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tivfis â'BUbttkm et de gldire? Héltis! qn'eflt devenue la'ptotande paii que j'âvnls crti trouver, pour tout le toan de ti^a vie, dâfts la tendresse de Mariai... Que deviendra mémeitta BécuritéT J'avais appris k SaihLorento, par le message mys- - lériem de Ramon , qu'elle avait àes secreU pour moi !
< Mon compagnon don Carlos, après avoir agile mille prc^ets plus ou teoins déraisonnables pour assurer sa rstmite, tomba comme moi dans une silencieuse rêverie. Les grandes scènes de la nature avaient de l'empire sur sa mobile imagination, c J'en suis bien fiché , me dit-il , si je « dois finir déjà ma carrière ; mais le regard céleste de mu « cousine Fernandina, l'orgue et le clair de lune mè font ' « quelquefois croire en Dieu. »
« Nous nous trouvAmes de retour aux portes du Retira, ^ns avoir rien résolu sur le choix d'un asile. Le royal jardin était déjà fermé : j'appelai le concierge à grands cris, et il ne me répondit pas. — a Voilà , me dit don Carloa , « une plaisante aventure. Esccklade les murailles ; te vit-on. « ta n'auras rien ft craindre ; moi, je vais bivouaquer, en- ■ veloppé dans taon manteau , sous le feuillage mesquin de € 066 trembles ou de ces chèites verts; k leur air languis- K sant et pAle, on dirait qu'ils restent aussi malgré eux sur € cetteterreingrate.» Je voulus le déterminer à sortir avec moi. « Non, me répondit-il, je suis ravi de penser que le roi, c notre seigneur, que Dieu garde! m'aura donné cette nuit c an asile. Puisse cette bonne action le réconcitier avec K la postérité ! d II s'éloigna, et le bruit de ses pas se perdit bientÂt dans le murmure de la cascade voisine.
« Cependant, le concierge avait entendu ma voix, allumé un flambeau, pris son rosaire, élevé à Dieu son âme endor^ mie; et paru ft la fenêtre. J'eus avec lui un long colloque. 11 me fallm renoncer à obtenir comme un droit ce que la dignité du personnage ne voulait accorder qu'à titre de faveur, et recourant aux formules de la politesse, de la prière même, les seules par lesquelles nos rangs inférieurs se laissent fléchirije le décidai eofln, par le nom de la sainte m^
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de Dieo, à descendre pour ouvrir les portes. Force me fut de sortir seiil. J'aurais trop évidennnent compromis dm» iventuretu compagnon , si je m'étais éloigné à sa poarsuile. Tandis que je méditais sur cette folie, je vis, an pied de l'esplanade du Betiro, un bataillon en anoes assiéger le palais où le duc d'Infâotado vivait parmi les ch^ d'œuvre des arts. Ce seigneur avait eu le temps de tuit; des généraux, des prélats , des femmes, furent moins heureux. La maison entière de don Femand , depais le chanoine Ëscoîquiz jusqu'à ses derniers laquais, était dédgnée à ces rigueurs; on persécuta rinfortunée princesse des Asluries jusque dans son tombeau ; tout ce qu'elle avait laissé de serviteurs fidèles reçut des fers. Je tremblai pour Maria. Le gouvernement, afin de justifier ces arrestations extraw^ dinaires, répandait le bruit de dangers et de ccwapktls ^froyables. Don Fernand avait voulu assassiner schi père! Mille récits étaient semés de ses projets parricides. Mais, ui milieu de tous les soupçons contraires.l'Ëspagnepressaitait trop bien quelle trame était préparée pour déplacer l'autorité que la nature et la loi destinaient à don Fernand.
< La marquise n'était pas à l'hôtel de C". J'allai chez mes parents. Ils pouvaient savoir la captivité de don Femand et je com)H-enais leur affliction. Trois femmes étaient assises autour du brasero. J'aperçus d'abord doîîa Inès et ma mère. La troisième soutenait sur son épaule Fernandina qui s'y était endormie de fatigue, et dont elle tenait les petites mains pressées dans les siennes avec tendresse. C'était Maria, Mario pâte, émue, pensive, superbe par l'expression de douleur et ife bontéqui était en elle.Qiie d'afflictions communes nous avions connues tous deux depuis quarante-huit heures, sans avoir pu les échanger ensemble ! A la vue de la fille de Matéa, reposant avec confiance sur son sein, de grosses larmes remplirent mes yeux. £n même temps , un trouble indéfinissable m'empêcha de me précipiter près d'elle. Cette impression n'échappa point à ma mère. Jecrusque mon père l'avait aussi rçnui^quée. n Don Rodrigue de Ribar, dit-il, (outCidCam-
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• péador qu*il fiU, après avoir combattu comme un lion K et vaincu ciuq roi» sarrasins, perdait tout son courage et c se troublait, commeuu simple jouvencoau, devant la belle « doua Ximena Gomez, la dame de ses pensées. Il est bien ( permis à notre cher colonel qui n'a pas encore gagné au-
< tant de batailles... » Je me demandais quel nom allait sortir de sa bouche? DoSa Léonor essaya de l'arrêter, prêt à trahir sans ménagement, devant doîta Fernanda et doila Inès, le secret des chimères dont il se berçait. < Bon ! dit-il, « depuis ce malin, la belle enfant n'a déjà plus rien à ap-
< prendre des projets de sa mère et des nfitres. Comme dit « le proverbe andatoiis : Bien soii la rose où elle pose ! >
c Je sortis. J'avais besoin d'être seul avec mes chagrins et mon émotion. Si j'avais pu ignorer encore la place que tenait Maria dans ma vie , je l'aurais appris à ce moment. Si j'avais pu ignorer à quel point la patrie , la gloire , la liberté sensée m'étaient chères, je l'aurais senti parmi ces saturnales du pouvwr absolu tournant ses armes contre son propre sein, et prenant pour victime celui qui devait en recueillir l'héritage. En présence d'une armée étrangère qui sillonnait nos provinces, de l'héritier du trône et des plus grands noms de la monarchie jetés dans les fers, d'un royaume épuisé par la misère et le désespoir, il me fallait, spectateur inutile des calamités publiques, essayer de dormir sur mon épée oisive! Ah ! malheur, trois fois malheur à qui naît avec une âme indépendante dans ces temps déplorables où la corruption et l'apostasie peuvent seules aller léte levée , où il n'y a d'arène que pour les dévouements serviles . où les bons citoyens sont réduits à deux choses : voir et gémir !
■ Tandis que je cherchais en vain le repos sur ma couche
brdiante, don Carlos le trouvait sans elfort sous la voâte du
ciel. Mon insouciant ami s'était enfoncé dans le bois et avait
f4»nl^sa4e»te derrière une tonfie d'arbrisseaux & l'ombre
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de la kmgue avenue qui hotdû l'étai^. Il déploya sob bmii-
teau sur la terre, idluoia eon cigare, et oublia sea chagrins comme ses périls,
« Un antre bruit que celui des fontaines ne larda pbint à troubler le silence de eea vastes solitudes; le murmure d'une basquine et de ses franges rapidement i^tées frappa don Carlos. Se lever, voir deux femmes qui marchaient à grands pas, les suivre, remercier le sort de» distractions dont il se crut assuré, fut raltaire d'un moment. Les deux inconnues se perdirent bientôt dans les demî-lunesdessinécs sur la lisière du bois, et s'assirent en silence sûr des bancs circulaires qui garnissent ces asiles mystérieux. Le colonel s'était glissé à travers les bosquets, en suivant leurs Iraoes ; il parvenait à s'approcher sans bruit, lorsqu'il s'arrêta court au bruit de deux hommes qui murcbaient dana-l'allée voisine et s'assirent sur le parapet du bassin à dix pas de lui. « Ce lieu me plait, dit Fortunato, pour y rencontrer un n grand personnage tel que vous. C'est la même place où I l'exeellentissime comte de Beauharnais et l'itlustrisBime u chanoine Escoîquii avaient leurs rendez-vous quand ils
< ont concerté cette belle alliance du prince des Asturies « avec l'empereur Napoléon. J'y viens pourdemoinsgraves
* aventures. Mais vous, cher commandeur, que faites-vous
< ici à cette heure soiiuire? Est-ce U galanterie ou la po-
< litiqiie qui vous y amènent ï i — « Non , ami , c'est tout K simplement la triste condition de la moiUé des âmea es-
* pagnoks sous notre soleil qui dévore, dans ce vide sans 0 fond qui dévore encore davantage. C'est le desengaAo, « le désenchantement universel , le dégoût de toute chose
< et surtout de moi-même. Je délibérais de finir par le u mode de suicide parliculier k noire nation : par le cloître ! * — 1 Vous, commandeur, quand vous êtes au comble des ( honneursctdes succès, quand voos voyez chaque jour face ( àfacelamajesté royale, et de bien près, assure-t-on; quand « vous avez enfin tous les genres de honlieur et de gloire l « d.'ilhpl«!6, aillants» ¥ pÇ(nv9ir,,iji^,(y^H,Si«eL,b«iieBj4«i
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i iras'Meroltre|Hirlaf(irttin6quevousa«eKeT)ederap()6rt«r
* * Son AltMie le grand atnlral, et à Sa MajeBté la reine, le « billet fmal qui'Iour Ihre l'héritier da trdne. > — « Oh! € qu'importe! Tu sais bien que tout m'est k charge, que (ont « m'est odieux. Je ne suis sensible qu'à deux choses, les « injustices du sort que rien ne oonjure, M cette marqntse a de l'enfer, qui me brûle , qui me range , dont je ne puis € pas me passer. Je donnerais pour elle on pour le repos,
< s'il est quelque part dans co imttide, tous les trésors de « rAmérique. n
« — Patience ! Bc Toyei-voiis pas qu'un beau et bon pro- « ces d'État va rassembler sons votre main tout ce que vous a av«z flujet de haïr et tout ce que vous aimez ! Vous avez à a TOUS plaindre des préf^Cnces du sort? l'occasion sera « belle d'en avoir raison, en laissant la justice se charger d'y I coupercourt. La marquise vous brave? elle pliera, ou elle « pourra £tre punie de ses dédains , èomme don Alonso de
< ses folles prétentions, de son orgueil intraitable; l'obscur
< Ramon, àe sa résistance et de ses dénonciations; la « de D*", elle-4n£me, s'il voDs convient, de ses artifices et « de ses parjures. Il est beau de la Vfâr i^ise par ses pièges, M qoe BOlce quadrille sait tous, gr&ce à doîia Inès. Digne
< nièce de notre grand chef Bartolomé, la farouche Navar- ■ Kiise dit toat à la Gitana pour assouvir dans l'ombre et
* le-silence toutes seshaineset toutes SCS vengeances.» — « Lui a-t-elle dit une dernière trahison de sa maîtresse, in-
< fidèle an seul de ses serments auquel je misse du prix! « Ha {wlice vient de m' apprendre qu'elle a promis au coloc nei , pour le miem enchaîner, 1» main de ma cousine « Femanda, et par conséquent les plus anciens chapeaux
< de la monarchie. J'ai su que ce soir même le vient fou € de don Luis dcHmait tout haut le nom de sa fille à la petite
< comlasw. Penser quecetnrogantaventurierprendniitlc « pas sur la grsndease presque tout entière! > — «On peut « y. Dwltce; ofdee EpiiMiiieiiuna-iteDai la. méré, tl-seriut «.iii^.de.pnçRéBG|'de$..^Déc8atic)oaJbJ^4^*ird.dB,lViifiiut.'