‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 7 sur 113 · PRÉFACE XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XVII

de manière à ne pas accumuler comme à plaisir les obstacles sur le chemin de V apologétique.

Quoi qu'il arrive^ d^ailleurs, — et cest par cette parole que je veux terminer, — rien ne réussira jamais ci troubler notre ferm,e volonté d* obéissance, notre intention de ne travailler que pour VÉglise et dans VÉglise. Quelle que soit la vérité qui finalement se fasse jour, conforme ou contraire à nos opinions personnellesj d'avance nous y adhérons. I

^^^egnie et Ci t H ^t

QU'EST-CE QU'UN DOGME ?

Ce titre n'est qu'une simple question, nullement \m0 promesse de réponse: question du philosophe au théologien, appelant ime réponse du théologien au philosophe.

Il serait ridicule en effet de prétendre ici donner à cette question si complexe une réponse totale et définitive. On ne résout pas de tels problèmes en quelques pages. Le lecteur ne devra donc chercher dans le bref article qui suit ni une doctrine arrêtée ni même, sur aucun point, des thèses catégoriques. S'il trouve parfois que je parle d'un ton trop affirmatif, qu'il veuille bien admettre que je le fais uniquement en vue d'une plus grande clarté dans mes demandes. Au fond, je veux m'en tenir à de simples aperçus, que je présente seulement comme des projets de solutions proposés à la critique de ceux qui ont autorité pour conclure en pareille matière. Et je puis d'ailleurs justifier mon attitude par une raison péremptoire: c'est que je ne suis pas théologien et n'aime point à décider de choses où je ne possède nulle compétence.

On demandera peut-être alors pourquoi je me mêle de traiter un sujet sur lequel je déclare moi-même ne point avoir de compétence particulière. Voici. Tout laie, de nos jours, est appelé à remplir un devoir d'apostolat dans le monde incrédule où il vit. Lui seul peut effica-

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