Ce texte condamne surtout l'individualisme religieux
2. On sait que Clément XI a condamné des propositions affirmant que la foi est la première grâce et que nulle grâce n'es* donnée que par la foi. {Denzinger, 1241, 1242.)
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retrouve cette loi: « Videntium enim unum et idem miraculum, et audientii/'m. eamdem praedicationem, quidam credunty rf quvi^m non credunt. Et ideo oportet ponere àliam causant intevî^rem, qfiae movet hominem interius ad afisentiendum his qttae sunt fidei C). » Dieu, sans doute, agit sur nous et nous dilate à nous faire parfois crier de douleur: les mystiques sont unanimes sur ce point. Mais aussi n'est-ce pas dans l'Imitation que se trouve cette formule d'immanence: « Dieu est un soupir indicible caché au fond des âmes »? A plus forte raison le principe d'immanence est-il vrai quand il s'cigit de r esprit humain lui-même et non plus seulement de tels ou tels esprits individuels. L'histoire, externe en quelque mesure pour ceux-ci, ne l'est pas h l'égard de celui-là (*). Avant Jésus, toute révélation n'arrive jamais qu'à travers la conscience d'un prophète, sous la forme dont cette conscience l'a revêtue, comme expression d'expériences vécues par elle. Avec Jésus, c'est du sein même de l'humanité que sort la voix révélatrice et, suivant la significative locution des théologiens, qui exclut si clairement tout morcelage, elle traduit une intuition théandrique. Après Jésus, l'acte révélateur s'achève par un effort immanent d'élaboration traditionnelle, sous l'inspiration intérieure du Saint-Esprit qui parle et agit dans le secret, si caché aux profondeurs de la nature que jamais ni l'histoire ni la psychologie n*en peuvent discerner séparément l'action propre. En définitive, la grâce, à tous ses degrés et moments, suppose toujours la nature et l'utilise, même quand elle la pousse à se «d'.épasser. Ce qui vient d'en-haut, c'est une mystérieuse fécondité; mais tout le travail positivement constat able est himiain dans son phénomène. BoratCy coeliy desuper, et nvbes pluant justvm; aperiatur terra, et germinet salvatorem (').