‹ Dogmatique de l'Église réformée, prolégomènesChapitre 11 sur 26 · C. Preui^es de P inspiration · texte numérisé non relu

C. Preui^es de P inspiration

L'inspiration de l'Écriture, bien que se trouvant dans une relation étroite avec le principe fondamental et par conséquent indémontrable de l'autorité de l'Écriture, peut cependant être appuyée par un appel à des notions plus générales ou plus évi-

dénia. CeU ainsi qne les témoigûafles des êcriTains saona ens-mêmes finneni one prenre de Tinspiration, en tant qœ knr Toacité à œt égaod ne dépend point de 1 Inspixalion dle-memeL On peut paiement all^ioer csomme nn argament pins piûssant encore, la neœsnlé de llnspiration, cest*à-diie, sa connexion cssentidlea^ec Fid» mêmedn duristianinne. Cependant, oolre ces aigpomcnts, il est nne éridenœ moiale qni n'admet point, il est Trai, nne démonstration dialectiqœ, mais jpodoit nne con- TH^on anssi décicÎTe pour odni qni FépranTeqn'incommnnicable par la Toie de finldligence. Cette évidence est le témoignage dn Saint --E^rit dans l'Eglise et dans l'Ecriture dle-meme. Le témoignage de l'Elise a d'autant plus de poids, rdatiTement à l'inspiration, qu'il s'agit d'un £iit plus étroitement lié aux conditions de son existence. Mais le même Esprit qui ae maniliesle dans la sodâé chrétienne, se manifeste œalement et directement dans la lettre de l'Ecriture, et fonde ainsi dans la conscience des fidèles la croyMice à la divinité de la Parole écrite sur la certitude religieuse la plus élevée et la plus immédiate [i].

[i] Cf. CiLrmy Institution I, 7^ 8, $. ii. Nittscb, daos 1 OQvrsige dté (an $. 37), p. 66 et sniv*

3) Du Canon.

Nécessité^ définition y valeur.

Le Élit de FinterveDtion divine dans la composi* tion des écrits sacrés resterait stérile pour nous , si nous ne pouvions déterminer quels sont ces écrits dans lesquels renseignement chrétien se trouve déposé. La question des produits de l'inspiration se rattache donc étroitement à celle de la réalité de l'inspiration , et se trouve dans le même rapport de connexion avec l'idée du christianisme.

L'expression de Canon dans son application première à la littérature hiblique, indique seulement la qualité normative des écrits sacrés. Cependant, par suite précisément du rapport de cette idée avec la nécessité de déterminer quels sont les livres auxquels appartient cette autorité, le mot a été employé pour désigner le catalogue ou la collection des livres apostoliques ou inspirés^ et c'est- dans ce sens consacré que nous le prenons ici [i].

La signification du canon est double, positive et négative } non*seulement il détermine les livres qui sont inspirés, mais par cela même il exclut tout autre écrit du rang ainsi accordé aux écrits bibliques.

Cependant du point de vue téléologique le canon de l'Écriture acquiert une portée plus élevée encore. La détermination de ces éléments émane du même

Esprit qui a inspiré les organes de la reyëlation , et l'ensemble des difFà^ntes parties de la Bible ne nous apparaît plus comme un simple assemblage de pro-< ductions diverses, mais ainsi qu'il a déjà été dit, comme un tout complet et harmonieux , un ensemble dont chaque portion concourt à produire l'expression parfaite de l'enseignement de la révélation.

[i] YictVùûVf règle (et non catalogue).

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