DIPLOMATIE DE PHILIPPE II
Après ces paroles qui posent si ingénieusement un prétexte pieux à une entreprise personnelle, le roi entre dans l’examen des divers partis présentés à la. reine d’Ecosse pour en conclure l’excellence et les avantages pratiques d’une alliance avec sa maison. 11 parle d’abord de l'archiduc, mais avec une agréable hypocrisie dont les formes polies lui paraissaient convenables vis-à-vis de ses agents, lorsqu’il s’agissait d’un membre de sa famille : « Sans doute, dit-il, si le mariage de l'archiduc et de la reine était possible, et s’il devait porter les fruits que me semble promettre l’alliance de mon fils, je l’approuverais et j’y travaillerais avec la meilleure volonté par suite de ma grande affection pour l’Empereur mon oncle et ses fils. Mais précisément si je me suis mis en avant dans cette affaire, si je n’ai pas attendu que l’Empereur achevât de s’en dégoûter, c’est que vous m’avez averti du peu d’inclination manifesté par la reine et ses ministres en ' • faveur de cette alliance, et de leur intention de traiter plutôt avec le roi de France. Je me suis rappelé alors quels avaient été mon ennui et mon inquiétude lorsque le roi François fut marié à cette reine. S’il avait vécu, forcément nous eussions été réduits à faire la guerre pour la défendre, car le gouvernement français avait évidemment l’intention de F opprimer et d’envahir ses Etats *. »
cual i n.i nie queda nmclio contcnlaniiento porque os hubistes en cllo muy prudenlemenle, y asi viendo que efectuarsc este casamiento podrta sor principio de remediar.se las cosas de la religion en cse reyno de luglaterra, nie he resuelto de admitir la p'âtica. » Lettre de Philippe II à son ambassadeur à Londres, 15 , juin 1505. Arcli^Sim. Est., leg. 810.
1 « ... Si yo le viesc apariencia de haccrse y que del se pudiese saear cl fruto que al présenté parece que se podriu saear del casamiento del
On voit par ces derniers mots, où les faits sont un peu exagérés pour le besoin de la cause, combien au fond Philippe redoutait le triomphe du cabinet du Louvre en Écosse. A défaut de son lils, il eût certes appuyé les prétentions de l'archiduc, non pas tant par affection pour l’Empereur <pie dans le but d’empccber le mariage de Charles IX, et il était alors disposé à presser d’autant plus Marie Stuart en faveur de don Carlos, que l’archiduc avait très-peu de chance de réussir. L’évêque Quadra ne le lui avait pas laissé ignorer : les prétentions de l’Empire étaient mal accueillies à Edimbourg, les conseillers de la reine leur étaient contraires, et elle-même avait déclaré sa répugnance à épouser un Allemand qui n’avait « que la cape et l’épée 1 . »
Quadra, en transmettant ces nouvelles à son souverain, .réclamait une réponse définitive. Les lenteurs de Philippe 11 compromettaient ses alfaires. D’une part, Elisa-
principc mi lnjo, loabrazaria y procuraria con mejor volunlad que es olro por cl grande amor que al Empcrador mi tio y û sus liijos lengo. Lo que me ha movido a salir :t csle négocié y no esperar â que cl Empcrador se acabasc de desengaùar en ci, ha sido cl advertimiento que vos me lubeis dado de la poca gana que la riyun y sus minislros lienen al casauiiento dcl archiduque... y particulariuenle avisarme vos de que pretendian y procuraban Iralar el casamienlo del rcy de Francia, ncordàudoiiic dél trjbajo é inquielud en que me tuvo el rey Francisco siendo casado eonesta rcyua, que sé cierlo si él viviera no pudiér.imos excusa r désla r, dias ha, melidos en la guerra sobre defender yo a csa revna. qucriéndola él invadir como lo ténia resucllo. » Lettre do Philippe II à pua Ira, déjà citée.
1 «... Me dijo (Lcdington) claramcutc y alirmalivamentc que la reyna su ama iio holgaba de casar un homhre nacido en Alemania y cspecialmenlccon quicn no leuia sino laespada y la cnpa. » Lettre de Quadra au comte de Luna, 18 juillet 1503. Arcli. Sun. Est., leg. 810.