LETTRE DE DON CARLOS A OSORIO
do Gclvcs 1 , aii(|ucl j’écris par le même courrier, et de Juan Nouez de lllescas, et je vous envoie dans ce but douze lettres, le nom en blanc ; vous les distribuerez comme il vous paraîtra comenable. Comprenez bien «pic vous n’avez pas seulement à vous procurer les 100,000 ducats dont nous avons parle, mais bien la plus forte somme possible. Agis ez avec le plus grand secret, recommandant les mêmes précautions à tous ceux avec lesquels vous traiterez; stipulez les plus longues échéances que vous permettra la volonté des parties. Donnezmoi de vos nouvelles aussitôt que vous serez arrivé à Séville; j'ai pleine confiance en votre zèle, et soyez certain que vos services me sont extrêmement agréables®. »
4 Llorentc qualifie cc personnage Je gcntiilu nimc de ta chambre du prince. [Ilisl. de la inrjuisicion, VI, xxxi, 11, 181).
s « ... A noclic recil î otra caria de Cuailra...- en que olras cosas dire queaviendo prosenlado la caria de aviso y ccdulu de los 7000 ducados del rmriscal Bernuy, â quiet» venia dirigida, rcspomliô lo que veréis por la copia dcl capîlulo que \a cou esta. llnb ûrlccis sin moslrârsclc, porque se ngrauaria, y tralarcis que ctnbie la drden que convient.’, de mancra que se r.ccle librcntcnlc y cumpla en esta feria. Y as» niisino cobraréis recamlo de lô,000 ducados que lia olreeido de prgar en la de mayo al D° Cundra
é à quiensu poder ovicrc siu que baya fallu paréceine que con quanlas
diligencias lia hccho Cuailra en Valladolid y Borges no lia sacado mas de solo seis mil ducados ;i llipolito Al'eitali, y aviendoso lieclio atpiella c . enla de lo que forzosameule lie menesler para cumplir lo que lengo ordenado, parccc que llegan ;i seiscientos mil ducados... por lo cual hc r.coidado que eu rceibicndo esto vais à Sc v ilia, y irabajeis por loilas las vias que pudiéredes de sacar buena canlidad, ayudandoos del conde de Gclvcs. . y de Juan Nufiez de lllescas... para cuyo ofecto os qmbio doce carias mias en vuo-tia crccncia y en blanco. Sobrcscrivirlnseis para las personas que alla os pareciere convenir... y nveis de tener cnleridido que no solo aveis de proeurar de aver los diclios cien mil ducados, pero lodo lo mas que sea posiblc con cl sccrelo y dccencia que ser pueda, encarândolo a los con quien lo trataredes, y a pagar à los mas largos plaços
Osorio reçut en même temps que celle lettre les douze, billets du prince qu’il pouvait remettre à des gens choisis par lui et dont la discrétion paraîtrait sûre. Voici le texte de ces billets que don Carlos écrivait avec tant d’imprudence à des inconnus : « Garcie Alvarez Osorio, aide de ma chambre, qui vous remettra cette lettre, doit \ous parler et vous demander de ma part le prêt d'une certaine somme d’argent pour une nécessité absolue et extrêmement urgente. Je vous prie instamment d’accéder «à ma demande ; ce sera tout ensemble satisfaire à votre devoir de vassal et me complaire extrêmement. Pour le remboursement je m’en remets audit Osorio, et je souscris d’avance à tout ce qu'il aura stipulé 1 .» Don Carlos ajouta de sa main sur chacune des copies : « En ceci vous me ferez le plus grand plaisir *. » Muni de pleins pouvoirs, Osorio pouvait, agir : il partit immédiatement pour Séville. Mais, tandis qu’il préparait à grand’pcine de graves événements, le prince, à Madrid, précipitait, par sa faute, un dénoûmcnt imprévu.
Soit qu’il fût entraîné par ce besoin d'épanchement qui sollicite les aines préoccupées d’importants desseins
que eon volunlad de las partes pudieredes... 1° de dcciembre 1507. Madrid. I’or mandado de S. A. Gaztelu. » — Cette curieuse lettre est citée tout au long dans le livre extrêmement rare de Van den llammen, Don J n an lie An stria.
* a Garcia Alvarez Osorio que esta os dard, os liablnrn y pedird de mi parle cierta canlidaJ de dincro preUado para una ncccsidad forzosa y urgentisiina; os ruego y cncargo niucbo que 1» hagais, que attende que corresponderéis eon la obligacion de vasal’o, me baréis sumo placer. Y en lo que toca â la paga, me remilo al D“ Osorio que lo que él hicicrc doy por liCi lio. s Cette lettre est citée également par Van den llammen. loco cit.
2 a Y de mano propia : « En e to me baréis sumo placer. » Ibid.