LETTRE DE CHARLES-QLINT
même courrier, il avait écrit au gouverneur de don Carlos, car il ajoute : « Pour le surplus vous l’apprendrez de don Antonio 1 . » En janvier de l’année suivante, l’Empereur écrivit de Bruxelles : « Üon Antonio de Rojas, gouverneur et grand majordome du très-illustre infant don Carlos, mon petit-fils, j’ai reçu vos lettres, et don 11ernando de Rojas m'a plus particulièrement informé de la santé de l’infant, .l’ai appris ainsi des détails que je suis content de connaître. J’aime à savoir qu’il ne refuse pas le travail et qu’il est assujetti à une exacte discipline. Je vous suis reconnaissant de ces soins et les considère comme un service personnel. Bien que, grâce à votre attention et à votre zèle en toutes choses, il soit inutile de vous en parler, je vous recommande surtout de faire tous vos efforts pour l’adoucir et le modérer, de ne pas le laisser aussi libre que par le passé, car j’ai entendu dire qu’il l’a été à l’excès. Voyez ce qui est à faire sur ce point, et, particulièrement à l'âge qu’il a, écartez-Ie désormais de la société des femmes*. » Cette lettre si
a lomar gusto en ello y aprovechar como deseo; assi os encargo que lo bagais y que me aviscis parlicularmente de lo que se ofrecicre, porque bulgare île entcnderlo. Lo que acerca de eslo en vuestrn caria dccis, os agradcsco murlio que siempre conoeî lo niismo de vueslra buena volunlad y obras en mi scrvicio. » Lettre de Philippe II, alors prince d'Espagne, du 4 novembre 1554, à Onorato Juan (citée par Kirdicr, loco cit.).
* « Lo que mas avria que decir entenderéis de don Antonio. » Même lettre, ibld.
a « Üon Antonio de Rojas, ayo y mayordomo mayor del 11°. infante don Carlos mi nieto, vuestras carias lie recibido,y don Hernando de Rojas me ha heclio relation mas parlicularmente de la salud del infante y otras partieularidades que he bolgado de saber, y asi de que se tenga tal érden que no reluise al esludio, y esté tan bien corregido y disciplinado, lo cual
sage fut bientôt suivie d’une autre que Philippe écrivit de Harnpton-Court àOnorato, où il entre dans des détails plus minutieux sur les travaux de l’infant : « Je suis satisfait de ce que vous m’apprenez sur le commencement des études de mon fds. J’en approuve l’ordre et la distribution. Mon avis sur ce point est que, pour débuter, il ^serait bon de le mettre sur les auteurs les plus faciles, de peur que la difficulté ne l’épouvante et ne lui fasse prendre les lettres en dégoût. Mais je m’en remets entièrement à ce qui vous paraîtra le meilleur : vous savez ce que comportent son intelligence et son âge et vous agissez en conséquence d’après votre bon jugement. ... Bien que don Antonio m’écrive souvent, toutefois, je me réjouirai toujours de savoir ce qui se passe par des lettres venues de vous 1 . » L’année suivante (4 556) il écrit encore : « Je suis heureux des nouvelles que vous me donnez au sujet des études du prince mon fils. J!
os agradesco y tengo en servicio; y aunque no sera menester segun cl cuidado y diligencia que en todo poneis, os cncargo mireis muclio por su rccogimicnlo, enderezando que sea templado y moderado y no tan libre como liasla aquî„ que me dieen que ha sido demasia lo, pues vois lo que en ello va, especialmente leniendo lus afios que tienc, npartândole lo que se sufriere de la comunicacion de las mugeres. » Lettre de l’Empereur (citée par Kirclier, loco cil.).
1 « Holgaré de enlendcr de la cucnla particular que me dais del principio de l'os estudlos del infante y del discurso y ôiden que pensais tener en ello; lo que me parecc sobre ello es, que por aora â los principios le deveis poner en los autorcs mas faciles, porque la dificultad no le espnnte, 6 le haga aborrecer las lelras. Pero en todo me remiloâ lo que os mejor pareeierc, pues sabeis lo que a su edad y ingenio compte y lo méditais con vueslro buen juizio... aunque don Antonio me escrive siempre, lodavia holgaré de saber por vuestras cartas lo que en cslo huviere. » Ilamplon-Court, a Ode mayo 1 555. Lettre de Philippe;! Onoralo (citée par Kircher, loco cil ).