‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 61 sur 113 · DOC · texte numérisé non relu

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lent l'idée d'une pre le Christ ressuscité; « nière de voir en rema seul qu'on puisse rapi S. Paul au sujet de Pie

3° — Les représeï mitaine traduisent un Luc, on trouve une règle, avec une explic la mission universelle nique, on trouve lui avec un rappel antici mation de la présenc Christ parmi les siens, talions matérielles fo Tous deux enfin, que une préoccupation d croyance déjà réfléchi sont point là des cara rapport, la tradition :

de la pêche miracul d'âme vraisemblable

4° — On peut ajout au quatrième évangile ne cadre pas avec le re ton ni du même art, i bolisme, il s'ajuste foi dent (JOAN., XX, 28-3 le livre, enfin il ajout* résurrection le récit d et moins significative plus les détails démei Comment expliquer c droit vaille que vaill forte et trop nette poi trouver là un argume rite et de l'ancienneté Deut-être en faveur de

^niraculeuse et la réhabilitation de Pierre à la finale primitive de Marc.

L'autre donnée historique certaine est le fait que rapporte S. Paul (I COR., XV, 5) et qu'éclaire encore pour nous, bien que d'une lumière atténuée par les déformations rédactionnelles, ce même appendice de Jean. Pierre, le premier, a vu le Christ ressuscité et a cru à la résurrection; le premier, il a pris conscience que tout n'était pas fini, qu'en un sens tout ne faisait au contraire que commencer; il a communiqué sa foi aux autres disciples et sous cette inspiration a reconstitué le collège apostolique dissous; c'est ainsi que commença l'exercice de sa primauté et c'est ainsi que vraiment dès l'origine l'Église fut fondée sur lui. Que la première entrevue du Christ glorieux et de son disciple fût dominée par le souvenir du reniement, qu'en cette -circonstance fût prononcé le « pasce agnoa, pasce oves » •qui marquait sa rentrée 'en grâce et l'investissait de sa charge, n'était-ce pas tout naturel? Voilà une raison de plus de prendre le récit de JOAN., XXI, pour commentaire de Paul. J'ajoute que la tradition galiléenne ainsi précisée a laissé des traces jusque dans les Évangiles qui par ailleurs s'en écartent. A cet égard, j'ai -déjà cité plus haut quelques textes de Luc. N'a- ton pas encore au même endroit (Luc, xxii, 31, 32) un •écho résumé de cette tradition tout entière dans une parole du Sauveur: « Simon, Simon, ecce Satanas expeiivit vos ut cribaret sicut triticum. Ego autem rogavi pro te ut non deficiat fides tua: et tu aliquando conversus confirma fratres tuos? » On ne voit point à quoi •s'appliqueraient historiquement ces paroles, dont le troisième évangile ne manifeste pas la portée, si le rôle •de Pierre dans la genèse de la foi à la résurrection n'en venait fournir une explication lumineuse (}). Enfin l'adjonction du chapitre supplémentaire au texte johan-

1. Cette explication est parfaitement conforme à l'usage que les théologiens font du texte en- question, surtout depuis le •concile du Vatican, car la foi à la résurrection est le principe» •de TÊglise et la clef de voûte du christianisme tout entier.

nique apporte une dernier hèse: qu'il ait été introdi lui en résultaient pour 1 ivre, n'est-ce point une aquelle s'imposait la trai ndice du besoin qu'on a é lue coûte?

Les deux données histori tinsi posées, tirons les coni

La tradition galiléenne able à l'hypothèse de l'hi es récits relatifs à la dé 4e rend-elle pas pratiquei atation de ce genre? La c MUT ce qui est des Apôtre lélai, leur départ .étant en lu'ils soient parvenus en ' ïur ce qui s'était passé ( ivant de s'être posé aucui

Quant aux femmes il nontrer moins affirmât if.

ist qu'elles-mêmes sont p; ■aient-elles restées seules è

Au surplus l'analyse du i lue les récits de la sépultui l'appartiennent pas à la c ive. Je ne puis insister ici s Mais je ferai deux ou troi a in s détails — interventi

1. J'ai parlé plus haut (p. 1 1 faut ajouter que ce récit re a psychologie des « princes d Kuple ». Comment se souvii es disciples eux-mêmes n'ont

lubliée? Comment se croient-..- „.

jour la garde du tombeau, alors que de leur propre autorité Is ont fait procéder à l'arresialion ? Comment prennent-ilsle si piètres précautions, en même temps que si compliquées, luand il y en avait une si simple, qui eût coupé court à tout irojet d'enlèvement furtif? Comment enfin résistent-ils tous, ans exception, à l'évidence du témoignage que leur appor~ eut les soldats ?

qu'est-ce qu'un dogme? 211

tel que Joseph d'Arimathée, tombeau neuf, aromates, — ont pu faire penser à une intention de montrer ac- <x)mplie la prédiction d'Isaïe (xi, 10): Erit sepulcrum ejus gîoriosum. D'autres passages accusent des préoccupations apologétiques (Marc, xv, 47; xvi, 3, 4). Il est permis de trouver quelque invraisemblance au nemini guidguam dixerunt (Marc, xvi, 8f). L'apparition angélique aurait donc manqué son but? et alors comment les apôtres furent-ils avertis du rendez-vous qui leur était assigné? Tout cela s'explique mieux si on l'interprète comme exprimant la tradition galiléenne plus ou moins dramatisée dans le souvenir déjà indirect •et lointain du rédacteur.

Il reste maintenant à chercher par quel mécanisme 3. pu naître la tradition hiérosolymkaÎRe. Si nous réussissons à la voir dériver de la première, l'inverse ne se concevant pas, no^us aurons un nouvel argument pour notre hypothèse.

Lorsqu'on entreprend une recherche de ce genre, il importe de bien se mettre en face de la mentalité -qui régnait dans les milieux chrétiens primitifs, afin -de pouvoir apprécier avec justesse ce <pii y était possible ou impossible. A ce propos, Mgr Duckesne — après avoir cité les divergences des Synoptiques ^itre eux et le peu de ressemblance du quatrième évangile avec les trois autres — dit avec beanicoup de raison 'Ceci: « Il est sûr que, pour le public de ces premier s temps, la concordance des récits et rexactkude du •détail n'avaient pas la même iR^>ertance que pour nous. Nous n'avons pas le droit d'ajouter nos convenances modernes à celles dont les a,uteurs sacrés avaient à tenir compte (^). » Et il ajoute en note : « D'autres évangiles que les canoniques ont été ]\. 'igés ipour les chrétiens de ces temps reculés et se soii. fait accepter, au moins en certains cercles. On est fondé À s'en servir quand on veut définir ce qu'il était pos-

1. Histoire ancienne de rEgîiêe, t I» chap. X, p. 141, 2"^* édition.

sible ou impossible de j de l'évangile de Pierre canoniques. Or il est ir s'est peu soucié de se n cesseurs. » Voilà l'état faut juger les Synoptiqi

De nos jours encore, on peut voir à l'œuvre transforme et amplifie. ï qui ne sont point basées ; démenties par eux, invi COncordistes pour suppU ou pallier leurs dé sac ce de suppositions « pieusi marge des Évangiles, i pullulèrent au Moyen A crédit universel jusqu'à combien de prédicateurs par exemple, sur le « té apparition de Jésus à sa i par le menu pourquoi rien dit. Eh bieni jadis lement, comme aucune h exercer son office réduc tions prenaient une cors! terdite aujourdTmi.

Cela étant, vmci ce qi ser. n est certain que tion partit de Jérusalem de la propagande chréti rayonnement, là le ber société organisée. Les I après leur fuite en Gai s'y produisirent sans doi sainte, la capitale religiei

1. Inutile de redire que faire intervenir l'inspiration, qu'une condusicai de f^t, )

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