‹ Don AlonsoChapitre 35 sur 62 · I :„i- I ,C(K>tjl>J · texte numérisé non relu

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REPRISE Ds HÀimsaiiT d'aïnhoa. 315

( de MU don dQÎB^ie croire que TOBB aimée davantage^ » U ne ùllait éviter de prononcer devant elle tin nom qni u nMi^uait Jatnâii de réveiller ses emportomente.

t Mas! j'urois près de Matéa le destin des fauBHPS religitMsdétmitfis. I^ongtemps apr6s que la croyance n'est plus, M en profeaw encore lemenson^.IeBongeMa combien est douloureuse la condition des femmes, alors que, chantant de râle avec noos. dlês' sont réduites à chercher dani nos yeax distraits une dernière étincelle 4e9 feas qu'elles cal alhmiés. Je me faisais violence ponr re- Irouierqueiqiiea-unes deces expressions qui se pressaient si w^^tsnrmes lèvres, iSalamanque, en Amérique, dans teroyage même de Cadix. I,«s femmes s'aUachent & nous par leurs sacriâces : j'essayais de m'attachera Matéa par sa f^e olIecUoa. Ma chaîne restait ainsi toujours plus étroite, loojourt plus pesante: Ses émissaires accompagnaient mes pu; ses messages persécotaient mon absence; ses repro- '^ aeeueillaient mon retour. DoAa Inès, également indi- |Bée de la condescendance de sa maîtresse et de ma froideor mal dissimulée, lui prêtait le secours de ses empiHle- BUHs; et moi je ra^annai* de force pour porter le poids d'une chaîne que i,'avai9 appela témérairement de tant fcvœuz. «

• Dans le tnéme temps, la même contrainte me suivait avpTM de Maria, Pour la première fois, j'étais muet et agité près d'elle, et jamais ses lèvres ne s'ouvrirent pour se plaindre de rapports si contraires aux habitudes de Mtre vie entière! Je lui voyais toujours la préoceupatioD qui, dès le premier soir, avait alarmé ma tendresse. Doîia Léonor me parlait souvent de sa silencieuse tristesse ; cette tristesse devenait pour moi une douleur amère. Autrefois, je savais toutes les peines de Maria ; j'avais la douce tâche de les- consoler.

tL'étatdel'Espagneaggravé par les victoires deBonaparte dans le Nord , ses relations avec nous d'une audace insullanteou d'une ironique intimité, l'envoi des prisonniers prus-

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316 LIVRE DIXJfeHE.

Biensdansnosivoviiioescoinmedansim pays dépendut et soumis, quelque chose enfiu de menaçuit dans l'air que perecMine n'oaaif signaler et que nos cœurs clairvoyants savaient trop découvrir, c'étaient là les seuls, mais conalants objets de nos entretiens. Entretiens iDComparables, qui, limités ainsi, faisaient encore ma richesse et ma gloire! Je contemplais dans une exlAse mustte cette âme qui savait tout sentir, tout voir, tout dire. Quand je m'éloignais, un sentiment nouveau glaçait nos adieux. Je ne cherchais plus qu'en hésitant, pour y incliner mes lèvres, la main ou le front de ma scetir. C'était à ses pieds que j'aurais voûta mettre mes larmes, mon respect, ma tendresse. Cette époque où, paré de toutes les forces de la jeunesse, précédé d'âne réputation précoce, invité aux fi&tes des grands, admis »il pompes de la cour, j'étais vi^blem«il compté pour mes succès passés non moins que pour mes chances futures, cette époque qu'on devait croire fortunée , qui l'était sdon les jugements des hommes , est la plus triste de mon bi^ toire. Tandis que j'inspirais l'envie, je voyais trop que mou air pensif, qui contrastait avec ma fortune el mes années, devenait suspect d'ambition ou d'orgueil ; et, plus je descendais eu moi^Déme, plus j'y retrouvais, dans le sein de Madrid, à la cour, près de mes parents, au foyer de Maria, cet indéfinissable malsise qui m'avait accablé au fond des s(rfitudes américaines. Hélas! mon imagination était agitée, mon cœur inquiet el altéré comme alors. ■

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