‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 10 sur 199 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

semble du récit, el je me suis borné en général, sauf pour ces additions qui ne modifient point Taspect du travail, à revoir sévèrement le style en usant du peu d'expérience que j'ai acquise depuis Tépoque où je débutais dans les lettres en écrivant Don Carlos.

Je dois même dire que plus j'ai examiné les textes qui m'ont servi ainsi qu'à M. Gachard (car nous avons eu en définitive tous les mêmes documents sous les yeux), plus j'ai étudié avec un esprit entièrement dépourvu de préjugés et de complaisance — après vingt-cinq ans, c'est assez facile — la thèse historique que j'avais soutenue en 1862, plus je me suis trouvé convaincu que j'étais dans le vrai, et que l'on ne peut juger autrement cet épisode sans entrer dans le domaine du roman ou de la fantaisie. Un écrivain Espagnol, don José Guell y Rente, apublié en 1878 un hvre intitulé : Philippe II et don Carlos devant Vhistoire^ et dans lequel, tout en me donnant beaucoup de louanges que je ne mérite pas et en rendant à M, Gachard la justice dont l'éminent archiviste est assurément digne, il prétend démontrer que nos conclusions sont fausses et que Philippe II a fait périr son fils. D. José Guell y Rente avait devant les yeux, dans le livre de M. Gachard et dans le mien qu'il avait d'ailleurs

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