‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 78 sur 113 · Bemie du Clergé français, 1er octobr» 1905, p · texte numérisé non relu

Bemie du Clergé français, 1er octobr» 1905, p

lèmes, le matérialisme, le déterminisme, classés comme tels en philosophie. » Il y a là une confusion. 7 ritualisme cousinien auquel on fait allusion ici n'a été un système philosophique digne de ce nom : t qu'un pâle et pauvre démarquage du christianisa retenu quelques-uns des faits qu'affirme le d mais de conceptions explicatives à leur sujet, de matisatiOns ou de théories, aucune trace. Si l'o des spéculations spiritualistes sérieuses, il faut s'a< à Descartes, à Leibniz, à Kant : et qui dira i dogme se soit, à un degré quelconque, incorpon spéculations? De même dans tous les autres ca logues. « Pense-t-on, par exemple, que le con< Vienne, en définissant que l'âme est la forme du a voulu consacrer le système de la matière et forme? Personne, aujourd'hui, n'oserait le dire, cette formule scientifique — car cette fois c'en « — ne possède, comme telle, qu'une valeur négativi qu'elle n'enseigne rien que de négatif; mais ce veut enseigner de positif, ce n'est pas la formule du corps en tant qu'elle pourrait s'opposer se quement au monadisme leibnizien ou h la théor tésienne de l'âme: c'est l'unité de notre vie et la humaine de Ja chair, niées par tant d'hérétiqu détriment de la vie religieuse et morale (')• » I pas jusqu'à la théorie anselmienne de la satisi vicaire, pourtant si communément admise, qui ne être tenue pour extérieure au dogme. Ce qui est c'est l'efficacité salutaire de la mort du Christ : e donnée comporte évidemment une interprétation matique. De ce fait, S. Anselme a cherché, aprê d'autres, une explication théorique; son expli meilleure que toutes les précédentes, a été apt par l'autorité ecclésiastique, c'est-à-dire autoriséi l'usage officiel; mais une telle approbation ne la nise pas et l'on peut déjà prévoir qu'elle devr dépassée C^).

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j^nfin coQsidércms les deux dei niers dogmes définis et promulgués par TËglise au cours du siècle qui vieal de finir. Celui de Tinf aiUibUité pontificale est très clair : 1» on ne peut pas en appeler du pape au omcile : décision juridique négative; 2^ le pape, quand.il parle ex cathedra^ est assisté de teQe manière que nous devons avoir par rapport à lui la nkêfooe attitude que par rapport à un concile œcuménique : définition pragmatique positive. Rien pour définir en soi l'assistance qui assure rinfaiUibiiité du pontife romain. Quant au de^^ioe fie riimnaculée Conception, il pourrait sembler au premier abord n'avoir aucune significaticm pratiqite et nxMrale. Je ne veux pas ^itreprendre ici une loo^e discussion. Une remarque suffira. Ce dogiz^ est vié avant laut de la piété populaire, la dialectique des thé<do;gie&s oti des hérésiarques n'a joué qu'un râle secoadaire ou nul daos sa genèse : n'est-ce pas l'indice qu'il doit être avant tout relatif aux besoins vitaux de la piété chrétienne, plutôt qu'aux exigences théoriques de la pensée ^>é€iilative ?

Nous revenons toujours aux msêmes conclusions. Je les résume ime dernière iois. «UÊglise possède et s'attribue un pouv^r indiMei d'inlaillibitité dans l'exa* men et Tappréciation des doctrines: qu'est-ce à éàx^^ sinon qu'elle ne fait p^ âit&stemmt de la science; que le processus scientifique, en Im-méœe, ne la ccmcerae point ; et que, si elle y intervient» c'est uniquement en vue de sauver quelque ^ose qui n^est plus du domaine de la science? Ne vok-<«i pas qu'un pouvoir scientifique indirect et une attitude sdetéifyuemettt mégatim sont deux choses qui s'appellent et se répondent? Que laût l'Église en politique? Propose^^Ee des systèmes et impose-t-elle des soiutiens relativement au gouvernement temporel des sociétés humaines? Non; dte s'en défend au contraire avec énergie et déclare qu'en {»rioh cipe la société tenapo^relle est pleinement Hbre de s'orga^ niser à sa guise. Elle se reconnaît pourtant un pouvw:

Vhisioire, dans les Annales de jfhSasai^èm tkrééiemH4^ ^VFÎer

QU'ïtST-CE Qr'"N DOGME? 273

indirect en ce que telle solution politique, sous prétexte d'organiser le bien commun, peut arriver à le compromettre assez pour compromettre du même coup la fin que poursuit TÉglise. La subordination des fins doit faire,- dans ce cas, la subordination des pouvoirs; mais il est clair que des interventions de ce genre ne sont pas proprement politiques; elles le sont négativement, comme s'opposant à des systènies destructeurs; mais essentiellement et dans leur positivité propre, elles sont morales et religieuses (^). » A ce dernier point de vue, — moral et religieux, — TÉglise n'affirme au titre de dogmes proprement dits que des faits qu'elle définit par le caractère que doit présenter notre attitude à leur égard. Ne taxez pas ime teRe conclusion de su^jeetivisme. On accorde communément que nos sens notis font comiaître la lumière dans et par la réaction qu*eik provoque en nous, non pas telle qu'elle est en soi. Est-ce là nier que la lumière soit une réalité objective?

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