Mémorial de D. Martin de Guzman. Arch. Sim. Est
qu'avec une certaine liésilation. Cependant, non seulement le duc d'Albe avait appris officiellement cette nouvelle à Martin de Guzman, ambassadeur de la Cour Impériale à Madrid*, mais encore ce dernier avait pu aisément par ses propres yeux se convaincre de la vérité. Quoi qu'il en soit, dans le courant de décembre
1561, don Carlos ayant éprouvé un léger soulagement. Martin de Guzman en informa aussitôt l'Empereur. Ferdinand ne perdit point de temps, et, le 14 janvier
1562, il écrivait à Philippe II : « Notre-Seigneur ayant bien voulu délivrer le prince mon neveu de la fièvre quarte, il me semble que l'instant est opportun pour parler de nouveau de son mariage avec la princesse Anne, ma petite-fille. J'en écris à Martin de Guzman, qui s'en expliquera plus particulièrement avec Votre Altesse^. Pour ma part, je vous l'affirme, si je connaissais un mariage plus avantageux pour le prince et pour notre maison, je ne parlerais pas de celui-ci ^. » Ce dernier trait, un peu naïf, ne satisfit pas encore l'Empereur : il voulut avoir une conversation avec le comte de Luna. Il commença par
1. «... Lo que sobresto habia escrito (Philippe II) y mandado ii docir à Martin de Guzman por cl duque de Al va. » Dépêches du comte de Luna, 19 janvier 1562. Ibid.