Les géants, les vampires, les titans, les dragons
83. Les hommes, exempts de maladies, obtiennent f accomplissement de tous leurs désirs, et vivent quatre cents ansu dans le premier âge; dans le Trêta-Yuga et les âges suivants , leur existence perd par de-
DON CAIU.OS
Gcnese. Manouy
vie ) ne demeurera grés un quart de sa plus en l’homme aussi durée, longtemps qu’il l’a fait jusqu’ici : le nombre de ses jours ne s’élèvera plus au delà de 120 ans...
DÉLLiGM UNIVERSEL.
La tradition du déluge universel se rencontre, avec des variantes plus ou moins considérables, dans plusieurs ouvrages sanscrits : le Satlmpatlia Brâhmmia, ou commentaire du Yadjiir-Véda blanc ^ le Bhdfj avala Pavana, le Matsya-Purâna et le Malidhhdrata[i). Nous nous contenterons de
(1) Nous avons déjà dit que les Bràlimanas appartiennent à une période'^indéterminée, qui s’étend du huitième siècle avant jusqu’au dixième siècle après J. C. ~ Le Bhâgavata-Furàna et le Matsya- Purâna ont été composés vers le douzième siècle de notre ère. — Le Mahâbhârata, immense poème qui ne renferme pas moins de 250,000 verSj divisés en 18 chants, appartient à des époques diverses, depuis le premier ou le deuxième siècle avant J. G-, jusqu’au douzième siècle de notre ère, ou même plus tard.
DANS i.KS INDES.
donner le récit de ce dernier, en mettant en regard les passages de la Genèse qui se rapportent d’une manière plus frappante avec la narration du poète, dont nous retranchons
ce qui paraît inutile à Genèse.
Ch. 17, V. 8. Or Noé trouva grâce devant ie Seigneur.
9. Noé fut un homme juste et parfait au milieu des hommes de son temps ; il marcha avec Dieu.
Cliap. 17//, V. 6.
notre but.
Makabhdrafa.
Manou, fils de Vaisvaswata (le soleil) , était un roi grand et sage, un prince des hommes, semblable par son éclat à Pradjâpati.
Par sa force, sa splendeur, sa félicité, Manou surpassa son père et son aïeul. Les bras levés en haut, ce souverain des hommes, ce grand saint, debout sur un .seul pied, soutint longtemps cette pénible atlitude.
La tête penchée, le regard fixe et immobile, ce redoutable pé-
DON OAHLOS
G enèse , Ma/idbhdrata.
Noé était âgé de six nitent se livra à ces cents ans, quand les austérités pendant une eaux du déluge cou- longue série d’anvrirent la terre. nées.
Un poisson, s’étant approché du pénitent sur les bords du fleuve Varini, lui parla ainsi : « 0 bienheureux! je suis un petit et faible poisson, qui ai peur des poissons grands et forts... car les grands poissons mangent toujours les petits. Telle est notre condition. C’est pourquoi sauve-moi de ces gros monstres qui inspirent la crainte ; je te serai reconnaissant de l’action que tu auras faite pour moi. »
Manou, ayant entendu le discours du
Gejièse,
Gen.,ch. VI, v. 13.
Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est arrivée... Je ferai périr les hommes avec tout ce qui vit sur la terre.
Mahdbhdrata.
poisson, fut ému de pitié, et, fayant pris avec la main, il le déposa dans un vase rempli d’eau. Bientôt le poisson crût tellement, que, ne pouvant plus tenir dans le vase, il demanda à être déposé dans un lac. Y ayant encore grossi au point que le lac ne pouvait plus le contenir, il obtint d’être jeté dans le Gange et de là dans l’Océan.
Quand le poisson eut été jeté dans l’Océan par Manou, il lui tint, en souriant, ce discours : « O bien- (( heureux ! tu m’as « procuré une entière « et continuelle con- (( servation ; apprends
DüN CAliLOS
Genèse.
17. Je vais répandre les eaux du déluge sur la terre, afin de faire mourir toute chair qui est vivante sous le ciel; tout ce qui est sur la terre sera consumé.