‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 62 sur 113 · Cf. ACT., I · texte numérisé non relu

Cf. ACT., I

istère de la. prédication va de se définir, où se , conquête, où le culte :, les événements qui s'y [is la mémoire collective . En particulier, le soulaça graduellement celui léennes, au point qu'on s-là, même les faits qui lutre théâtre. La' chose la foi en la résurrection lise et en l'Eucharistie.

le par un désir inconsmanif ester son triomphe it souffert et où il était .pparitions s'adressaient e réfléchie d'elle-même, significatives, par cone apologétique, si bien t à petit l'ensemble des ment à une loi psycho- Jiangement de perspecque le souci du symbocelui de la simple narration quelconque, d'une ijours par rapport au rémaniable, que se coor-

e prêchaient le Christ tesseulement de le raconter.

■es faits les intéressait-elle

lans l'Évangile. Car l'Évan- Or on ne peut parler d'erreur que par rapport a une inrennon d'affirmer. Cf. St-.'iugQstin, até par S. Thomas (Summ. Th.. P. 111. Q. LV art, 4. ad i™): < Non omne quod fingirnits mendacium est; sed quando illvd finffimus gitod nîliil signi/ical, tune est mendacium; eum autem fictio noitra refertur in aliguain significationem, non egt mendacium, led ofjgua fLsara vtritalit. s Remarque* que cela est dit non k propos des paraboles, mais à propos de l'apparition du Christ in alta eifigU (Marc, xvi, 12).

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donnent les étapes successives se groupent et de son reflet gu'< La représentation de celles-ci si une sorte de précisiou rétros] de celui-là, au point que la re après coup avoir été d'une re< Du sommet d'afrivée on regardi et la perspective n'est plus la voyage, mais en un sens elle i fut-il pour la genèse de ta foi textes portent encore aujourd't vement graduel dont ils nous lai au moins dans ses grandes ligr générale. Au début, c'est Joan,, représentant la finale primitive tient la première place, la scène les disciples ont repria (v. 3) e d'antan, le sentiment d'hésitatit qui dut être tout d'abord celt noté (4, 7, 12), enfin apparaît signification, une conclusion m vient Matth,, XXVIII, 16-20: 1; subsiste en gros (7, 10, 16) bien lymitaine commence à se fain détails s'estompent, les circon; l'apparition s'effacent, les dou tionnés que synthétiquement > (v. 17); par contre l'aspect d centue, se précise (18-20) dans 1 — invisible, mais présent, — t gélisation par laquelle son œu^ terre. Avec Luc, xxiv, dont finale actudle de MarC, XVI, rudiment d'organisation et c'e

lymitaine qui l'emporte: les apôtres apparaissent groupés et unis (Luc, XXIV, 33, 36, 48-53; ACT., I, 6. 8, 13, 14), avec im chef (Luc, XXIV, 33, 36, 48-53; ACT., 1, 15-22), l'idée que leur mission est universelle (MarC, jxvi, 15; Luc, XXIV, 47; ACT., i, 8), et le sentiment

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int dépositaires (Marc,

symbolisme mystique fsus parmi ceux qui le î, 16, 32; conversion >romesse de l'Esprit :

8) ; les liens de la foi hrist ressuscité se des- KIV, 30, 31, 35, 41-43); ée des Écritures se ré- , XXIV, 25-27, 32. 44sistKit plus qu'en rac- IC levés par une preuve 1). Enfin, chei JOAN., lus d'hésitations ni de en Thomas se déclare du Maître (26-28), en )n destinée aux siècles lent affermie s'analyse lance et son progrès ; la > obscurité ni tâtonne- 'entecôte (y. 22), l'ins- : (21, 23), la joie et la elle (19. 20), tout cela (laire où la signification

à leur histoire.

)pérer dans la mémoire lée à Jérusalem comme :a propre genèse. Mais, en principe, il fallait

était advenu du corps lient inéluctablement à du Christianisme naisnant souterrain à Jéruplus loin et plus tard suivre dans l'intervalle, léâtre des événements, assé; et cela, d'ailleurs, r que sous les formes

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L'idée de la sépulture s'offrait d'elle-même. Puis, cher des esprits simples îK>ur qui la continuité de Jésus de Nazareth au Christ glorieux se traduisait par l'image réanimation du cadavre^ la sépulture appelait la découverte du tombeau vide. Enfin le recours aux passages des Écritures que l'on entendait traditionnellement du Messie et le souvenir de certaines paroles prononcées par Jésus — histoire typique de Jonas, prédiction d'Isaïe sur le sépulcre glorieux, promesse du psaume que le saint serait préservé de la corruption, — permettaient de déterminer les détails par une sorte de déduction (^), et cela d'autant mieux que par surcroît l'apologétique y trouvait son compte.

Mais cependant la tradition galiléenne subsistait, k i'arrière-plan, dans la pénombre. Elle excluait un rôle actif des Apôtres lors des constatations initiales. De là sans doute l'attribution de celles-ci aux femmes (*), tandis que les disciples restent cachés par crainte des juifs (^). De là aussi l'envoi en Galilée (*). Vers la fin, toutefois, s'esquisse une tendance à revenir làdessus (*) et à rapprocher les Apôtres du tombeau vide (^) mais sans que néanmoins les apparitions cessent d'être pour eux le message décisif (7).

1. Cf. S. Paul, I Cor., xv, 4: Quia sepultus est et quia resurrexit tertia die SECUNDUM SCRIPTURAS. Le sens du secundum Scripluras doit être déterminé d'après le verset précédent: Christus mortuus est pro psccatis nostris SECUNDUM SCRIPTURAS. Or ce n'est point par Vhistoire que nous savons que le Christ est mort « pour nos péchés ».

2. Ainsi que l'attribution de la sépulture à des disciples qui ne furent pas témoins de la résurrection.

3. Détail historiquement peu vraisemblable: cette crainte les aurait détournés de rester réunis et à Jérusalem, Nous avons ici un écho de la fuite en Galilée joint à un souvenir des premières assemblées chrétiennes.

4. Dont on ne voit pas bien la raison d'être si tes apôtres l sont restés à Jérusalem et si leur témoignage y doit commenf cer.

^ 5. Luc et Jean ne parlent plus du rendez- vous en Galilée.

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