Il s'agit de résurrection et non de réincarnation
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même pennis de recourii listes? Prenons l'exemple future. Là aussi c'est notr ne suffirait pas de dire qv unie à un Corps. Et pour dentés entraînerait en l'es rialiste ! Inutile de les red bien. Mais on sait aussi résoudre, et voici la répo ce n'est pas dans la mai corps, ce n'est point ce] celle-ci.
Remarquez bien que 1 d'un lien profond et intime ■et notre propre rësurrecti l'autre: on peut donc ra toute comparaison est réc pette méthode, on est cor -compatible avec notre pi ■également avec la résurrec ■ci est le gage de celle-là.
■ce sens qu'elle en est le t) Oui, sans doute : elle est C saurait s'en tenir à un ra] trinsèque. La résurrectior ■cause, le principe, le genr rexit a mortuia, prîmitia 20); in Ckrtsto omnea vivi, ■que par elle nous avons é ■Christ. Cette expression -concevoir le corps du Ci tique à ce que l'on appell maine de l'expérience ph -elle nous invite encore un< indiquée tout à l'heure, i un certain sens la résurr ne font vraiment qu'un.
Or que pouvons-nous s •cerne, à considérer les c
qu'est-ce qu'un dogme? 171
noménal? Notre corps se renouvelle incessamment, et néanmoins c'est notre, corps qui ressuscitera : ne faut-il point en conclure que ce qui fait nôtre tel corps n*est pas la matière qui à un moment donné le compose ? D'autre part, un corps qui fut vivant peut être dissous par la corruption, détruit par le feu, transformé chimiquement en substances purement minérales, restitué à la circulation cosmique, entraîné dans le tourbillon vital, converti en d^autres corps vivants: la résurrection de ce corps n'en reste pas moins possible. Est-ce que cela ne convainc pas d'erreur ou du moins d'incompétence l'imagination matérialiste, alors qu'elle rêve je ne sais quelle réintégration des éléments, comme si Tatomisme était une vérité absolue ?
Pourquoi les conditions seraient-elles différentes en ce qui concerne Jésus? Qui assignera ce qui est essentiellement requis pour qu'on puisse parler de véritable résurrection selon la chair? Telles mutilations subies, tels membres perdus, telles gouttes de sang versées ne l'empêchent pas, sans que même on se tienne pour obligé de croire qu'au moment où elle se produit disparaissent miraculeusement tous les restes que le corps a pu laisser de lui-même çà et là. Le Christ ressuscité possède la plénitude de sa nature physique, et au-delà: dira-t-on qu'au matin de Pâques les traces de son sang ont dû ne se plus rétrouver nulle part, non plus que les lambeaux de sa chair arrachés pendant la flagellation ? On concevrait très bien (et de fait ne l'a-t-on pas conçu ?) qu'il subsistât de lui certaines reliques, sans que sa résurrection corporelle fût niée par là 0). Eh bien I où cela s'arrête-t-il ? et faut-il admettre que la possibilité de la résurrection soit liée physiquement à je ne sais quel résidu de matière, soit attachée physiquement à je ne sais quel minimum de cadavre? Pourquoi, en un mot, la résurrection, fait transcendant, serait-elle soumise à des conditions d'ordre physique ? pourquoi
1. De telles reliques, à vrai dire, il y en a partout, dans . tout ce qui a rayonné du Christ au cours de son existence: terrestre.
exigerait-elie un t continuité de nos la brusque soustra phénoménal natun D'ailleurs, ce « q y songe! La contii — telle que, seml guère de sens que cevoir, la penser e que proposent à c s'inspire d'une met de la matière et di tude. Qui pourrait logiques s'associan corps, âme, divinil terme, que dira-t-o de l'état de cadav que ce ne soit enc n'est sûrement riei et la science: d'ab toute signification traire aux condiiio ensuite parce qu'à on adopte une posi saugrenus et incon ceptions en conséq bleraent ces questi< sier, dont on troi dans la Somme de '.
suscite est condan que ni la perceptif d'un objet, qu'elles empirique et provi;
1. Voyei par exem priiîtés des corps glo Jésus, soit à propos grés de la science fi allonger la liste, nota physiques de la résun
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comme si elle était exhaustive, que c'est abuser d'elles que de les ériger en je ne sais quelles normes métaphysiques du possible et de l'impossible. Sans doute; mais, si on les écarte, tout en prétendant rester au point de vue phénoménal, que va-t-il subsister pour établir la continuité matérielle qu'on rêve? Il faudrait alors concevoir dans la matière une sorte de noyau informe qui serait une véritable « chose en soi », une sorte de substrat indéfinissable qui resterait distinct de toutes les qualités dont il serait successivement revêtu et qui persisterait inaltéré à travers toutes les transformations. Or c'est là une hypothèse matérialiste, contraire à ce que la science et la philosophie modernes ont de plus sûr et de plus universellement admis. Depuis la critique de Berkeley, une telle hypothèse n'est plus aucunement soutenable.
Mais en définitive d'où vi^it cet acharnement à vouloir que la résurrection ait un support physique dans un fait physiquement observable, cette crainte plus ou moins avouée qu'elle s'évanouisse en légende si on lui retire un tel support ? La raison est toujours la même : on veut une possibilité de constatations positives, au sens matériel du mot (^), desquelles sortirait ensuite, estimeton, une argumentation apologétique irrésistible. On ravale donc en somme, on appauvrit l'éminente réalité du fait pour être mieux assuré de la bien saisir. Or, nous l'avons déjà vu, c'est le contraire qui arrive. La diminution de réalité se présente ainsi comme une perte sans compensation: il semble bien que la résurrection, fait physique, serait à la fois inintelligible et inconstatable. Et nous serons confirmés dans cette conclusion en examinant une autre face du problème.
En effet, pour nous qui vivons aujourd'hui, la réalité du fait de la résurrection — supposée d'ordre sensible
1. Nous avons déjà vu à quoi se réduiraient en tout eus les constatations possibles. Quoi qu'il en soit, la possibilité de
— serait «ii toui cas seulement pourraît-el naissance positive et t Or je soutiens que ] pareille matière, qu seules forces. Et il m " faudra quelques d(
Remarquons d'abc Credo répète sa fon « Beeurrexit tertia di' parole ne semble pa d'une tradition propi la préoccupation th< le moins la tradition rique, au sens précis recours aux prophéti' documents d'histoire, général de la questii voyons s'il est poss torien de concliire q vraiment prophétisée
Quels sont les tes en cite de l'Ancien ghriosum (Is-, XI, 10 corruptionem (Ps. xv, vagues, surtout si c permettre une concl peut en tout cas êti accompli et cet évént les éclaire ré t respect même éclairé à l'avï cvangéliques. Certain que analogue. « Solvi excitabo Ulud » {JOA]
c en constalations n'est pi i soit réel, ce a réalité:
«i*est pas même indiquée de loin P). « Ille àutem dicébat <U templo corporia sui » (JOAN., Il, 21). Voilà Tinterprétation allégorique, le commentaire d'après coup, expreséion plutôt que fondement de la foi. Cette explication ne se trouve d'ailleurs ni dans Matth., xxvi, 61, ni dans Marc, xiv, 58. Il y a, je le sais, d'autres passage? plus nets. « Sicut enim fuit Jonas in ventre ceti tribus diêms et tribus noctibus: sic erit FUius hominis in corde terrae trilms diebus et tribus noctibus » (Matth., xii, •40). Mais qui ne voit que ce verset demande explication, •qu'on ne saurait le prendre au pied de la lettre? Car -enfin où sont les trois nuits dans le cas de Jésus? Le -désir de parallélisme, le besoin de symétrie sont visibles et semblent déceler un travail rédactionnel. Luc (XI, 30) •dit simplement: « Sicut fuit Jonas signum Ninivitis: ita erit et Filius hominis generationi isti, » Ce qui ne parait signifier qu'une analogie générale dans le rôle prophétique, dans le ministère de prédication et d'avertissement. La formule de Matthieu ne serait-elle pas une précision d'après coup, uil développement? Qu'on -se reporte au chapitre xil du premier évangile. Le verset 40 a d'autant plus l'air d'une glose que les versets 39 et 41 se suivent beaucoup mieux sans lui et donnent alors un sens tout à fait comparable à celui de Luc. Par contre^ l'intercalation du verset 40 introduit une incohérence dans le discours: remarquez en effet que le séjour de Jonas dans le poisson ne fut aucunement un signe pour les Ninivites et que la résurrection de Jésus n'en fut pas un davantage pour la « génération perverse » à qui elle ne fut point manifestée (*).
Il ne reste donc réellement à considérer que les autres textes, cette fois tout à fait catégoriques (Matth., xvii, 22; XX, 19; xxvi, 32; XXVII, 63, 64. Marc, viii, 31; :ix, 8, 30; X, 34; XIV, 28. Luc, IX, 22; XViil, 33), où
1. Quant à la supposition — sans base'aucune dans le^ textes — selon laquelle Jésus par un geste aurait désigné son propre corps, elle est ridicule, puisque les Apôtres eux-mêmes ont entendu la chose du temple matériel.
2. Notez de plus que, par ce discours, Jésus veut déclarer qu'il n'y aura point de « signe », au sens charnel du mot.
Dogme et Critique i%
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la résurrection «st én< sous une forme aussi Apôtres. Mais là sur{ me demande conimei
torien pourrait jamais si exprès et si clairs, ciples ne l'aient pas C oublié ses paroles, ( souviennent, quand il nante et aussi capit mêmes commencent à il vraisemblable qu't les souvenirs leur re foriTiels ? L'histC'ien, pourra s'empêcher de en concevant une ai:
effet, dès lors qu'il pi les seules ressources principe qui l'autorisi récits évangéliques a récits quelconques. Il de ces récits fut posté apparaît comme le p:
gnage d'une traditio simple procès- verbal laire la prépara, qu'el la foi à la résurrectioi Par suite il trouver; rédacteurs ont rétro souvenirs les précisi< vain l'apologétique e; tant sur l'évidente 1 bonne foi n'est pas i reconnaîtra; mais il plus scrupuleuse laiss et n'empêche pas qu