‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 156 sur 199 · Arch. Sim. Est.» leg · texte numérisé non relu

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montre en même temps, une fois de plus, que Philippe II regardait la démence de son fils comme irrémédiable et Temprisonnement comme définitif. Il ne revient pas du reste, dans sa lettre à l'Impératrice, sur les causes de l'événement : « ce sujet est si triste, dit-il, que je n'ai pas voulu le traiter encore et donner à V. A. le chagrin d'en entendre deux fois le détail. » Il s'en réfère donc à sa communication à l'Empereur et se borne à assurer sa sœur qu'on avait pris toutes les dispositions nécessaires pour le service du prince aussi bien que pour le salut de son âme *.

L'Empereur persista néanmoins dans le projet d'envoyer l'archiduc Charles en Espagne : vainement l'ambassadeur Chantoney s'efforça de l'en dissuader, sachant combien cette mission déplairait à son maître. Il alla même jusqu'à dire que l'on s'étonnerait du peu de confiance que S. M. témoignerait ainsi à son beau-frère : Maximilien répondit qu'il était a déterminé à envoyer une personne qui pût tout au long traiter avec le roi de l'affaire du prince * ». Il écrivit en ce sens à Philippe II, disant qu'il eût voulu « se mettre en route lui même pour aller le voir et s'entretenir longuement avec lui », qu'étant retenu par ses occupations et l'état de ses afiaires, il ferait partir son frère Charles, qu'il croyait ne pouvoir faire mieux pour remplir ses obligations envers le roi et envers lui-même, qu'il ne lui causerait aucun déplaisir, son but n'étant que de lui être

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