‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 9 sur 199 · PREFACE XV · texte numérisé non relu

PREFACE XV

pour deux motifs : d'abord il m'eût certainement cité , ensuite j'aime à reconnaître qu'il avait réuni trop de documents et que sa compétence était trop complète pour qu'il ait eu besoin d'emprunter quoi que ce fût à un autre : ce n'est point le défaut de pièces qu'on peut reprocher à son livre, et si sa composition et son style eussent été de même valeur que sa science, s'il avait aussi bien concentré que réuni ses matétériaux, il eût mérité tous les éloges. Au fond, ce n'était ni M. Gachard ni moi qui eussions dû raconter don Carlos, c'était le grand historien qui avait su donner tant de charme et de vie à l'érudition la plus exacte, c'était M. Mignet après son admirable livre d* Antonio Ferez.

Je n'éprouve aucune difficulté à dire que si je n'ai servi à rien à M. Gachard, j'ai tâché au contraire, dans cette troisième édition, de profiter de son travail, d'abord pour reviser et compléter mes documents, ensuite pour discuter plus nettement certains faits ou certaines conjectures, enfin pour éviter autant que je l'ai pu les longueurs do sa narration. Cette édition n'est pas une œuvre nouvelle, mais une œuvre améliorée : non seulement le plan et les conclusions n'ont point varié, mais le développement est le môme; je n'ai ajouté qu'un petit nombre de passages nécessaires à l'en-

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