‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 153 sur 199 · Dép. du 19 mars 1568. (Arch. Sim. Est., n · texte numérisé non relu

Dép. du 19 mars 1568. (Arch. Sim. Est., n

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sur ces paroles, baissa les yeux et regarda sa mère par-dessous son bonnet. Quant à Catherine de Médicis, elle parut fort troublée de la colère de Tambassadeur et, se levant à son tour de son siège, elle répondit : « Qui aurait pensé que ce fût la vérité î Si je n'en ai pas parlé, c'est que j'ai cru que c'était quoique invention de l'amiral * I » L'entretien ne fut pas poussé plus avant et la curiosité de la Cour de France ne fut pas satisfaite. L'ambassadeur savait que Philippe II ne voulait témoigner ni amitié ni confiance à sa belle-mère : il n'ignorait pas d'ailleurs que Catherine de Médicis, Charles IX et tout le monde au Louvre s'exprimaient dans les termes les plus malveillants surl'emprisonnement du prince, que ses paroles eussent été interprétées dans un mauvais sens, et il crut plus conforme à la volonté de son maître d'observer, sur le fond des choses, un silence hautain pour couper court à de fâcheux commentaires. Vis-à-vis des souverains de sa propre famille, Philippe, qui, au fond du cœur, ressentait peut-être fe même défiance, n'eût pas permis à ses ambassadeurs une semblable attitude. Son envoyé en Portugal remit immédiatement à la reine mère la lettre suivante que le roi avait écrire : « Depuis longtemps j'ai exposé à Votre Majesté la façon de vivre et d'agir du prince, et je Ini ai démontré les faits par de nombreuses preuves et d'importants témoignages. Dans une des dernières lettres que j'ai écrites en réponse à celles de Votre Majesté, je lui ai expliqué combien

1 Lottre d3 D. France? au duc d'Alb3. (Arch. nationales de Paris, collection de Simancas. B. 22.)

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