‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 33 sur 199 · Siccome fu con alterazion grande dogli animi populari · texte numérisé non relu

Siccome fu con alterazion grande dogli animi populari

•d'Inghilterra corne quelli che in générale si trovavano mal'affetti verso la buona religione. » Gampaua, II* p., lib. YI, p. 106. — Voy. aussi Prcscott, I, 11.

jugea inutile d'exprimer en termes précis. Il étai** clair dès Iqps que Philippe renoncerait à sa main e se hâterait même de prendre les devants : c'est ce qu'il fit avec une insouciance calculée, dont Tamourpropre d'Elisabeth n'avait pas à souffrir. Toute l'Europe savait que le roi d'Espagne lui avait offert sa main, et elle craignait peu que l'opinion publique prît le change. C'est pourquoi, par un raffinement d'habileté, elle simula devant le duc de Féria, ambassadeur d'Espagne, à la nouvelle prévue de la résolution de Philippe II, une colère dont elle savait bien que personne ne serait dupe. De la sorte, le roi d'Espagne se trouvait refusé sans pouvoir se plaindre, et bien plus, Elisabeth, gardant l'avantage jusqu aUMernier acte de cette comédie, forçait le duc de Féria d'excuser son maître d'une décision qu'ellemême avait provoquée *.

Philippe, n'espérant plus rien du côté de l'Angleterre, résolut d'épouser cette même princesse Isa- . belle de France, destinée d'abord à don r^-los. Le mariage fut décidé au commencement de 1559, et le duc d'Albe fut envoyé à Paris avec mission d'épouser par procuration, au nom du roi d'Espagne, la fille de Henri II. La cérémonie eut lieu, le 24 juin, à Notre- Dame, et la jeune reine demeura en France plusieurs mois encore, sans avoir même vu son époux. Celuici était alors dans les Pays-Bas, et ne devait recevoir sa femme qu'en Espagne. Du moins eut-il soin de

1. Voy. pour tous les détails de cette négociation les lettres du duc de Féria et de Philippe II, dans les Memorias de la real academia, VII, p. 260 et suiv.

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