‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 71 sur 113 · Page 552 »fe son premier article, note · texte numérisé non relu

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3. Il suffira de noter, sans autre preuve ni développ (Jue les mystiques, non les spéculatils, sont ceux qui p nent le mieux à l'intuition de la présence divine.

£t cette dernière ressource est la seule qui ii^us permette d'entendre sûrement le fait de la présence réelle dans TEucharistie, puisqu'alors il n'y a ni percepti(Hi ni possibilité de perception» à aucun degré ni sous aucune forme (*).

Qu'<Hi y songe un instant! Qui oserait dire que les énoncés de Trente relatifs à TEucharistie doivent être interprétés ea tant que dospnes comme des luropositioas de i^ilosophie au sens technique du mot? Qui oserait dire par exemple que le canon 2 de la session XIII impose à la foi des fidèles la théorie scolastique de la matière ou une théorie quelconque sur les rapports entre substance et accidents? L'emploi du mot tra$t»' êiibêtantiation n'implique rien de tout cela, pas même que le concept de substance élaboré par TÊcole soit lié d'une façon nécessaire à la doctrine révélée. Ce mot veujt dire simplement que nous continuons à percevoir du pain et du vin, que lea méthodes scientifiques d'analyse les plus raffinées ne nous feraient jamais rien percevoir d'autre, et que cependant nous ne devons plus nous comporter d'aucime manière (^) vis-à-vis de l'hostie consacrée comme nous nous comportions vis-àvis du. pain et du vin, parce qu'il s'est passé quelque chose (^) de tel que ce changement d'attitude et de

1. Comprenez bien qu*il ne s'agît pcis ici d'affîrmer la théorie calviniste de la présence dynamîqae. Je ne dis pas que Jésus>Christ ne soit présent dans l'Eudiaristie que par ««n action. Ce que je dis, c'est que le mystère de la présence sacramentelle est appréhendé par nous sous les espèces de notre devoir d'attitude et de conduite par rapport à lui.

2. Au point de vue religieux, s'entend. Car, au point de vue scientifique, la conservation des apparences fait que l'hostie possède les mêmes propriétés et par suite joue le même r61e dans la série des phénomènes avant et après la consécration.

3. D'ailleurs ce quelque chose ne nous est pas défini par ses déterminations intdosèmies, mais seulement par les devtûrs <3[u'il entraîne pour nous. Xa théologie de rEucharistie contient : 1° une part purement réglementaire et juridique ; 2^ une part négative tendant à exclui>é les théories qiâ, traduites en action, nous inspireraient une manière d'être et d'açir contraire à ce que le dogme prescrit ,• 3^ une part positive, qui est toute pragmatique. Après ceîa commencent les thèmes explicatives, mais elles ne sont point âe foi.

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conduite en est la conséquence raisonnablement oWigatoire potir nons. « RanarqiKms d'abofd, dit M. Sertîllanges (^), que la définition citée ne parle pas ê^aeeidents: elle emploie le mot &pecie9, mot qne nos catéchismes tradaisent rnianîmement par le mot apparentées. N'est-ce pas pour indiquer qall n'y a là, sous-jacente, aucune philosophie propreipent dite? Où en serionsnoQs, s'il fallait atijounThui imposer à chacim, au no«i du dogme, la diriston de Têtre en eaiéffories, lai distinctimi réelle de ia substance et de l'accident, xroe théorie du lieu, une théorie de la quantité absolue ou locale, etc., etc.? A qui permettrait-on de faire ses Pâques? » Le même autemr dit encore (*): « Comjnœ»t pourrait se comporter l'homme simple à l'égard d^na dogme auquel il est tenu d'adhérer, dont il doit donc connaître le ^ais, si la formule où ce sens se révèle voulait dire autre chose que ce qu'il en peut comproidre? La positivité du dogme doit être accessible à tout le monde; les emaihèmee seuls peuvent être conçus en fonction d'un système, parce quHs s'adressent, en tant que conçus ainsi, à la catégorie de croyants où ce système a cours.» Si le mot substance, dans les définitions de Trente, est interprété en im sens proprement philosophique, ces définitions n'atteignent pas tout le monde, mais seulement ceux qui admettent les principes et concepts de la philosophie scolastique telle qu'on la professait communément à l'époque du Concile (% et encore pour ceux-là mêmes elles n'ont qu'une portée négative, proscrivant certaines théories sans en imposer directemiciit aucime autre. C'est donc aillems qu'il faut chercher la signification positive du dogme en tant qu'elle doit être acceptée par tous.

Au point de vue de l'histoire, il est très certain que

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