‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 128 sur 199 · Dépêches manuscr. de Forquevaulx, 19 janvier · texte numérisé non relu

Dépêches manuscr. de Forquevaulx, 19 janvier

3. « Questo costume ô di questo principe veramente molto religioso quando groccurro qualche cosa da esseguire che sia importante. Nonpotendosi altrui imaginare che negozio fosse questo. » Dépêches manuscr. du nonce, S4 janvier 1568.

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fiés. C'était encore une habitude de cette conscience singulièrement scrupuleuse qui se faisait absoudre à l'avance par la casuistique, même de ses plus noirs forfaits. En cette circonstance, il ne méditait aucun crime, il est vrai, mais l'acte qu'il jugeait nécessaire, d'accomplir épouvantait sa volonté. Les principaux savants qu'il réunit étaient : Gallo, évêque d'Origuela, Melchior Cano, évêque des Canaries, et le docteur Navarro Martin d'Azpilcueta *, qui, peu d'années auparavant, avait fait le rapport dans la grande affaire de Carranza, archevêque de Tolède 2. On ignore la réponse des deux premiers; un historien, Cabrera, rapporte celle de Navarro d'Azpilcueta. « laquelle, dit-il sans autre explication, est V enue entre mes mains 3. » L'éminent jurisconsulte déclara qu'il « serait périlleux de laisser don Carlos sortir d'Espagne, que ce départ servirait de prétexte à d'innombrables commentaires sur les sentiments respectifs du père et du fils et sur la cause de leurs discordes; que les uns prenant parti pour le père, les autres pour le fils, rien n'énerverait davantage les forces de la monarchie, et n'exciterait mieux les ennemis de l'Espagne à s'armer contre un royaume affaibli par la division; il allégua les périls qu'avait fait courir à la monarchie française la fuite du Dauphin, fils de Charles VII (depuis Louis XI), à la cour de Bourgogne : il en conclut que Sa Majesté devait

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