S DO
maladives, de trouble conscient n'a-t-elle pa n'existait guère à l'ëj et en particulier les p eu que fort peu de i tiques. On croyait a morts. Un cadre inte Apôtres aux expérien foi. Qui sait ce que fi de cette forme?
30 — L'apologétiq battre contre la vaù tolique. Elle triomphe Car nul aujourd'hui ce genre. Il est una furent les premiers o Seulement, pour conc nécessaire des faits faut admettre une ide bat fortement en brè et même quant aux s apostolique immédiat combattues par des Si même on ne reg décisifs, au moins f plus contre eux de > rectes auxquelles on !
renonçons à l'é loquet qui croient et qui croient point. Le pr( méthodes scientifique pas de mise, non plus une foi déjà complet
Ces remarques gér m en des données h à nous représenter d foi à la résiurectioD.
qu'est-ce qu'un dogme?
Je parl^ d'abord pour ceux qui maintiennent Thistoricité des récits concernant la sépulture et la découverte du tombeau vide. L'historien peut-il trouver là quelque preuve péremptoire, d'ordre physique, en faveur de la résurrection corporelle entendue selon le sens vulgaire? Il faut noter que la disparition du cadavre, seul fait constatable (^), n*a par elle-même qu'une signifxation négative et indirecte. Il s'agit de voir si clic ne peut être expliquée d'aucune façon naturelle. Or voici^ à titre de spécimen et sans que je prétende que ce soit la seule possible, unie hypothèse que, semble-t-il, on Ijourrâit parfaitement soutenir.
Mécontents de la permission octroyée par Filate à Joseph d^Arimathée, les juifs auraient fait enlever le corps, afin qu'il subisse le sort que la loi et Vusage réservaient aux cadavres des suppliciés.
Il y a plusieurs raisons très naturelles pour qu'il en ait été effectivement ainsi: !<> les juifs devaient vouloir que la condamnation portée ait son plein effet selon les formes normales, que la procédure habituelle
1. Me plaçant au point de vue de Thistoire, je laisse de côté répisode relatif aux gardes. Outre qu'il accuse une dramatisation des événements qui ne peut guère inspirer confiance au pur historien, il est rapporté par Matthieu seul, alors qu'il devait être capital pour tous ceux qui parlaient du tombeau vide. D'autre part, il est en contradiction avec les récits des autres évangéJistes : car, dans MATTHiiiU (xxviii, 2, 4, 5), les femmes assistent à la descente de Fange, notamment Marie de Magdala, tandis qu'ailleurs (Marc, xvi, 4; Luc, xxiv, 2, 3; Jean, xx, 1) elles trouvent la pierre déjà enlevée: sans compter que leur présence à l'ouverture du tombeau dans les conditions relatées par Matthieu rendrait incompréhensible l'attitude que leur prêtent Luc (xxiv, 4) et Jean XX, 2). D'ailleurs on s'explique très bien la genèse de l'épisode; il est dû à une préoccupation apologétique qui se trahit dans certains versets (Matth., XXVIII, 11-15); là est la clef du morceau, lequel se présente ainsi lui-même comme argument à donner en réponse à une objection dans une controverse. Au surplus, la finale de Matthieu, dans son ensemble, relate moins des faits particuliers distincts qu'elle ne donne un schème synthétique, un raccourci de la tradition; elle est donc expression rétrospective portant témoignage d'une foi déjà élaborée plutôt que lettre d'histoire sur laquelle on se puisse appuyer pour reconstruire la série des phénomènes.
■et régulière soit sistent sur leurs s fondés que quiconque à penser à prévenir toute TOoins tumultueuses et i avec le temps n'auraient le tombeau d'un prophi jusqu'à la fin et dont or ci pi es n'exploitassent le sur la peur de la foule n .ar\ciens du peuple au mot guère contester la vraiseï <oup, notre hypothèse se si souvent posée par les gogue n'a-t-elle pas ordot ■du corps ?
Mais quelques objectic 1° quand aurait-on procéc il était trop tard; le dim le samedi, c'était le jour d auraient -elle s osé de la i -du procurateur romain?
ils risqué ainsi de faire c) tout cas, une fois commet les juifs n'auraient-ils pas ■eu en leur possession?
Il me semble que, su réponse satisfaisante est
lo — Est-ce que la haii disent les apologistes, p crime inexcusable {Summ en violation de toutes assez pour les faire pass -du sabbat? Est-ce que d' interdisait absolument au:
judiciaires urgentes? Et trop tard le vendredi s matin?
2o — Qui empêche d<
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juifs auprès de Pilate pour lui représenter les inconvénients de sa condescendance et pour faire valoir à ses yeux la iégralité de la mesure qu'ils voulaient prendre? N'oublions pas qu'avant la révolte et la ruine de Jérusalem la loi mosaïque continuait à être appliquée 50US le protectorat romain.
3° — Si l'on admet — pour les raisons exposées plus iaut — que Jésus n'avait pas annoncé sa résurrection -en termes aussi explicites que Tont dit après coup les rédacteurs des Évangiles, quoi d'étrange à ce que tout d'abord les membres du Sanhédrin n'y aient pas plus pensé que les Apôtres? La question n'était pas posée.
40 — Quant à la production du corps, eUe eût été •en tout cas impossible: d'abord, à cause de la condition faite aux cadavres des suppliciés; ensuite, à cause du temps écoulé avant qu'elle ait pu paraître utile. Admettons que le premier discours de Pierre ait été prononcé, tel que nous le rapportent les Actes, exactement •cinquante jours après la résurrection. Nous ne voyons pas que la Synagogue ait alors jugé à propos d'intervenir. Quand a-t-elle commencé à s'émouvoir ? Il se peut d'abord que les récits qui remplissent le chapitre II des Actes soient moins une chronique précise qu'une synthèse résumée, une sorte de tableau symbolique sommaire. Quoi qu'il en soit, les versets 42-47 du même •chapitre supposent un certain laps de temps avant le miracle qui détermine la première intervention des -autorités. ÇelIes-ci, d'ailleurs, paraissent uniquement soucieuses d^étouffer l'affaire en procédant par intimidation. Ensuite, après un nouvel intervalle dont on ne saurait guère fixer la durée, on réitère l'ordre et la menace, mais sur l'avis de Gamaliel on persiste en somme dans une attitude expectante. Finalement, lorsque furent décidées les mesures de rigueur, lorsque U besoin d'une réponse péremptoire put être senti, Ij temps écoulé aurait-il permis de songer à une exhu. mation quelconque?
On voit que l'hypothèse de l'enlèvement du ccrp» ipar les juifs peut être très bien défendue. Si l'on;
Do«rme et Critique i4
y trouve encore quelques que celles de la résurrec mot — sont infiniment p donc l'historien pour ne p cation ?
Mais je ne veux pas somme il semble assez in dans tous ses détails une est peut-être chancelante à l'esquisse qui précède ( sans peine s'il lui platt. Il loin et se demander si la est une donnée historiqu
Pour cela, je rappelle dérations g^éraies prélin
Ce que saisit direotenu résurrection, c'est la foi qi qui interprètent; ce n'est même du fait. Les théori est encore assez facile d< elle-même, d'où est-elle i se pose à l'historien. Et 1' pour sa part que suivant l'induction historique (•).
Remarquez bien que, point de vue apologétiqi adressons à ceux qui ne i pouvons pas raisonnablem consentir aux textes éva faveur, nous ne pouvons pa; procéder comme s'ils adm des Évangiles au sens être
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attachent à ce mot (^), nous ne pouvons pas faire intervenir dans nos raisonnements des principes dogmatiques. En toute hypothèse, d'ailleurs, et même lorsqu'on discute entre croyants, si Ton veut éviter le pur fidéisme, il y a place pour une critique des témoignages, qu'il faut opérer selon les méthodes normales de l'histoire, à moins de se résigner à ne faire qu'un simulacre, .une apparence, une comédie de recherche. La situation est. nette: ou bien déclarez que l'étude sincère de l'histoire est interdite aux catholiques, ou bien laissez-nous pratiquer rhistoire conformément aux méthodes qui la définissent.
Or en quoi consiste la démarche essentielle de la méthode historique ? Ce n'est ni une démonstration déductive comme en géométrie, ni une observation directe des faits comme dans les sciences de la nature: c'est une interprétation de témoignages. Les documents nous font connaître non pas directement la réalité qu'ils signifient, mais la perception qu'en ont eue tels ou tels témoins. Il s'agit de remonter ensuite de cette perception à la réalité elle-même. Cela ne se fait point tout seul ni sans nombreux détours, car une perception quelconque est inévitablement mêlée de théories explicatives plus ou moins conscientes, en sorte qu'im document doit toujours être déchiffré, qu'une réalité historique doit toujours être dégagée des témoignages qui la véhiculent. De là résulte que la démarche* essentielle de l'historien, c'est Vhypothèse. Il construit, en s'inspirant des données que déjà il possède, un système de conjectures; puis, avec ce système, il essaie de saisir les documents et témoignages nouveaux qu'il en a vue. Entre ces faits d'une part et d'autre part le projet de système interprétatif, il s'établit un jeu compliqué d'actions et de réactions, les faits modifiant peu à peu le système, celui-ci
1. Il y aurait beaucoup à dire sur la conception de Tinerrance familière à certains théologiens de l'École. Cette extraction mécanique de phrases érigées en thèses abstraites, sans souci du contexte ni d'aucune relativité, ne saurait être défendue.
191 DOGMI
donnant une significatio à peu la lecture qu'on « travail, qui constitue véi adaptation se produise < la forme à la matière, ei ilu^sneat détertninées un twt organique indl:
corps dans l'homme: on riquc a été parfaite.
Une conséquence décc que je viens de rappel histoire n'est pas une er plexe au contraire. Elle ; coup plus qu'à leurs pi' presque toujours plus < certifie, c'est avant tout cohérent et harmonieux, rissante sur ce système, d'un point sur tous les sur le premier: voilà ce de chaque détail. La certi tie lie ment intersection i convergence, conspiratioi jectures groupées en fais tuellement.
Dans ces conditions, il de vraisemblance jouen A chaque instant elles ddes alternatives, pour f sont liées au caractère d bilité que présentent les choses égales d'ailleurs, \ plus vraisemblable qu'un et doit être préférée. D subtile contradiction de :
mation d'un prodige in une dialectique dont le critère de vraisemblance résurrection, ne voit-on
« réfutations » pour motif d'invraisemblance, quand soimême on propose ensuite une explication plus invraisemblable que toutes les autres?
Certaines Vies de Notre Seigneur Jésus-Christ pèchent doublement contre la méthode historique. D'abord elles utilisent les textes tels quels, à l'état brut, pêle-mêle^ sans critique d'aucune sorte, comme si chaque phrase et chaque mot avaient une valeur de document photographique, comme, si chaque syllabe était un témoignage émanant en droite ligne d'un apôtre témoin oculaire. Ensuite, pour combler les lacunes ou réduire les divergences, elles entrent dans le roman pur, elles recourent aux suppositions entièrement gratuites et arbitraires. C'est là une double hérésie au point de vue de la science. Et la désinvolture atteint parfois au scandale, quand on arrive à l'examen du détail : difficultés escamotées, contradictions passées sous silence, pures imaginations ajoutées en surcharge des textes, preuves remplacées par de simples affirmations ou même par des injures à l'adresse des contradicteurs, etc. Chez un Renan, la même méthode, appliquée en sens inverse, est) taxée de mauvaise foi.
Quand donc comprendra-t-on qu'une probité scientifique scrupuleuse est nécessaire partout et toujours, et plus encore lorsqu'on veut construire une apologie du Christianisme; qu'il n'y a qu'une seule méthode historique, la même quelle que soit la matière traitée; qu'enfin la démarche essentielle de cette méthode est l'hypothèse, mais l'hypothèse positive, basée sur les documents, qui reste au contact des faits et n'est pas apportée en eux du dehors sous l'influence de conclusions préconçues?
Appliquons ces principes au cas des Évangiles, afin d'établir le caractère général des textes que nous avons à interpréter P). Cela est nécessaire, un fragment quel-
1. Je me borne ici forcément à un résumé schématique des conclusions que la critique formule. Pour les dévclc p;, e-
conque n'ayant sa nuance précise de signification que par le reflet du livre tout entier sur lui.
Dr que font les Évangiles, en tant que sources d'histoire ? Nous n'avons pas en eux une chronique purement documentaire, écrite au jour le jour par des témoins directs, préoccupés uniquement d'information exacte. Qu'à leur racine il y ait un noyau primitif de souvenirs immédiats : on ne le conteste point. Mais ce noyau s'est recouvert peu à peu d'apports multiples; et l'anah'se critique, disséquant le produit final pour en déterminer la structure, y discerne sans peine plusieurs couches rédactionnelles superposées. De nombreux arguments, très positifs et tirés des textes eux-mêmes, militent contre l'hypothèse d'une origine apostolique; ou plutôt ils font apparaître la relation entre les Apôtres et les Évangiles comme beaucoup plus complexe et lointaine que les attributions classiques ne le feraient croire.
D'autre part, le souci de l'exactitude historique, au .sens rigoureux quj est le nôtre, n'existait guère dans l'antiquité; la critique y était peu défiante, peu expérimentée ; en outre l'allégorisme, le symbolisme y étaient en faveur à un point qui ne nous est plus familier. Ces remarques, vraies en général, s'appliquent mieux encore aux Évangiles. Ce ne sont pas des livres d'histoire, selon l'idée que nous attachons à ce mot. Eux-mêmes se donnent pour des œuvres de prédication, d'apologie, d'enseignement doctrinal (Luc, i, 1-4; JOAN., xx, 31); et ce caractère est du reste clairement visible en eux tous. De ce que les Juifs prenaient volontiers des récits d'événements comme véhicules d'ime vérité religieuse, — ainsi que plus tard les Grecs ont pris des systèmes de métaphysique O, — il ne s'ensuit pas sans doute que
ments, voir les ouvrages spéciaux. Ceux qui savent lire trouveront des preuves suffisantes dans LoiSV, Autour d'un petit livre: l'état de la question y est exposé d'une manière très objective, surtout quant aux principes de méthode.
1. Les Apocryphes soïiit à peu près aux Évangiles canoniques ce que les gnoses hérériques sont à l'orthodoxie.
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les événements rapportés soient imaginaires 0) ; mais il reste à chercher dans quelle mesure le fait pour eux d'être utilisés à titre de symboles a réagi sur la représentation qu'on s'en faisait. Cette mesure peut être grande, comme il appert du quatrième évangile ; et il y a lieu de se demander si parfois de simples allégories n'ont pas fini indûment par être interprétées au pied de la lettre. De là les difficultés spéciales que présente l'emploi historique des Ëvangiles.
Ceux-ci nous apparaissent comme des produits d'une tradition déjà croyante, comme des expressions d'une croyance déjà réfléchie. Ils ne nous livrent les faits que sous les espèces de la doctrine suscitée par eux. Comment oserait-on affirmer que cette forme ^ doctrinale n'a eu aucun effet rétroactif sur la représentation de la matière historique originelle? « L'Évangile était une foi vivante, ardente, mouvante, et non pas une leçon qu'on répétait ou qu'on recopiait plus ou moins fidèlement » (^). Comment cet enthousiasme, cet esprit de prosélytisme n'auraient-ils pas influé sur l'idée qu'on se faisait de l'objet correspondant? Précisions d'après coup, déductions plus ou moins conscientes, reconstruction naïve et spontanée de ce qui avait dû être: tout cela était inévitable, tout cela déterminé par les besoins de l'apologétique naissante et conditionné par les opinions qui avaient cours (^) D'ailleurs, en ce qui concerne la résurrection notamment, la tradition a gardé le souvenir des hésitations et des recherches de la première heure, du long travail complexe par lequel la foi s'est peu à peu conquise et définie à elle-
1. Quand bien même an démontrerait que ces événements BGsA de tout point supposés, les récits en devraient parfois être qualifiés de paraboles plutôt que de légendes. Après le travail critique de Thistorien pur et ses conclusions négatives, tout ne serait donc pas dit sur la vérité religieuse correspondante : il resterait encore à chercher en quoi elle consiste, ce qu'elle vaut et comment elle a suscité les fables qui la signifient.
2. LoiSY, Revue d'Histoire et de Littérature religieuse t, janvier-février 1906, p. 61.
3. Il faut tenir compte, par exemple, de la mentalité juive^ qui ne concevait pas l'immortalité en dehors de la résurrection.
; et de cette élaboration la trace manifeste subsiste : aujourd'hui dans les incohérences des récits Cliques,
a longtemps qu'on & remarqué ime phrase qui t nombre de fois comme une sorte de refrain es Évangiles: « afin que les prophéties s'accomit ». Comment ferait l'historien, livré à ses seules rccs, pour n'y pas voir, au lieu d'une explication, valeur ontologique, le témoignage laissé par la
la méthode qu'elle a suivie pour établir rétros- ;ment la représentation de son objet? A cet
lisez encore les arguments de convenance que ppe S. Thomas {Summ. Th., P. III, Q. LUI, art. 1^ p.) pour répondre à la question suivante: Utrunt necessarium Chrwtum reeurgere. Lisez aussi, dans icles subséquents, les raisons analogues relativîs iverses particularités de la résurrection. Si tout it devenu caduc à nos yeux en tant qu'explication: ive, est-ce que cela ne garde point cependant unification très frappante et très profonde comme B de l'effort accompli par la foi des générations :nnes pour définir et préciser son propre contenu ?■ jns, en terminant, trois choses qu'il ne faut pas
de vue, si l'on veut apprécier sainement les érations qui précèdent :
- A reconnaître que le travail de la foi — lorsprit conscience explicite et réfléchie de ses exi-
; internes — fut conditionné par les conceptions .les du milieu où elle vivait, on n'atteint en aucune :e la réalité même des faits transcendants qu'elle ;, mais seulement dans une certaine mesure une entation contingente et transitoire de ces faits.
- De ce que les Évangiles n'ont pas dans toutes parties la même valeur de document historique
et de ce que par suite l'historien ne peut pas iployer sans discernement, il ne suit nullement
ne soient pas du tout des sources d'histoire : leur autorité soit méconnue: la relation qui les Li témoignage des Apôtres et à l'enseignement de
Jésus, pour être plus complexe, n'en est pas moins réelle. 30 — En disant que TÉvangile est témoignage de foi qui s'adresse à la foi plutôt que lettre d'histoire à prendre comme un procès-verbal purement documentaire, nous ne sortons pas de l'enseignement traditionneB authentique. C'est tout récemment en effet que le point de vue de l'histoire s'est clairement défini; et dans l'antiquité chrétienne S. Augustin écrivait: Evangeîio noft crederem nisi me Eccleaiae catholicae oommoveret aiLcto* ritas.
Ces préliminaires étant ppsés, reprenons la suite de notre enquête sur les rapports du fait de la résurrection, avec l'histoire.
Le problème est d'expliquer la genèse de la foi- On en peut ramener les solutions à trois types.
D'abord, la découverte du tombeau vide; puis, lesapparitions; enfin, comme résultante, la foi: tel est le système de la foule et de certains apologistes modernes. — Nous avons déjà vu comment la constatation du tombeau vide n'est en tout cas à aucun degré une preuvedécisive: ce premier terme semble donc, au moins endroit, inutile; et d'autre part, nous le verrons bientôt,, il ne constitue pas une donnée historique indubitable. Nous avons vu aussi qu'une disparition phénoménale du. corps n'est pas nécessairement requise pour que le fait de la résurrection soit réel; d'ailleurs elle soulève de grosses difficultés et ne paraît guère concevable. Ce qui a fait y insister, c'est le désir d'un argument positif qui ferait de la résurrection un événement saisissable en dehors de toute foi. Or c'est là un point de vue tout moderne, qui n'a rien de traditionnel. Ne nous, lassons pas de dire que S. Thomas, par exemple, ne donne comme preuves de la résurrection que les apparitions du Christ ressuscité, le témoignage des Anges,.
-celui des Écritures, enfin ■confirmée par des miracli
Les exégëtes rationali:
dent. Ils posent d'abord -comme produits hallucin:
tombeau vide comme exp tion rétrospective. — Avt -objet et n'a plus de fond»
subjectives, sans consîsti Je discuterai plus loin c< succession des faits. Poui de noter qu'une telle so elle commence par admi mSme dont il s'agissait d la foi.
Ne pourrait-on pas ad consistant à maintenir avt jouèrent un rôle efficace <1 mais à accorder aux ratic le tombeau vide ? La foi se d'un fait réel, mais en r rieurement réagi sur la n autour de cette hypothès cussion qui va suivre.
Avant de commencer, propose pas de prendre i( définitif dans le débat : je la question au point de ^ -de cet état même je ne matique. Prière donc au, 1