‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 54 sur 113 · IN CORPORE, QUALIS APUD ILLOS ERAT IN MENTE · texte numérisé non relu

IN CORPORE, QUALIS APUD ILLOS ERAT IN MENTE

Dans Tantiquité chrétienne, l'attitude était la même. Au début surtout, la foi s'attachait au Christ ressuscité, vivant d'une vie glorieuse et immortelle, plus qu'au fait initial de la résurrection, «c La prédication apostolique n'insistait pas sur les circonstances de cette résurrection, mais sur l'existence du Ressuscité (*). » Voyez par exemple sur ce point l'argumentation de S. Paul. Elle a d'autant plus d'importance que les Épîtres qui nous l'ont transmise sont dans l'ordre chronologique les premiers documents écrits portant témoignage de la foi primitive. Or l'apôtre des Gentils ne cite point comme preuves la découverte du-tombeau vide ni les constatations des gardes, qu'il semble ignorer l'une et l'autre (^, mais seulement les apparitions (*) (I Cor., XV, 3-8). Celles-ci, du reste, il né les distingue en aucune manière (*) de la vision qu'il eut lui-même sur le chemin de Damas et qui- pourtant fut postérieure à l'ascension. Quant à cette vision elle-même (ACT., IX, 3-7; XXII, 6-10), elle semble n'avoir consisté qu'en une perception de lumière, accompagnée de paroles entendues (*). Et pour le reste, comment raisonne S. Paul ? « S'il n'y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Si le Christ n'est pas

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