‹ Dominicales d'un curé de campagneChapitre 5 sur 37 · IV. Quel est le crime du profanateur du dimanche · texte numérisé non relu

IV. Quel est le crime du profanateur du dimanche

ir se rend coupable ; i^ envers Dieu qu'il insulte publiquement et à la face du ciel... 2° enve7's luimême : il épuise sa santé par un travail sans relâche, il attire sur lui et sa famille la malédiction divine, il s'expose à la damnation éternelle ; 3" envers le prochain par le scandale qu'il lui donne...

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XVllP DIMANCHE APRES LA PENTECOTE

EVANGILE

Les Pharisiens, ayant appris que Jésus avait imposé silence aux Saducéens, se rassemblèrent entre eux; et l'un d'eux qui était docteur de la loi, lui fit, pour le tenter cette question : « Maître, quel est le grand commandement de la loi? » Jésus lui répondit : « Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement. Le second est semblable à celui-là : Vous aimerez votre prochain comme vous-même. Toute la loi et les prophètes sont contenus dans ces deux préceptes. » Les Pharisiens étant donc assemblés, Jésus les interrogea et leur dit : « Que vous semble-til du Christ, de qui est-il fils ? » Ils lui répondirent : « De David. » Comment donc, leur dit-il, David qui était inspiré, l'appelle-t-il son Seigneur, en disant : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à

ma droite, jusqu'à ce que je réduise vos ennemis à vous suivre de marchepied ? Si donc David l'appelle son Seigneur, comment est-il son fils ? Personne ne put lui répondre; et depuis ce jour, qui que ce fût n'osa lui faire une interrogation. (Matr., xxii, 34-46.)

HOMÉLIE

Le plus grand et le premier commandement.

Parmi les ennemis du Souveur les plus acharnés étaient les Pharisiens et les Saducéens. Or, un jour que Jésus-Christ avait réduit au silence les Saducéens, à propos de la résurrection des morts, les Pharisiens se concertèrent pour lui adresser quelques questions difficiles, embarrassantes et arriver à le confondre. Pour éviter la honte d'une défaite et s'assurer l'honneur d'une victoire, ils décidèrent qu'un seul porterait la parole. S'il triomphe, tous partageront la gloire du triomphe; s'il est vaincu, seul il portera la confusion de la défaite. Et puis la question à propos a été préparée avec une certaine adresse. Les docteurs n'étaient pas d'accord sur le plus grand commandement de la loi; les uns disaient que c'était le précepte de l'observation du sabbat, d'autres donnaient la préférence à celui de la Circonsion, d'autres enfin à celui qui prescrit les sacrifices. Les ennemis du Sauveur crurent ne pouvoir lui poser une question plus embarrassante, et ils espéraient

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le prendre dans leurs pièges, quelle que fût sa réponse. Dieu, se disaient-ils, n'a rien commandé que de grand. Si donc Jésus se prononce en faveur d'un précepte préférablement à un autre, nous sommes en droit de l'accuser par rapport au commandement quïl aura méprisé.

Le docteur de la loi, aposté par les Pharisiens pour embarrasser le Sauveur et le confondre, s'approchant de Jésus lui fit cette question : « Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement. Le second est semblable à celui-là : Vous aimerez votre prochain comme vous-même. Toute la loi et les prophètes sont contenus dans ces deux préceptes. »

Le précepte de l'amour de Dieu est donc d'après le divin Maître le premier des commandements. C'est le plus ancien : il a commencé avec la création dupre^ mier homme ; il a été à la tête de tous les autres qui sont enfermés en lui comme l'arbre tout entier est renfermé dans le germe. Celui qui aime Dieu se plaît à faire sa volonté. L'aaiour divin est, pour la vie spirituelle, ce que la sève est pour la vie végétale, ce que le sang est pour la vie animale. On ne peut observer aucun commandement sans observer celui-là. Il est le plus grand des commandements. Il est grand par rapport à son objet, qui est Dieu ; grand par son étendue, qui englobe tous les hommes

de quel âge, de quelle condition qu'ils soient; grand par rapport aux autres commandements, qu'il renferme tous, qu'il surpasse tous, et qui se rapportent tous à lui ; grand enfin par rapport à la durée, qui est pour le temps et pour l'éternité. La foi cessera quand nous jouirons de la claire vue de Dieu, l'espérance cessera quand nous serons en possession du ciel ; mais l'amour durera toujours. De même que l'or est le premier et le plus précieux de tous les métaux, de même que le soleil est le roi des astres, de même, l'amour de Dieu est le plus grand des préceptes, la charité est la première et la plus excellente des vertus.

Le précepte de l'amour de Dieu est formel, clair et précis : Diliges Dominum Deum iuum. 11 n'y a pas de raison qui puisse nous dispenser de remplir ce devoir de charité. Pour les autres obligations on peut alléguer certaines excuses; on peut dire, par exemple : je ne puis jeûner, je ne puis travailler; mais, demande saint Jérôme, qui peut dire : je ne puis aimer. Dieu veut donc que vous l'aimiez, et en l'aimant, qui aimez-vous? Un père, un ami, un bienfaiteur. Oui, car Dieu est tout cela. Mais ce n'est pas à ces titres qu'il exige votre cœur : vous auriez peutêtre le triste courage de le lui refuser ; il l'exige en maître : Diliges Dominum Deum tuum. Et qui osera dire à ce souverain seigneur de toutes choses qu'il a outrepassé ses droits en exigeant l'amour de sa créature? N'est-ce pas le Seigneur, Dominum, le maître du ciel et de la terre, votre Créateur, votre Rédemp-

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leur, votre Rémunérateur? — N'est-il pas Dieu, Deum^ rÈtre infini, celui qui, seul, peut combler vos désirs, étancher la soif msatiable de bonheur qui vous dévore ? — N'est-il pas votre Dieu, Deum tuum, un Dieu "qui s'est donné à vous, qui s'est sacrifié pour vous, la fin dernière vers laquelle vous devez nécessairement tendre, et pour laquelle seule vous avez été créés?

Et comment devez-vous l'aimer? Il faut l'aimer de tout votre cœur : Fx toto corde tuo, dit l'évangile de ce jour; il faut l'aimer de toute votre âme : Fx totâ anima iuâ ; de tout votre esprit : Fx totâ mente tuâ.

1° Et d'abord de tout votre cœur : Fx toto cordetuo. C'est pour cela qu'il nous l'a donné. Néanmoins, cet amour ne consiste pas dans une efi'usion de tendresse, dans une sensibilité de cœur, dans une émotion de ferveur; mais dans un amour de préférence et de choix, un amour qui domine tous les autres amours et qui donne par conséquent à Dieu la première place dans votre cœur, et une préférence absolue sur tous les objets créés ; c'est un amour qui nous faisant envisager Dieu comme le plus parfait, le plus aimable des êtres, nous attache à lui par des liens si étroits que nul autre n'est capable de nous en séparer. Tel a été l'amour de tous les saints, qui lui sont restés fidèles au prix de tous les sacrifices ; sacrifice de la fortune, de la réputation, des parents et de la vie même. — Voulez-vous un modèle? Écoutez saint Paul, et puissiez-vous comprendre ce que c'est qu'aimer Dieu ! Ce grand docteur passe en

revue les différents objets qui, dans le cœur humain, sont les plus puissants obstacles à l'amour divin, et il leur jette ce généreux défi : Qui pourra jamais me séparer de la charité que je dois à mon Dieu ? Serace la faveur du monde et l'amour des plaisirs ? L'horreur de la mort et l'attache à la vie ? La crainte du déshonneur ou le désir de la gloire? Non, rien de tout cela ne pourra jamais me séparer de la charité que je dois à mon Dieu. — Ici, interrogez votre cœur et qu'il vous réponde. S'il vous fallait mourir plutôt que de renoncer à votre foi, préféreriez-vous le martyre à l'apostasie? Si pour rester purs et vertueux, il fallait demeurer pauvres ou le devenir; préféreriez-vous porter les haillons de la misère, plutôt que d'acheter les jouissances de la vanité au prix de notre innocence? S'il fallait, pour conserver les bonnes grâces d'un ami, d'un parent, d'un protecteur, renoncer aux saintes pratiques de la religion, n'auriez-vous pas la faiblesse de le faire? Résisteriez-vous aux menaces, aux reproches, aux séductions, afin de rester fidèles à vos devoirs? — Si, pour plaire à Dieu, il fallait renoncer à des lectures dangereuses, mais attrayantes; à des liaisons suspectes, mais chères, le feriez-vous ? — Enfin, si, pour être chrétien, il vous fallait passer pour un esprit faible et un génie étroit, consentiriez-vous à subir les sarcasmes et le mépris du monde, plutôt que de désavouer votre titre de chrétien. Que votre cœur réponde ; sa réponse vous donnera la mesure de votre amour pour Dieu.

Il y a plus ; pour Taimer de tout votre cœur, vous devez l'aimer entièrement et sans partage. Sans doute, l'amour de Dieu n'est pas exclusif; il ne vous défend pas d'aimer ceux auxquels vous attachent les liens de la parenté, de l'amitié, de la reconnaissance; mais ce qu'il ne peut vous permettre, c'est d'aimer ce qui affaiblirait ou ruinerait en vous ce divin amour : le péché et tout ce qui nous conduit au péché, c'est-à-dire les plaisirs criminels, les fréquentations dangereuses, l'alliance de l'amour de la créature avec celui du Créateur. Dieu repousse les cœurs doubles et partagés. D'après cette règle, que de chrétiens se font ici illusion. L'un dira : J*aime bien Dieu, je le prie régulièrement chaque jour, je ne fais tort à personne, et il croit après cela avoir accompli toute justice, et cependant, le dimanche, il n'assiste pas au saint Sacrifice et il vaque aux œuvres servîtes. Il n'aime pas Dieu. — Cet autre sanctifie bien le saint jour, fait des aumônes, mais il a des habitudes criminelles, il fréquente les bals publics, les cabarets et autres mauvais lieux; néanmoins il se flatte aussi d'aimer Dieu ; illusion. — Un troisième se présente qui est bien pur, bien chaste, mais il blasphème quelquefois encore; lui aussi affirme qu'il aime Dieu : illusion encore. — Enfin, ce dernier n'est ni un violateur du dimanche, ni un blasphémateur, ni moins encore un débauché; mais c'est un calomniateur et un médisant. Si vous lui demandez s'il aime Dieu : Oui, répondra-t-il sans hésiter... Erreur, erreur encore dans la bouche de

celui-là; parce que celui qui viole un commandement, les viole tous. On ne peut pas être en même temps ami et ennemi de Dieu.

2*^ Mais cet amour sans partage et supérieur à tous les autres ne doit pas être simplement spéculatif, c'est-à-dire dans le cœur, mais il doit se manifester par des actes. Ex toûâ anima tua... non diligamus verbo, sed opère et veritate. C'est à cette marque que Jésus -Christ reconnaît ceux qui l'aiment : « Celui qui m'aime gardera mes commandements : Qui habet mandata mea et serval ea, ille est qui diligit me... Si diligitis me, mandata mea servate. w Son apôtre favori, à qui il avait si bien appris à connaître la charité, nous le répète de sa part : La charité de Dieu consiste à marcher dans la voie de ses préceptes.

Or, le commandement que Dieu vous fait est que vous remplissiez les obligations de votre état, que vous les remplissiez sans orgueil, sans négligence, selon Dieu et votre conscience. Le faites-vous ?... La volonté de Dieu est que vous obéissiez à ceux qu'il a placés au-dessus de vous ; que vous commandiez sans hauteur ni dureté à ceux qui vous servent ; que vous soyez charitable envers tout le monde. Si l'on vous loue, il veut que vous vous humiliiez; si Ton vous insulte, il veut que vous pardonniez. Si vous êtes riche, il vous commande de faire l'aumône ; si vous êtes pauvre, il exige de vous la résignation. Dans vos repas il vous ordonne la sobriété; dans vos conversations la prudence et la retenue; dans vos plaisirs l'innocence et la modération. Telle est la

volonté divine. Tels sont ses commandements. Celui qui aime Dieu les gardera; mais si vous dites l'aimer, quoique vous ne les gardiez pas, l'apôtre saint Jean vous déclare que vous mentez et que la vérité n'est point en vous : Qui dicit se nosse Deum^ et mandata ejus non custodit, mendax est, et veritas in eo non est... Mais ce n'est pas assez; il faut encore aimer Dieu.

3° In totâ mente tuâ, de tout votre esprit. Qu'est-ce qu'aimer Dieu de tout son esprit? C'est avant tout lui faire le sacrifice de notre intelligence, de notre raison, en les soumettant à la foi; c'est donc croire sans hésiter tous les dogmes que Dieu nous a révélés, quelque incroyables qu'ils nous paraissent, persuadés que si notre faible raison ne peut pas y atteindre, c'est qu'ils sont trop élevés au-dessus d'elle et non qu'ils lui soient contraires. Avez-vous celte foi soumise, cette foi humble qui ne s'inquiète que d'une chose, à savoir, que Dieu a parlé ? Quand l'Eglise vous propose un dogme qui jusque-là n'avait pas été défini, tels que l'Immaculée Conception et l'infaillibilité du pape, avez-vous accepté sans hésiter ces vérités ? N'avez-vous pas marchandé votre adhésion ? Aimer Dieu de tout son esprit, c'est encore penser à lui, parler de lui, s'entretenir avec lui, le visiter et prendre en main ses intérêts. C'est ce que fait un enfant bien né à l'égard de son père, un ami fidèle à l'égard de ses amis. Or, Dieu n*est-il pas notre père et le meilleur des pères, notre ami et le plus fidèle des amis ? Pensez-vous souvent à lui ?

Un enfant pense souvent à son père, un ami n'oublie jamais ses amis. Combien qui ne pensent jamais à Dieu ! Parlez-vous souvent de Dieu ? Quel est le sujet le plus ordinaire de vos conversations ? Vous parlez de la terre, de vos plaisirs, de l'objet de votre passion, parce que votre cœur y est attaché et que la bouche parle de l'abondance du cœur ; mais vous ne parlez pas de Dieu, vous n'aimez pas à en entendre parler, vous trouvez le temps trop long quand on vous annonce la parole de Dieu. Aimez-vous sa société ? Vous êtes devant lui dans la prière, vous êtes avec lui dans la communion, vous êtes près de lui dans les visites au saint sacrement. Pouvez-vous dire avec David : « Oh ! Dieu de mon cœur, un seul jour passé près de vos autels, vaut mieux que dix mille sous la tente des pécheurs? » Quels sont vos sentiments? Aimez-vous Jésus-Christ, vous à qui les visites au saint sacrement sont inconnues, la communion insipide? Aimez-vous Dieu, vous qui n'aimez que la terre et ses vains amusements ? Prenez-vous sa défense et soutenez-vous sa cause, pleurez-vous les insultes qui lui sont faites lorsque vous entendez blasphémer la religion, calomnier ses ministres, tourner en dérision les serviteurs de Dieu? Quelle a été votre conduite dans ces circonstances? N'avezvous pas gardé un lâche silence ? Ne vous êtes-vous pas parfois associé aux blasphémateurs? Oh! que vous êtes loin de l'amour de Dieu 1 Avez-vous davantage celui du prochain ?

Le second commandement, dit Jésus-Ghristj est semblable au premier : Vous aimerez le prochain comme vous-mêmes. Après avoir parlé des caractères de l'amour de Dieu, je vais vous parler brièvement de l'amour du prochain. C'est Jésus-Christ lui-même qui va continuer de vous instruire. D'après lui, l'amour de Dieu et l'amour du prochain sont semblables. Et en quoi ? En ce qu'ils viennent de la même source, produisent les mêmes effets et conduisent à la même fin. Ils viennent de la même source, qui est la volonté de Dieu : c'est lui qui nous dit : Diliges proximum tuum ; ils produisent les mêmes effets, qui sont la sanctification de l'homme ; ils conduisent à la même fin, qui est la possession de Dieu.

Le mot prochain comprend tous les hommes sans distinction : les étrangers comme les parents, les amis comme les ennemis. Jésus-Christ ne faisant point de distinction, nous ne devons point en faire. La charité est sans bornes ; si elle hait le vice, elle ne hait pas le vicieux : Ego autem dixi vobis : Uiligite inimicos vestros. Mais, comment devons-nous aimer le prochain? C'est ici la difficulté. Toutefois, Jésus- Christ la tranche en deux mots : Sicut teipsum, comme vous-même.

Yoilà la règle simple, infaillible de la vraie charité

envers le prochain. Chacun est à soi-même la règle de cet amour. Or, il n'est personne qui ne s'aime sincèrement, qui se veuille le mal le plus léger, qui ne se procure tout le bien possible. Aimons-nous ainsi notre prochain ? Traitons-le comme nous nous traitons nous-mêmes. Nous désirons pour nous le bonheur ; nous devons pareillement le souhaiter à nos frères. Nous travaillons de tout notre pouvoir à l'acquérir ; nous devons nous occuper avec le même zèle à le leur procurer. La pratique de la charité fraternelle est renfermée dans deux maximes qu'a consacrées l'Esprit-Saint : « Ce que tu ne veux pas qui te soit fait, prends garde de le faire à autrui : Quod ab alio oderis fieri tibi, vide ne tu aliquando alteri facias. » « Tout ce que tu veux que les hommes fassent pour toi, fais-le pour eux : Omnia ergo quœcmnque vullis ut faciant vobis homiiies^ et vos facite illis. » Parce que vous vous aimez vous-mêmes, vous vous désirez tout le bien qui vous est nécessaire pour vous mettre à couvert des maux de la vie ; vous devez être animés des mêmes sentiments envers votre prochain. Parce que vous vous aimez d'un amour sincère, vous voulez qu'on supporte vos défauts, qu'on ait de l'indulgence pour vous ; supportez de même les défauts d'autrui, ayez pour les autres la même indulgence que vous voudriez qu'on eût pour vous, et vous accomplirez la loi de Jésus-Christ : « Alter alterius onera portate, et sic adimplebitis legem Christi. » Est-ce là ce que nous faisons ? Combien qui n'ont la charité que sur les lèvres et nullement dans le cœur.

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Ne serions-nous pas de ce nombre? Interrogeons nos œuvres.

Toute la loi et les prophètes se réduisent à ces deux commandements^ parce que celui qui a véritablement la charité, fait tout ce que prescrit la loi et tout ce que recommandent les prophètes. Il obéit constamment à Dieu, et évite tout ce qui peut lui déplaire.

Comme vous le voyez, mes frères, les deux premiers commandements qui renferment toute la loi et les prophètes se résument en ce seul mot : charité ! Charité pour Dieu, charité pour le prochain. Aimer Dieu, notre père, aimer les hommes, nos frères, c'est toute la loi. Combien elle est douce cette loi I C'est bien la loi de grâce, la loi nouvelle, la loi du Dieu d'amour ! Efforçons-nous de l'observer, afin qu'après avoir aimé Dieu et les hommes ici-bas, nous puissions les aimer là-haut. Amen.

POUR LE MEME DIMANCHE

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