‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 43 sur 113 · Voir la Note VI, à la fin du Volume · texte numérisé non relu

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2. Avec quoi composer un concept qui convienne à Dieu sans trace aucune d'équivoque?

qu'est-ce qu'un dogme?

vienne univoquement à Dieu et aux créatures. Tout le monde est d'accord là-dessus. « Nihil dicitur univoce de Deo et creaturis », dit S. Thomas ('). Impossible donc d'avoir de Dieu une connaissance propre et directe. Cela tient à ce qu'il est essentiellement incomparable, unique, ou — comme s'exprime le Concile du Vatican (Const. Dei Fïlius, cap. I) — super omnia, quae praeter ipsum 8unt et concipi possunt, ineffabiliter excelsua. Nous ne le voyons ici-bas que per spéculum in aenigmate (I Cor., XIII, 12), non pas fade ad faciem, non pas sicuti est. Nous le voyons, dit Thomassin {de Deo, lib. IV, cap. II, § 12) dans une formule d'une heureuse hardiesse, non tel qu'il est en soi, mais tel que nous sommes. Nier cela serait tomber aussitôt dans l'anthropomorphisme le plus grossier (^). Aucun nom n'a le mêmesens quand on le dit de Dieu et quand on le dit de l'homme, pas même -^ au jugement de S. Thomas — le moi être. Par ejtëmple considérez le concept de persontte. Jadis on en donnait une définition ontologique et abstraite: cette définition a été abandonnée comme impliquant dés théories contestables et en tout cas comme ne répondant point aux données de l'expérience pour ce qui regarde l'homme (3). Aujourd'hui on préfère une définition concrète et psychologique: alors c'est à Dieu que la notion ne s'applique plus sans peine, la personnalité apparaissant comme quelque chose qui devient, qui se conquiert, qui est unification progressive plutôt

1. 8umm, Theol.y P. I, q. XIII, art. 5. — Il le répète eu cent endroits.

2. « Non, rassurez-vous. Monsieur, me répond un Professeur de Lycée {Quinzaine du 16 juillet 1905, p. 252), le gros mot d'anthropomorphisme n'a pas son application ici... Chacun sait que l'anthropomorphisme consiste à donner à Dieu des mains, des bras, une poitrine et une grande barbe. » — Le même « professeur » parle de mesure incommensurable et préfère l'autorité de La Palisse à celle de S. Thomas: des goûts comme des couleurs, il ne faut point discuter.

3. On peut dire aussi que la définition en cause est d'origine et de caractère juridiques. A ce point de vue, elle se justifie mieux; mais, si l'on ne veut pas tomber dans un anthropomorphisme flagrant, on né peut pas l'appliquer telle quelle à Dieu. Dire que Dieu est une personne, c'est dire alors qu'il est pour nous un àentre de devoirs.

qu'uniié parfaite, qui (en ou même se perdre. Mais assurément ne soutiendri commun à Dieu et à l'b voque dans les deux cas.

11 y a donc toujours i d'un concept quelconqui Dieu ou à l'homme; il y , une certaine équivoque in< les mots du langage hui férence de degré? Ne sel tant de l'emploi d'une r les premières ébauches chaque genre? Plusieurs i le donnerait à croire. Mai « L'irritabilité du protozc lumineux est, certes, inai il y a cependant là des N'y aurait-il que cela er nôtre ? S. Thomas et Albi ficulté de dire, d'accord i qu'il y a incomparableme telligence divine et l'intell ci et la sensation, ou la pure, ou même le néam Cendant; cela veut dire, peut être atteint par au perfections incréées ne so totes dont approcheraie lignes de perfections cr s'élève dans la série des toujours infini, car le div le créé et l'on ne passe | voie de continuité.

Il y a plus. Le divin à part, juxtaposable à d

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