SCÈNE IX
Etienne Annahotaha, chef Huron, ami des Français, paraît à la fenêtre ouverte, fait un mouvement de surprise et met son index droit sur sa bouche, relenant sa respiration. Jean expire et Grisou lâche prise. Grisou prenant le papier écrit par Jean dit:
Partons. ,.aissons Sur les intéressés planer tous les soupçons,
(IL sort par la porte de gauche. Etienne Annahotaha s’efface dans l'ombre, à droite, pour ne pas être vu, ct, dès que Grisou a franchi le seuil, Anna- 3 hotaha reparaît à la fenêtre ct dit :) RE
ETIENNE ANNAHOTAHA.
Les yeux de l’assassin brûlent esmme ne forge.
(Grisou, qui l'aperçoit du dehors, lui saute à la gorge.)
GRISOU
Témoin malencontreux, vil Indien, je t'égorge Si tu ne me proxiets le silence à l'instant.
ER pe
(Annahotaha suisit le poignet de Grisou avec ses deux mains et le sert si fort que de douleur Grisou ouvre les doigts sous l'étreinte.)
ETIENNE ANNAHOTAHA,
On croirait que tes doigts sont l'étun de Satan, Tu m'as presque étoutfé, mais enfin, je respire,
Grisou (braquant le pistolet qu'il porte à sa cein- Lure, sur la tempe de l'Indien.)
GRISOU
Tu te moques, morbleu ! Sur ta tempe je tire Si tu ne me promets de garder le secret.
ETIENNE ANNAHOTAHA (levant la droite vers le ciel).
Je jure sur la croix du Dieu de Nazareth.
GRISOU
Jure, par tes aïeux qui dorment dans la terre, De partir sans tarder et de toujours te taire.
ETIENNE ANNAHOTAHA.
Je le jure.
GRISOU
C’est bien.
(lui tendant un louis d'or)
Maintenant prends cet or Et sache qu’en partant d'ici {1 fnis la mort.
(Ils disprrai sr!)
RIDEAU