Saint Martin, dans une maison tenue garnie par la nommée Delmotte, aubergiste, où étant monté au deuxième étage et introduit dans une chambre ayant vue sur laditte rue, y avons trouvé et par devant nous sont comparus Mayer Hadamar, agent de la communauté des Juifs de Metz, demeurant à Paris, rue Saint Martin, chez le S"" Anginot, marchand boursier, et Samuel Jacob, Juif Allemand, demeurant rue Aubr}- Le Boucher, au petit hôtel de Montpellier.

Lesquels nous ont dit qu'un enfant, sexe féminin, âgé de douze jours, fille de Benjamin Cahen, Juif de Groningue en Hollande et de Gitle Cahen, sa femme, logeant dans lad. chambre, y est décédé de maladie ce jourd'huy matin, à deux heures. Comme ses père et mère proffessent la religion judaïque et qu'ils étoient dans l'intention d'élever cet enfant dans la même religion, les comparants requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, déclarant que led. Benjamin Cahen et sa femme sont dans l'indigence et hors d'état de subvenir aux frais de l'inhumation de cet enfant. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du corps mort d'un enfant sexe féminin, paroissant âgé d'environ douze jours, étendu sur de la paille sur le plancher de lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré estre celuy de l'enfant desd. Benjamin Cahen et sa femme, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par M. le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad: inhumation. Dont et de quoi nous

avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :

M. Hadamar, Samuel Jacob Dessau '.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de l'enfant sexe féminin, âgé de douze jours, être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce quatre aoust 1778.

MOREAU

Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce quatre aoust mil sept cent soixante dix huit.

Lenoir.

20 novembre 1778. — Acte de décès de Madelon, fille de Nathan Israël.

Du vendredy vingt novembre mil sept cent soixante dix huit, dix heures du matin.

Nous, Hugues Philippe Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Taillepain près le cloistre Saint Merry, dans une maison tenue garnie par le nommé Isoard, où étant monté au deuxième étage et entré dans une chambre ayant vue sur lad. rue, y avons trouvé et par devant nous sont comparus Salomon Isaac, Juif de Metz, demeurant à Paris rue Geoffroy Langevin, chez le S"" Accard, limonadier, et Bernard Lion, Juif aussy de Metz, demeurant rue de la Calandre près le Palais, chez le S'' Antoine, limonadier.

Lesquels nous ont dit que Madelon, âgée de deux mois et .six jours, fille de Nathan Israël, Juif de Grinstat ^, près Manhem 3, et de Petitte Nathan, sa femme, tous deux proffessant la religion judaïque, est décédée de maladie ce jourd'huy six heures du matin, dans lad. chambre, et comme ses père et mère, étoient dans l'intention de l'élever dans la religion qu'ils proffessent, ils requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation du corps de cet enfant dans le cimetière des Juifs, à la Villette, en la manière accoutumée,

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