‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 70 sur 199 · DôiH^cIies manusc. de Forquevaulx >30 juin · texte numérisé non relu

DôiH^cIies manusc. de Forquevaulx >30 juin

2. Jbid. (juillet 1567j. Dietrichstein écrivit dans le même sens à sa cour le 5 juin 1567. Nobili, l'ambassadeur Florentin, rapporte, le 24 juillet, qu'une éprouve avait ou lieu, et que la femme dont le Prince avait été satisfait reçut un cadeau de 12,000 ducats.

Je sais bien toutefois qu'entre cette dépêche et les derniers détails donnés par Forquevaulx, il y a cinq ans d'intervalle, et qu'en 1564, dans le testament dicté par lui à Zabala, scribe de sa chambre, en présence de Gaztelu, le*prince légua à une certaine Mariana Garcetas, actuellement, dit-il, au monastère de Saint-Jean de la Pénitence, deux mille ducats si elle entre en religion, et trois mille si elle se marie ^ Qu'était-ce que Mariana Garcetas? On pourrait croire au premier abord qu'il s'agit d'une maîtresse; mais le prince ajoute, avant même d'énoncer la valeur de son legs, < outre les deux mille ducats qu'elle a reçus de Sa Majesté. » Il est probable que Philippe II n'aurait jamais payé les débauches de son fils; ce legs dont la cause nous échappe doit sans doute être rangé parmi ces libéralités innocentes que nous avons déjà signalées, dont quelques-unes ont été expliquées et qui pourraient l'être toutes s'il existait des documents sur d'aussi minces circonstances.

Tel était donc, dans la fleur de la jeunesse, l'infant don Carlos, le plus noble gentilhomme de l'Europe et l'espoir de la monarchie espagnole. J'ai fait voir ce qui était sain et élevé dans son âme, j'ai fait voir encore avec une égale impartialité les défauts de sa nature physique et morale, et, d'après des documents

i. • A Mariana Garcetas, doncella, que al présente se halla en el monasterio de San Juan de la Penitencia... dos mil ducados si entrare en religion y si se casare otros mil mas. » Cinquième clause du testament dicté par don Garloa le 19 mai 1564. Arch. Sim. Test. y Cod. reaies, leg. 2.

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certains et précis, jusqu'à ce jour inexplorés, j'ai essayé de restituer cette physionomie sombre. Nous pouvons maintenant suivre dans sa vie destinée à être si courte ce prince qui, victime d'une maladie héréditaire, ne peut être responsable devant l'histoire de ses malheurs et de ses faiblesses.

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