LA MAISON HABITÉE PAR MONTGOMMERY
Induit en erreur par la copie du M.inuscrit que nous avotis eue sous nos yeux, nous avons dit que Monlgommery fit choix de la maison du lieutenant Des Moncelles, tandis que ce fut Irès-vraisemblablement celle du lieutenant Des Moulins qui obtint ses préférences. Nous tenons essentiellement à relever celle inexactitude.
En effet, il n'y a jamais eu à Domfront de famille Des Moncelles, tandis que celle de Messieurs Des Moulins y a subsisté longtemps (Le Paige, Dict. du Maine, v° Domfront).
Il existe dans la chapelle du collège de cette ville une pierre tombale de noble A. Des Moulins, décédé le 27 avril 1372. I^'inscription en a été relevée récemment par M. Blancheti^re (Public, de l'Orne, n" du 24 février 187S).
Son fils, Michel Des Moulins, lui succéda sans aucun doute dans l'oflice de lieutenant général de Guy Cormier, vicomte de Domfront, puisqu'en celte qualité, dès l'annéelSTO, il était membre de l'échiquier d'Alençon (Bry de la Ciergerie, hist. du Perche, p. 365),
Une fille de ce Michel épousa M. Simon Couppel, substitut de l'avocat général du bailliage de Domfront, Les noms des deux époux figurent dans un arrêt du parlement de Rouen, du 1" juillet 1612, qui renvoie du bailliage de Domfront à celui d'Alençon Messieurs Fran-
çois Ruault, plaidant contre ses frères Charles et Christophe, à raison de leur parenté et de leurs alliances avec divers membres de la magistrature locale. Dans cet arrêt Marie Des Moulins est désignée spécialement comme fille de Michel, lieutenant général. (Titre original communiqué de la façon la plus bienveillante et la plus gracieuse).
Ainsi il ne peut être douteux que ce fut bien de la maison du lieutenant des Moulins que Montgommery s'accommoda.
Où était-elle située? C'est ce qui nous reste à savoir.
Cependant, on pourrait admettre d'une manière à peu près certaine que ce pouvait être celle que posséda plus lard à Doml'ront Madame Marie Des Moulins, veuve de Henry Barré de Jumilly. Celte maison était auprès du couvent de Saint-Antoine, dont l'hôtel de ville actuel de Domfront et la place spacieuse qui l'entoure, occupent aujourd'hui et en grande partie l'emplacement. C'était donc tout près de la citadelle.
Madame de Jumilly passa souroissioa de cette maison au domaine de Domfront, en l'année 1664. (Registre Mss. des aveux. Domfront, f° 93, v», à la bibliothèque publique).
Resterait à déterminer si ce logis était un héritage des Des Moulins ou des Jumilly. Sur ce point les documents nous font défaut.
I>U TOXJOHET
François de Boispitard, notre chroniqueur.
dâ Mon S.inf r l'^!' énergique la surprise du Mont-Saint-Michel par du Toucbel.
P.flî-'ànif "^?' ^^^""'^ P"^"«'' ce récit, qui est d ailleurs fort court, parce que d'abord il complète les œuvres connues de notre vieux compatriote, ensuite parce qu'il forme l'anoexe naturelle et sert de pièce jusSaliveët complémentaire des faits et ges es de ce lieu lenaoi de Montgommery, dont il partagiLïà fortune pendant le siège de Domfront