‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 152 sur 199 · Dépêches manuscr. de Forqiievaulx, février iZQS · texte numérisé non relu

Dépêches manuscr. de Forqiievaulx, février iZQS

DON FRANGES DALAYA 279

entremesié. chose que luy-mesme n'eust voulu faire ni seulement penser. » Il n'en fit rien toutefois et écrivit au contraire à don Francés : a II n'y a rien de plus à leur dire que ce que vous avez dit, ce qui était la vérité *. »

Charles IX et sa mère désiraient trop avoir des éclaircissements pour ne pas insister auprès de l'ambassadeur d'Espagne. Dans un second entretien avec don Francés, ils firent allusion aux bruits qui avaient couru sur les sentiments religieux de don Carlos, aux desseins qu'on lui attribuait contre la vie du Roi son père, à ses relations avec les envoyés Flamands. Don Francés, qui s'était contenté de rire aux deux premières suggestions, parut prendre plus au sérieux la dernière et répondit froidement (Montigny étant parent del'amiralColigny): «Tout ce qu'on pourrait me dire de mal des parents de l'amiral, je le croirais ». La Reine ayant alors laissé entendre, assez maladroitement d'ailleurs, que Coligny lui avait annoncé, au moment des projets de voyage de Phi- • lippe II, qu'elle apprendrait avant peu des choses dont elle serait étonnée, l'ambassadeur parut fort ému, et déclara à la Reine d'un ton « fort scandalisé » que « c'était là matière d'importance, et que si le diable avait révélé de telles choses, elle aurait dû alors les découvrir; il dit encore que si eUe n'avait pas voulu se fier à lui, elle devait envoyer vingt personnes pour en aviser le Roi son maître. j> Don Francés ajoute dans la dépêche où il rend compte au duc d'Albe de cette conversation, que Charles IX,

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