‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 76 sur 113 · Id., l€r octobre · texte numérisé non relu

Id., l€r octobre

2. Je ne puis évidemment songer à écrire ici un Traité complet De Deo irino.

qu'est-ce qu'on dogme} 269

Inutile d'insister sur la partie de la formule qui maintient le mcmotliéisme : sa si^ification religieuse, dooc pratique et morale, saute aux yeux. Quant à lautre partie, celle qui affirme la trinité dans Tunité, n'est-ce pas en termes de vie spirituelle qu'on la commente toujours? A propos de chacune des « personnes », il y aurait lieu de refaire, miUatis muiandiSy en entrant dans le détail de nos attitudes et démarches par rapport à Dieu, en analysant les divers actes de notre vie religieuse, la discus^cm déjà faite au sujet de la personnalité divine en généraL £t la conclusion serait analogue. Après cela, prenez une à une les formules dogmatiques orthodoxes. Vous leur trouverez un caractère commun : celui de t^idre à maintenir omtre des spéculati^ms ruineuses le fond pragmatique précédent. Sans doute elles utilisent des termes philosophiques, mais sans imposer à la foi aucune philosophie proprement dite. Toutes ont un même but : sauvegarder le fait de la médiation rédemptrice (^). Je ne dirais donc pas de la formule trinitaire, avec le R. P. Allô (*), que « c'est une proposition intellectuelle destinée à légitimer spéculativement des croyances essentielles à la vie spirituelle des chrétiens», mais plutôt que c'est la notification de faits dont Vaffirmation pratique eai nécessaire pour que les chrétiens puissent vivre pleinement leur foi en la médiation du Christ Jésus.

On m'objectera peut-être le caractère évidemment spéculatif des luttes doctrinales qui ont rempli les premiers siècles de TÊglise, particulièrement chez les Grecs,' Je ne le conteste pas. Mais autre chose est le procédé suivi pour dégager la donnée de foi; autre

1. Le Sabe^îanisme, par exemple, détruit pratiquement la réalité de la médiation rédemptrice dont il fait une sorte de comédie jouée par Dieu. — Il n*est pas jus<3[u'à la procession ab utroqtie qui ne comporte ime interprétation pragmatique. Si en etiet le Saint-Esprit ne procède pas du Père et du Fib comme d'un seul et même principe, nous ne pouvons plUs nous conduire cônune trouvant en Jésus la plénitude de Dieu et voilà notre vie religieuse scindée en deux morceaux.

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