‹ Don Carlos et Philippe II (volume 2)Chapitre 59 sur 156 · CHAPITRE XIII. 4o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. 4o

OU moins considérables ('). Mais là aussi, les hommes de finance se défiaient du prince ; ils savaient que, s'il empruntait souvent, il ne rendait jamais. Osorio et Cuadra eurent un médiocre succès dans leurs négociations : quelques milliers de ducats furent tout ce qu'ils parvinrent à recueillir (-).

Il en fallait six cent mille Q à don Carlos, selon les

(') Les voyages d'Osorio sont constatés par les deux articles suivants d'un compte de Juan Martinez de la Cuadra qu'on trouve dans la liasse inondes Contadurias générales, aux Archives de Simancas ;

u A Garci Alvares Osorio, trescientos ducados que, por carta de Su « Alteza firmada de su nombre, le diô en Médina del Campo, à buena « cuenta de lo que oviese de gastar en las postas y otras cosas que « oviese menester en ir desde Médina del Campo â Benamexî, en busca « de Diego Bernuy, y à otras partes donde iba por ôrden de Su Alteza, « y volverâ Madrid....

« Al dicho Osorio oiros cien cincuenta ducados mas, â buena cuenta » que Su Alteza mandô de palabra al dicho Cuadra enviase a la ciudad » de Toledo al dicho Osorio, para que volviese â Sevilla, donde Su Alteza » le mandava ir à cosas de su servicio.... »

. A la marge du premier de ces articles, est la note que nous allons transcrire : « Carta missiva de S. A. firmada de su nombre en 31 de « otubre de 1.567, para queel dicho Cuadra eulregasse à Osorio eldinero « que oviese menester para sus postas y su camino de ida y vuelta de « cierto viage que le mandava hacer.... »

On apprend, par cette note, que, dès le mois d'octobre, don Carlos s'occupait de ramasser de l'argent.

Quant à Juan Martinez de la Cuadra, la lettre de don Carlos a Osorio, du 1" décembre 1567. que Vandkr Ha.mmen a publiée dans Don Juan de Auslria, Madrid, 1627, in-i», fol. 39, fait voir qu'il fui aussi employé dans ces négociations.

(^) Lettre citée du 1er décembre io67.

(') Dans la lettre du l^' décembre, on lit : « Aviéodose hecho aquella « cuenta de lo que forçozamente he menester para cumplir lo que tengo « ordenado, parece que llegan a 60i),000 ducados [en chiffres); « et, quelques lignes plus bas : « Aveis de tener entendido que no solo aveis « de procurar de aver los dichos cien mil ducados [en (onlcs lettres). «

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calculs qu'il avait faits. Il donna l'ordre à Osorio de se rendre à Séville, pour y tenter de nouvelles démarches. Il lui remit douze lettres de créance en blanc, signées de sa main : Osorio devait s'en servir selon les indications que lui fourniraient le comte de Gelves et Juan JVufïez de Illescas. Il lui recommanda d'agir avec secret et circonspection, et de réclamer le même secret des personnes avec lesquelles il traiterait ('). 11 lui prescrivit enfin de stipuler des termes de remboursement aussi longs que possible (-).

Les lettres de créance qu'il lui transmis étaient de la teneur suivante : « Garci Alvarez Osorio, aide u de ma chambre, qui vous délivrera celle-ci, vous c( demandera, de ma part, le prêt d'une certaine « somme d'argent pour une nécessité impérieuse et « très-urgente. Je vous prie et charge beaucoup d'y u satisfaire : outre que vous remplirez ainsi votre « devoir de vassal, vous me ferez un grand plaisir. « En ce qui louche le remboursement, je m'en rapcc porte audit Osorio. Je ratifie d'avance ce dont il c( conviendra avec vous f ). »

L'un ou l'autre de ces deux passages renferme une erreur d'impression, et c'est vraisemblablement le second.

(') « .... No solo aveis de procurer de aver.... todo lo mas que sea « possible, cou el secrelo y decencia que ser pueda, encargàndolo assi u à los conquien lo tratâredes.... »

(^) Lettre citée du ]•"■ décembre 1567.

(') « Garci Alvares Osorio, ayuda de mi càmara, que esta os darâ, os 0 hablarà y pedirâ de mi parte cierla cantidad de dinero prestado, para » una necesidad forçosa y urgentissima. Os ruego y encargorautho que (• lo hagais : que allendo que corrcspondereis con la obligaciou de vas- « sallo, me bareis mucbo plazer. Y en lo que toca à la paga, me remito

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