‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 164 sur 199 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DON CARLOS AU SECRET. — ORDRE DE SON SERVICE. — RÉCITS DIVERS. SA MALADIE. — SA MORT. — SES FUNÉRAILLES

Peu de jours après l'arrestation de son fils, le roi régla l'ordre de son service. La maison de l'infant fut dissoute, mais la majeure partie de ses secrétaires et de ses gentilshommes reçurent des emplois équivalents chez le roi, la reine ou la princesse Jeanne*. Le duc de Feria, à qui, le premier jour, Philippe

4. « Sa maison a été cassée le 26. » Dépêches manusc. de Forquevaulx, 5 février 1568. — « La famiglia sua é licenciata, benché la maggior parte dei secretarij e altri gentiluomini siano ricevuti parte del re, parte délia regina nei medesimi luoghiin cheserviano al principe. » Dépèches manuscr. du nonce« 4 février 1568. — « In la casa del re. délia regina, délia princesa donna Giovanna. » Ragguaglio délia prigione del principe don Carlos. Ms. déjà cité. — Le secrétaire du prince, Martin de Gaztelu, qui cependant avait contre-signé beaucoup de lettres extrêmement suspectes de Tinfant, entra dans la maison du roi. Je trouve sa signature au bas d'une lettre royale adressée à la ville de Murcie le 10 juillet 1578. (Voy. Discursos histôricos de la muy noble ciudad de Murcia^ por Cascales. Murcia, 4621, in-fol.

avait confie l'infant, fut remplacé dès le 25 janvier par Ruy Gomez de Silva, qui demeura seul désormais chargé de cette mission délicate, en sa qualité de majordome ^ Six gentilshommes lui furent adjoints pour le service, et il suffit de jeter les yeux sur la liste de ces jeunes gens pour reconnaître que le roi, dans une intention évidemment bienveillante, avait choisi pour compagnons assidus de son fils des seigneurs que don Carlos avait toujours paru aimer. Tous avaient fait partie de sa maison, et appartenaient aux plus illustres familles de l'Espagne. C'était don Juan Borgia, frère du duc de Gandia, don Rodrigue de Benavides, frère du comte de San Estevan, don Gonzalés Chacon, frère du comte de Montai van, don François Manrique, frère du comte de Paredes, et deux amis du prince, Gomez de Sandoval, comte de Lerme, et Juan de Mendoza, frère du duc de Tlnfantado *. Huit monteros furent en outre attachés à sa chambre, et devaient à la fois le surveiller et le servir ^. Tous ces personnages prêtèrent serment entre les mains deRuy Gomez et du docteur Martin de Velasco, membre du conseil, et en présence du secrétaire Francisco de Eraso ou de Pedro de Hoyo *. Ils recurent

i. « I detti quattro hanno tenuto la detta custodia iioo alli 25, la quale è poi stata lutta commessa al sigoor Ruy Gomez. » Ragguaglio etc. Ms. déjà cité. — « L'altre stanze si sono date al signer Ruy Gomez. » Dépêches manuscr. du nonce, 4 février. — « En las demas cosas, dejaba al arbitrio de Ruy Gomez... como si el rey lo mandara. » Cabrera, loco cit,

2. Ragguaglio, etc. Ms. déjà cité. — Ferreras, loco cit, — Cabrera, loco cit.

3. « Norabrô tambien ocho monteros de càmara. » Salazar de Mendoza, Dignidades seglareSy etc., p. 163 et suiv.

4. « A todos los sobredichos les tomaron juramento el principe

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