DUN CARLOS
les Koutab de Delhi et les Ahmed de Goujerate — « Sous ce prince, dit Rousselet, apparaît cette école d’architecture sans rivale qui produisit le Mouti-Masjid et le Tadj d’Agra, le palais impérial et le Jammah-Masiid de Delhi. ))
Le jeudi 8, après avoir entendu la messe au couvent des franciscains, le duc de Madrid se rendit au bagne, établissement très curieux. 2,500 forçats hindous y travaillent à la fabrication des tapis pour le Bon Marché^ pour le Louvre^ pour la reine Victoria et la cour de Russie. Les princes les virent sur leurs métiers. Ils travaillent tous enchaînés et le boulet aux pieds. Chacun porte un écriteau avec son âge, son nom, son crime et sa peine. Derrière, sur le dos, sont inscrits les bons points qu’ils méritent pour leur bonne conduite. Le directeur, comme dans toutes les prisons indiennes, doit être à la fois médecin, par raison d’économie.
Le soir, départ pour MeeruT, résidence de S. A. R. le duc de Gonnaught.