Epoque : xiv.* et xv.® siècles
La scholaslique , après avoir au 14.* siècle perdu dans les stériles subtilités de la polémique tout caractère religieux ou scientifique, revient au 16.* siècle k une simplicité qui annonce les réclamations d une tendance 'plus pratique , et par cela même Tavénement d'une nouvelle théologie.
Parmi les héros de la controverse entre les thomistes et les scotistes, on peut nommer, d'un côté, Hervé Noèl (f i523) et Durand de Saint -Pouixain (t i332), de l'autre François Mairon (t i525), et
surtout Guillaume Occam (t i547), disciple de Scot, restaurateur du nominalisme , esprit hardi et indépendant : tous les quatre ont laissé des commentaires sur Lombard, [i]
Les deux noms avec lesquels se terminent notre période et l'histoire de la scholastique , sont ceux d'Antonin, archevêque de Florence (t 14^9)» dont la vaste Somme est presque exclusivement éthique , et de Gabriel de Biel (t 1 485), qui a cherché à élaguer quelques-unes des subtilités dont la science était embarrassée, et dans sa vénération pour Âristote et Occam a prêché sur TEthique de Fun et extrait des écrits de l'autre un CoUectorium sur les Sentences [2].
[1] Durandi de sancto Portiano in 4 sententlarum libros (juœstionum plurimarum resolutiones ^ éd. Jacques Merli'o. Paris j i5o8, 2 vol. in-fol.
Guilhelmus de Ockanij super 4 libros senientiarum annotationes (éd. Jodocns Badius. Lugd. 1495), in-fol. Beaucoup plus étendu sur les deux premiers livres que sur les derniers. Centilo^uium theologicum ^ omnis ferme theologia speculatwa sub centum conclusionïbus. Imprimé à la suite du précédent.
[2] Antonin de Florence, Summa théologien* Lugd. 1 5 2 1 , 4 vol. in-fol.
Gabriel Biel, CoUectorium in 4 libros sententiarum (Baie, i5i3), in-fol. Brix. 1674. Inachevé.